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Les plateformes de travail numériques. Polygraphie d'un nouveau modèle organisationnel
Vultur Mircea
HERMANN
22,10 €
Épuisé
EAN :9791037030177
Au cours des dix à quinze dernières années, les plateformes de travail numériques se sont fortement développées dans différents secteurs d'activité, comme le transport de personnes et la livraison de repas, ou sous forme d'une multitude de microtâches réalisées en ligne. Des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses se retrouvent actuellement dans cette nouvelle gig economy. Quelle est l'importance des plateformes numériques et quelle est leur signification pour le monde du travail ? Menacent-elles de supplanter les relations d'emploi traditionnelles fondées sur des contrats légalement réglementés ? Sont-elles compatibles avec les promesses d'autonomie et de liberté qui constituent leur image de marque ? Quelle est la situation vécue par les travailleurs et les travailleuses des plateformes ? Cet ouvrage tente de répondre à ces interrogations selon une perspective à la fois internationale et multidisciplinaire. Sociologues, économistes et juristes, spécialistes de la question, dressent un portrait saisissant de l'économie des plateformes numériques, analysent les effets de leur développement sur les manières de vivre le travail et soulèvent des nouveaux questionnements en enjeux sociaux pour l'action publique.
Ce livre est une comparaison entre La recherche du temps perdu de Marcel Proust et La Mort de Virgile de Hermann Broch. Le point de départ est la question du temps et de la remémoration, qui sont les dimensions fondamentales de la structure et du monde imaginaire que nous proposent ces deux romans. Contrairement au structuralisme qui voit le texte comme une entité fermée sur elle-même, l'auteur partage la perspective de Paul Ricoeur, pour qui le texte déploie un monde, en nous proposant " une expérience fictive du temps ". Si la comparaison suppose une lecture " en frontalier ", l'intervalle entre les deux œuvres sera aboli, afin de retrouver une structure commune qui correspond à un modèle de complexité. Le livre de Loana Vultur, écrit Antoine Compagnon, ne relève pas de l'histoire littéraire mais de l'herméneutique comparatiste, au meilleur sens de la discipline.
Ce livre propose une lecture interdisciplinaire de la question du travail des jeunes au Québec et au Canada et dresse un tableau saisissant de leur situation sur le marché de l'emploi. Combinant plusieurs approches analytiques, l'ouvrage réunit des travaux originaux produits par des chercheurs et des chercheuses de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec qui permettent de mieux comprendre la complexité du rapport des nouvelles générations au monde du travail, en ce début de xxie siècle. L'ouvrage brosse d'abord un portrait général et aborde ensuite des angles plus particuliers. Les analyses portent sur la situation des jeunes dans certains secteurs émergents de l'économie contemporaine (le numérique, l'environnement, l'entrepreneuriat, l'économie sociale) et sur diverses catégories de jeunes (parents-étudiants, réfugiés, immigrants), confrontés à la métamorphose actuelle du monde du travail. Outil de référence pour les chercheurs et chercheuses qui s'intéressent aux jeunes, aide à la réflexion pour les responsables d'élaboration des politiques, ce livre soulève de nouveaux questionnements pour la recherche et met en relief des enjeux sociaux inédits pour l'action publique.
Ce numéro spécial de Critique instruit le dossier historique de l'herméneutique (des herméneutiques ?) et présente les démarches qui aujourd'hui s'en réclament. Ses contributeurs, venus de plusieurs horizons, reviennent sur les figures les plus importantes de l'herméneutique au XXe siècle pour rendre compte de leur présence persistante dans notre paysage intellectuel et ils décrivent les voies actuelles de l'herméneutique en philosophie, en histoire, ainsi que dans le domaine de la littérature et des arts visuels. De la peinture au cinéma, nous assistons en effet à une prise en compte renouvelée de la signification des oeuvres et des mondes qu'elles créent : l'herméneutique, en tant que théorie des mondes de sens, y acquiert une nouvelle actualité. On peut d'autant moins l'enfermer dans le cadre d'une discipline ou d'une doctrine qu'elle entre désormais en dialogue avec plusieurs disciplines et courants philosophiques. Plutôt qu'une théorie, elle est une façon d'aborder non seulement les faits littéraires, artistiques et culturels, mais notre rapport même au monde. Elle chemine de la théorie vers la pratique, des oeuvres vers la vie. Nous ne saurions dire adieu à la question du sens ; ni, donc, à l'herméneutique.
Au cours des dernières décennies, de nombreux changements économiques, politiques et culturels ont bouleversé la nature du travail, la manière de l'organiser ainsi que la relation d'emploi. Ces transformations nécessitent de revoir, de critiquer et d'actualiser les principaux concepts à partir desquels la sociologie analyse le monde du travail. Dans cet ouvrage, les concepts revisités sont les suivants : salariat, précarité, informalité, conflit, contrôle et organisation du travail, qualification et compétence, rapport au travail, parcours professionnel, insertion professionnelle, temporalités. Chacun des concepts retenus est analysé selon une perspective critique, qui consiste à remettre en question les assises théoriques et empiriques de ceux-ci, et une perspective analytique, qui vise à arrimer ces concepts fondamentaux aux nouvelles réalités du monde du travail.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.