Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
1884. Une année française
Wackenheim Vincent
PLEIN JOUR
19,00 €
Épuisé
EAN :9782370670601
On serait tenté de dire que 1884 fut une année ordinaire. On y parle des étrangers qui travaillent à bas coûts et concurrencent nos produits. On invente des mots pour les gens à la mode qui sont forcément "pschutt" ou "vlan". Le choléra venu de Chine frappe à Toulon, passe à Marseille et monte vers Paris. La province se méfie de la capitale, le commerce périclite. La France s'installe au Tonkin, rêve de reconquérir l'Alsace-Lorraine. On s'apprête à autoriser le divorce, on affirme la République, et naissent les bases d'un pays moderne. Mois après mois, Vincent Wackenheim raconte cette année française, dont il suit l'actualité à travers la presse, à l'époque pléthorique, les correspondances, les romans, les spectacles, ne négligeant aucun fait, du plus ténu au plus important, de la mode à l'éducation des filles, de la cuisine aux impôts. Son récit reconstitue avec naturel et précision ce qu'un individu vivant en 1884 sait de son temps. Il fait revivre une époque et met au jour la pérennité des débats, du caractère, des moeurs de la France.
Bien sûr, on songe inévitablement à la première expérience sexuelle, mais qu'en est-il des inventeurs, des explorateurs et autres aventuriers de tous genres? Ne sont-ils pas des spécialistes des premières fois? Dans un genre différent, saviez-vous qu'A la recherche de temps perdu était un manuel des premières fois? A la fin du volume, quelques pages blanches où chaque lecteur pourra inscrire sa propre "litanie des premières fois". Plein de fantaisie et d'humour, ce Petit éloge vous fera rire aux larmes!
Résumé : Rassemblant 104 Danses macabres dites "modernes", souvent peu connues, dans un ensemble commenté de quelque l000 images et focus thématiques, l'ouvrage de Vincent Wackenheim témoigne de la vitalité et de la pérennité d'une forme graphique apparue h la fin du Moyen Age sur les murs des églises et dans les cimetières d'Europe. Ces inquiétantes farandoles de squelettes où chacun est entraîné dans la mort n'eurent de cesse d'être revisitées, dès la fin du XVIII' siècle, par des artistes de toutes nationalités, adoptant les techniques de reproduction de leur temps et inspirés parles courants esthétiques du moment. S'emparant de cette écriture codifiée devenue souterraine, ceux-ci s'écartèrent du modèle religieux pour rejoindre les préoccupations de l'histoire, et produire des oeuvres de grandes qualités graphiques. A côté des figures traditionnelles ? l'avare, le séducteur, le tricheur, la jeune fille amoureuse - émergent alors des thèmes originaux : le suicide, le duel, la guerre, le jeu, les barricades... dessinant le nouveau catalogue illustré des inquiétudes et des passions des temps modernes.
Mondialisation oblige, l'heure est aux économies, même pour un fabriquant de coucous traditionnels, dont le Responsable Production Qualité va se trouver pris par l'impérieuse obligation de réduire en un mois les coûts de fabrication des coucous dont il a la charge. La chasse au gras est donc ouverte. Le fait que, dans le même temps, il occupe un emploi occasionnel de concierge dans son propre immeuble, rue Vaneau, entre Paludes, d'André Gide, et Pintades, de René Ehni, est le fruit du simple hasard. L'affaire ne pourrait être qu'une farce, mais on ne joue pas impunément avec le destin, le sien et celui des autres, même dans le 7ème arrondissement. Et si vouloir réduire les coûts de fabrication du plus noir des volatiles va vite se révéler une mauvaise quête, on verra notre Responsable Production Qualité endosser insidieusement les traits immémoriaux du concierge, pour devenir un méchant homme. La morale y trouvera son compte, la lecture du courrier d'autrui et l'espionnage poussés au rang d'arts majeurs ne pouvant demeurer pratiques impunies. Le piège se ferme, ça se termine assez mal, le sang coulera. Quant au coucou, il vole toujours.
