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Revue de l'Institut de sociologie 2016 : Retour sur Pierre Bourdieu et hommage à Henri Janne
Javeau Claude ; Wacquant Loïc
LETTRE VOLEE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782873175320
Retour sur Pierre Bourdieu. Loïc Wacquant Brève généalogie et anatomie de l'habitus - Loïc Wacquant Quatre principes transversaux pour mettre Bourdieu au travail - Loïc Wacquant et Aksu Akçaoglu Pratique et pouvoir symbolique chez Bourdieu vu de Berkeley. Hommage à Henri Janne. Claude Javeau Présentation - Anne Van Haecht Hommage à Henri Janne - Claude Javeau Sur la mort d'Henri Janne. Tombeau pour le prince de Sérendip - Henri Janne : un bref florilège : Le relationnel est vecteur de force sociale. Théorie de la force sociale - Les sociétés en changement - Communications de masse. Mutation intellectuelle et culturelle - Personnalité humaine et culture - Crise de l'université - Critique de la démocratie - Opinion et démocratie. Varia. Simon Lafontaine Quid de l'habitus ? Réflexions en compagnie de Pierre Bourdieu et d'Edmund Husserl - Jean-Français Orianne et Etienne Lohay Comment les chiens travaillent-ils ? Le cas des chiens détecteurs d'explosifs - Claude Javeau La "common decency" est-elle réactionnaire ?
Résumé : Les hommes se livrent à un bricolage toujours recommencé pour produire et reproduire ce que l'on a coutume d'appeler la société. Pour ce faire, ils utilisent les ressources que leur apporte cette même société, au gré des circonstances et de leurs intentions. Celles-ci ne sont pas nécessairement marquées du sceau de la rationalité. Les passions entraînent les hommes davantage que la raison. Les myriades d'interactions, relevant autant du pathos que du logos, qui engendrent l'ordre du social (qui n'est en réalité qu'un désordre) se déroulent dans le temps. La structuration désigne avant tout un ensemble de phénomènes temporels, que les individus ne contrôlent qu'imparfaitement, en dépit de leurs efforts pour institutionnaliser et ritualiser leurs relations dans les diverses sphères du monde vécu. Les hommes, pour reprendre la célèbre formule de Marx, font l'histoire, mais ne savent quelle histoire ils font. Constatant les irrationalités et les passions constitutives du social, est-il possible d'en produire un discours scientifique, appelé communément sociologie ? C'est la question à laquelle il est tenté de répondre à l'issue de cette exploration des multiples facettes du bricolage humain.
Le football, première religion mondiale, se présente de manière aliénante à ses fidèles comme un spectacle universalisé, qui occulte pour eux toutes les coulisses d'un sport dans lesquelles fleurissent dopage, corruption et magouilles diverses, en résonance avec le désordre capitaliste de l'économie néo-libérale. D'origine belge, l'auteur prend pour illustration la participation de l'équipe nationale de son pays à la récente Coupe du monde pour mettre en évidence cette occultation et l'intervention du football pour promouvoir au sein des masses sidérées l'"état crépusculaire" de l'humanité.
Résumé : Ni déviation ni aberration, la trahison est un mode régulier de relation sociale. Elle n'est aussi souvent qu'une question de point de vue : le traître d'ici est le héros de là-bas, et le mensonge peut-être pieux. Il est des cas où elle est recommandable, d'autres où elle est répréhensible. L'auteur passe en revue quelques figures canoniques de la trahison, du lapsus au plagiat, en passant par l'adultère, l'imposture, la traduction et quelques autres, dans une perspective qui allie le traité de morale à l'exploration psychologique et anthropologique, en recourant à de nombreuses illustrations littéraires.
Cet ouvrage est destiné à la fois aux étudiants du premier cycle de l'enseignement supérieur et aux amateurs éclairés qui souhaitent se familiariser avec une discipline scientifique qui joue un rôle de premier plan dans la "vision du monde" contemporaine. Il se présente sous la forme d'un manuel et entend explorer de manière méthodique les fondements épistémologiques et méthodologiques de la sociologie, les principales techniques utilisées par les sociologues, ainsi que quelques thématiques de base, telles que les systèmes sociaux, les rapports sociaux, les relations interindividuelles et les modes de régulation du social. Si l'auteur ne cache pas le parti qu'il prend pour une sociologie de type interactionniste et compréhensive, dans la lignée de Weber, Simmel et Schütz, il s'efforce cependant de proposer une vision pluraliste de sa discipline, dans la perspective d'une initiation aux enjeux et débats actuels que suscite la vie en commun. Cette nouvelle édition d'un ouvrage largement diffusé dans les pays de langue française a fait l'objet, au-delà d'aménagements plus ou moins circonstanciels, d'une refonte en profondeur.
Rares sont ceux qui ont mis autant de soin qu'Henri Michaux à s'effacer de la vie publique, à disparaître du quotidien. Lui qui n'était que mouvement refusait qu'on puisse le voir réduit à une silhouette figée ; lui qui disait "Je peins et j'écris pour me trouver" s'insurgeait qu'on essaie de traquer son image, de la lui dérober, de l'exhiber ensuite. Très tôt, il s'est mis à l'écart et, refusant la preuve et la trace, il s'est estompé : "Quand vous me verrez, allez, ce n'est pas moi." Il s'est pourtant attaché à la reconquête de lui-même par les mots et par les traits, de sorte que, comme l'a dit Asger Jorn : "Autant il s'efface dans son entourage, autant il se déploie souverainement dans ses oeuvres." Cet ouvrage qui accompagne et prolonge l'exposition "Henri Michaux. Face à face", présentée à la Biblioteca Wittockiana à Bruxelles puis au centre Wallonie-Bruxelles de Paris, fait apparaître ce que disent les textes d'Henri Michaux sur la peinture, la sienne et celle des autres (de Klee à Zao Wou-Ki, de Matta à Magritte), et ce qu'ils disent face à la peinture (dans des livres illustrés qui sont de vrais livres de dialogues). Il montre aussi une série de portraits tracés rageusement ou tendrement, dans la saisie rapide ou la contemplation et qui sont peut-être un immense et fascinant autoportrait...