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Incontrolable. Suivi de O
Voznessenski Andreï ; Robel Léon
GALLIMARD
14,70 €
Épuisé
EAN :9782070214051
Dix ans après Skrymtymnym, voici un nouveau recueil de Voznessenski. Le poète vient d'avoir cinquante ans. Le siècle vient d'arriver à 17 ans de son terme, au point symétrique de la Révolution de 1917 qui donna naissance à l'U. R. S. S. Voici venu le temps de l'évaluation critique, le moment de vérité. "Incontrôlable" en apparaît comme le mot ou la devise. Le poète, poussé par la force de son propre chant et par l'exigence sociale, ne mène plus seulement un combat pour la modernité et l'ouverture au monde, il défend la souveraineté de la poésie ; il trace la voie d'une interrogation profonde sur le monde où il vit. Il le fait sans rien renoncer de sa jeunesse, de la vivacité de l'invention verbale ou métaphorique ni de la corrosivité de son humour. Et sa jeunesse, la voici qui revit pour nous dans "J'ai quatorze ans", prose consacrée avec ferveur à Pasternak. Avec "0", Voznessenski se confirme un maître de la "prose en poésie" : fantaisie débridée, portraits fulgurants (Moore, Picasso, Chostakovitch, Khrouchtchev, les critiques-vampires...), émotion retenue, épanchements lyriques, ironie cinglante, gravité sont les ingrédients de cette composition éblouissante, fermement structurée par l'architecte qu'il fut ; les mots dont l'initiale est un "0", les objets circulaires, les trous noirs et blancs sont les maillons de la chaîne, les catalyseurs de la mémoire et des métamorphoses. Une manière nouvelle et inattendue de se confesser et de dire ce qui nous tourmente et nous réjouit. Une manière audacieuse d'affirmer que la culture russe d'aujourd'hui n'est pas retranchée, mais participe vigoureusement au mouvement culturel de ce temps". Léon Robel.
Andreï Voznessenski parle en poète des problèmes contemporains les plus brûlants, de ceux qui remuent partout les consciences. Et en parler en poète, c'est pour lui à chaque fois inventer des formes nouvelles d'expression. Sa jeunesse est dans l'audace du renouvellement et c'est pourquoi les jeunes le comprennent si bien. Voici en français une traduction qui tente de restituer toute la richesse de l'oeuvre de Voznessenski en un recueil composé avec le poète lui-même et comprenant surtout des oeuvres récentes.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Poésie lyrique - Poèmes narratifs - Prose - Essais autobiographiques - Le Docteur Jivago. Traduit du russe par Michel Aucouturier, Hélène Chatelain, Jean Durin, Gilles Gache, Benjamin Goriely, Hélène Henry, Jean-Claude Lanne, Anne Laurent, Françoise Lesourd, Martine Loridon, Ève Malleret, André Markowicz, Louis Martinez, Catherine Perrel, Valérie Posener, Jacqueline de Proyart, Andrée Robel, Satho Tchimichkian, Vardan Tchimichkian, Alain Thevenard, Laure Spindler-Troubetzkoy et Hélène Zamoyska. Édition de Michel Aucouturier.
Ma patrie, c'est le langage" : cette formule de Jorge Semprún pourrait servir de titre à chacun des onze essais ici réunis. Extraits de trois recueils publiés aux alentours des années 2000 et qui constituent un univers de résonances, ces essais relèvent à la fois de l'étude linguistique - notamment entre le roumain et l'allemand -, de la réflexion poétique - sur le pouvoir des mots, qui peuvent surgir quand on s'y attend le moins - et du témoignage historique d'une exilée politique. Les lecteurs de Herta Müller y découvriront un ton parfois très personnel, où le récit de la Roumanie des années Ceausescu s'appuie sur certains événements privés bouleversants. Mais ce recueil peut également se lire comme une formidable entrée dans l'oeuvre de la lauréate du prix Nobel de littérature, tant il présente en un seul ouvrage le terrible tableau d'une société servant de matériau à la romancière, le rapport au langage singulier de la poétesse découpant des mots dans le journal, et la pensée analytique fulgurante de la théoricienne.