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Le hasard et la nécessité en droit constitutionnel
Wafeu Toko Patrick
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782343122281
La controverse relative à la place du hasard et de la nécessité dans le développement du droit constitutionnel est à la fois ancienne et récente. Ancienne, ses prémisses remontent aux réflexions doctrinales de la fin du XlXeme et du début du XXème siècle à travers les écrits fondateurs de Max Weber notamment au sujet de la théorie des conséquences imprévues, les opinions précurseurs de Léon Duguit liées au réalisme juridique et à la place des sciences sociales dans l'enseignement du droit et aux analyses inédites de Georges Burdeau dont la dialectique de l'ordre et du mouvement dans la formation du droit constitutionnel est désormais classique. Récemment, à la faveur d'un article pionnier du doyen Vedel relatif aux rétrofictions, les termes du débat, le hasard et la nécessité, ont été soumis à une rude critique mettant en évidence leur caractère réducteur dans la compréhension intime du droit constitutionnel. Avant d'être une technique au service du gouvernement des hommes et de l'administration des choses, le droit constitutionnel est d'abord une science sociale. La redécouverte des sentiments moraux a révélé à nouveaux frais au travers des contradictions internes à la lutte pour la reconnaissance l'importance décisive de la liberté dans le dépassement de la dualité réductrice des forces créatrices du droit constitutionnel.
La question du statut enseignant est incontournable dans l'étude des politiques de gestion du personnel des universités publiques. Héritiers du droit français, les droits africains n'en sont pas moins constamment sollicités par le dynamisme des universitaires africains en quête de nouvelles modalités de réhabilitation sociale et économique face à leur déclassement matériel. Cette réhabilitation passe par la banalisation risquée des cumuls de fonctions et de rémunérations. Les politiques se construisent aussi à l'épreuve de la jurisprudence et de la doctrine même si les voies non juridictionnelles de règlement des litiges sont sollicitées. Enfin, elles s'inscrivent dans un espace multi-niveaux dominé par les jurys nationaux, interafricains, internationaux, les réseaux ou associations scientifiques et les normes juridiques internationales qui prennent en charge la carrière et la condition des universitaires. Toutefois, le triomphe du référentiel global du marché interroge l'efficacité des universités publiques confrontées à la fuite des cerveaux et la faible attractivité académique des statuts enseignants. Le défi - politique ? - est de concilier l'intérêt d'un corps déclassé avec celui des étudiants en quête d'insertion professionnelle, et de réconcilier les exigences corporatistes de la reproduction des champs disciplinaires respectifs avec les sollicitations méthodologiques d'un environnement de plus en plus complexe. Se dessine ainsi la figure néolibérale de l'entrepreneur universitaire appelé à une modulation des diverses misions du métier d'enseignant dans le cadre plus souple d'un statut sans cesse réinventé.
Coulibaly Sirabana ; Wafeu Toko Patrick ; Kakule L
Au sommaire de ce numéro : Enjeux et dynamique discursive des acteurs dans la crise au FPI de Sirabana COULIBALY, La revanche du peuple dans le constitutionnalisme africain de Patrick WAFEU TOKO, Rationalité et politique en République Démocratique du Congo à l'école d'Eric WEIL de Jean-Claude KAKULE LYAMAHESAN, Intersubjectivité globalisée et politique migratoire. De l'aventure du migrant à la mésaventure de l'immigré africain deJoseph TEGUEZEM et Lyonel Faustin NGOUNOU et République démocratique du Congo : vers la démocratie et la sécurité (2004-2007) de Galina SIDOROVA.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.