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Arthur dans le Roman de Brut
Wace Robert
KLINCKSIECK
15,80 €
Épuisé
EAN :9782252034019
Le Roman de Brut est l'adaptation en vers français par un clerc normand nommé Wace de l'Historia (1137) de Geoffroi de Monmouth. Il présente un tableau complet de l'histoire de Bretagne, à partir du siège de Troie jusqu'à la fin du vue siècle, et cite les noms (historiques ou fantaisistes) de la plupart des rois qui ont régné pendant cette longue période. Malgré cette énumération, l'intérêt est sauvegardé grâce à l'habitude qu'avait Wace, suivant en cela Geoffroi, de développer certaines parties à des intervalles soigneusement choisis. Ainsi quatre mille vers sur les quinze mille que compte le roman sont consacrés à la partie arthurienne donnée ici. L'essentiel consiste en un portrait du roi Arthur le dépeignant comme le roi idéal, égal de Charlemagne et d'Alexandre. Ce caractère donné par Geoffroi et Wace à Arthur a survécu bien au-delà du XIIe siècle et a pénétré aux siècles suivants non seulement dans les textes littéraires de différents pays, mais même dans l'organisation de la vie sociale des pays scandinaves.
Wace Robert ; Laurent Françoise ; Le Saux François
Le présent volume offre une nouvelle édition de trois textes hagiographiques que le clerc normand Wace composa vraisemblablement entre 1135 et 1150, et leur première traduction en français moderne. Quelques années avant son Roman de Brut, inspiré de l'Historia Regum Britanniae, qui, dès 1155, introduisit la figure du roi Arthur, et son Roman de Rou, qui retrace l'histoire des ducs de Normandie, Wace exploite les potentialités narratives du genre hagiographique en adaptant en langue vernaculaire romane des oeuvres représentatives des trois grands modèles fixés par la tradition latine (la passio, la vita et les miracula). Avec sa Vie de sainte Marguerite, sa Vie de saint Nicolas et sa Conception Nostre Dame, premier texte français consacré à la vie de la Vierge, il s'inscrit dans le vaste mouvement de translatio studii, qui fut l'une des grandes réussites culturelles de l'espace anglo-normand, où la production des vies de saints fit partie intégrante de la Renaissance du XIIe siècle.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.