Résumé : On l'oublie trop souvent : il existe aussi une immigration heureuse, des gens qui ont choisi de vivre en France pour une image qu'ils avaient d'elle avant de la connaître ou pour le plaisir qu'ils y ont trouvé quand, par hasard, ils s'y sont arrêtés. Isabelle Viéville-Degeorges a rencontré ces amoureux de la France, parfois déçus, parfois interloqués, toujours passionnés par ce pays dont ils observent les particularités dans tous les domaines : relations hommes-femmes, travail, administration, éducation, cuisine, manière d'être? Venus de toutes les parties du monde, ayant fait ou refait leur existence ici, ils ont aiguisé leur regard, ont transformé l'intuition qui les a poussés vers ce pays en connaissance intime. Ils dressent de la France, vue à la fois de l'extérieur et de l'intérieur, un portrait saisissant, dont Isabelle Viéville-Degeorges fait une sorte de Lettres persanes éclatées en de multiples personnages, où ce que nous connaissons de trop près pour le voir encore se trouve rafraîchi et comme redevenu un sujet d'étonnement. Elle nous rappelle ainsi, au cas où nous l'aurions oublié, ce que nous sommes, avec nos défauts, nos ridicules ou nos grandeurs, mais aussi, et d'abord, notre profonde originalité.
Résumé : L'euthanasie n'est pas qu'un sujet de conversation. Elle est aussi, désormais, une réalité pour beaucoup de militants, de médecins et de malades que les progrès de la médecine jettent, paradoxalement, dans des situations toujours plus douloureuses. Passant de la théorie à la pratique, Paulina Dalmayer explore cet univers méconnu, consciente que, parmi tous ceux qui, comme elle, veulent promouvoir la "mort dans la dignité", très peu savent ce que ces mots recouvrent concrètement. Comment accepte-t-on, quand on est médecin, d'aider à mourir au lieu de soigner ? Quelles convictions animent les militants qui, souvent, tiennent la main, jusqu'au bout, de ceux qui ont franchi le pas ? Comment vit-on l'approche de sa mort quand on en a fixé la date et l'heure ? Avec distance et humour, loin de tout esprit partisan, Paulina Dalmayer apporte des réponses qui sont autant de récits bouleversants ou étrangement cocasses, d'histoires venues d'un monde parallèle, peuplé de personnages hauts en couleur. Débouchant sur le tragique, elle achève son voyage dans un de ces lieux où la mort est censée être douce, en Suisse, quand une femme accepte qu'elle reste auprès d'elle à l'instant décisif pour porter témoignage. Entre-temps, après avoir complété ce tour d'horizon par des rencontres avec des hommes politiques comme jean Leonetti et Alain Claeys, ou des personnalités comme Alain Finkielkraut et Boris Razon, elle aura dressé le tableau le plus exhaustif qui ait été établi à ce jour sur le sujet, dans une enquête que son talent d'écrivain a su transformer en une passionnante plongée au coeur de la condition humaine, dont elle sait montrer avec force la précarité aussi bien que la grandeur.
Résumé : Un jour, leur patron est parti avec la caisse. Depuis, Lin Mei et ses collègues du petit salon de beauté tiennent les lieux, mangent et dorment sur place, décidées à rester coûte que coûte. Et si elles continuent à soigner les ongles et les cheveux, désormais elles s'occupent aussi d'elles-mêmes, de leurs droits, de la reconnaissance de leur travail et de leur dignité. Mouvement social d'une forme inédite, mené à sept, sans personne en face, leur lutte est une parade où défilent la fierté et la beauté de ces vies précaires, abandonnées, qui peuplent nos villes sans qu'on les voie. Comment, parti de Chine ou d'Afrique de l'Ouest avec l'espoir d'un meilleur destin, se retrouve-t-on dans un pays étranger, sans autre bien qu'un ventilateur pour sécher les ongles ou une paire de ciseaux ? Sylvain Pattieu, pour trouver des réponses, a tenu sur plusieurs mois la chronique de ce microcosme chaotique, de cette petite boutique effervescente qui concentre les failles et les espoirs du monde contemporain. En mettant son art de romancier au service du réel, il en a tiré une comédie sociale endiablée, où la nostalgie et la colère n'atténuent pas la vivacité d'une parole inlassable, vive, moqueuse, dont il fait la voix même de notre époque.
Résumé : Avec la découverte de l'Amérique naît la figure du sauvage. Pendant des siècles, elle va nourrir l'imaginaire occidental. Jean Talon nous raconte les rencontres vraies les plus surprenantes entre les voyageurs, explorateurs ou ethnographes et des populations encore intouchées par ce qu'on appelle la civilisation. Des rencontres pleines de farces et de malentendus réciproques, de la conquête espagnole de l'Amérique à Darwin, jusqu'au tourisme contemporain où l'on met en scène des populations censées être restées authentiques, qui jouent des scènes de leur vie traditionnelle sous les flashes des appareils photo. Directeur de collection aux éditions Quodlibet, rédacteur en chef de la revue Il Semplice, membre de l'Oulipo italien, Jean Talon est aussi traducteur de Georges Perec et Henri Michaux. Explorateurs, touristes et autres sauvages est son premier livre traduit en français.