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Souvenirs de la planète Terre
Voronca Ilarie ; Cavaillès Nicolas
ARFUYEN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782845903845
Souvenirs de la planète Terre, du grand écrivain roumain de langue française Ilarie Voronca, a été publié à Paris en 1945 et, étonnamment, n'a jamais été réédité. Roman pourtant prophétique dans son interrogation écologique sur le rapport entre l'homme et la planète : quelle y est notre juste place ? En sommes-nous maîtres ou serviteurs ? "Il se croyait effectivement un voyageur venu d'une planète ou de quelque univers inconnu et il tâchait de comprendre les êtres et les choses qu'il rencontrait. [...] Une chose lui semblait de plus en plus indiscutable : ces hommes n'étaient pas les maîtres de ces contrées. [...] Il est vrai que les hommes se comportaient entre eux et vis-à-vis des autres choses et êtres comme s'ils eussent été des maîtres ayant droit à une complète obéissance. [...] Mais, sous son oeil d'étranger, ces hommes ressemblaient plutôt aux membres de quelque fourmilière géante s'adonnant à un travail obstiné et aveugle". Le narrateur va interroger les plantes, les bêtes, les pierres, les machines... Pourquoi en avoir fait des ennemis ? Pourquoi l'homme en a-t-il si peur ? " Ceux qui exploitent l'homme avaient besoin de maintenir ces angoisses, comprend-il enfin, comme ils avaient besoin de maintenir les quartiers sordides, les taudis, la malpropreté, les salaires de famine, afin de pouvoir dire : "Vous voyez, il n'y a rien à faire. Nous ne pouvons pas lutter contre tout cela. Il vous faut vous résigner". Malgré ce message joyeux, plein de révolte et d'espoir, Voronca lui-même n'avait pourtant plus la force de lutter. Il se donnera la mort le 4 avril 1946.
Voronca Ilarie ; Vailland Roger ; Dauphin Christop
Je te dédie un hymne siècle de la médiocrité/ Dans les montagnes de l'Amérique nous ne chassons plus l'ours/ grizzly/ Nos bras ne saignent plus les forêts vierges/ Nous opérons nos rêves comme on opère des intestins/ Nous nous enfermons nous-mêmes dans la moisissure des bureaux/ Le matin les dactylographes embrassent leurs fiancées/ Elles ne les reverront qu'à l'heure nocturne/ Où elles feront l'amour sur des matelas de paille/ Mais dans l'air nos âmes se rencontrent/ Au-dessus des toits nous bâtissons un autre ciel de chair
Recueillis en 1933 par le père de l'ethnomusicologie Constantin Br ? iloiu, ces chants mortuaires sont l'un des témoignages les plus archaïques de la poésie et de la mythologie populaires roumaines. D'une fulgurante beauté et d'une grande simplicité, ces chants pénètrent le voyage du mort qu'ils guident, quitte à "tromper son âme" , pour l'amener vers la délivrance. Partie intégrante de la culture traditionnelle européenne, ces textes ont inspiré de nombreux artistes et intellectuels du XXe siècle, dont Pasolini et Roger Caillois. L'ouvrage est augmenté d'une préface de Dan Octavian Cepraga (professeur de langue et littérature roumaine à l'Université de Padoue, spécialiste de la poésie populaire) et d'une postface de Madeleine Leclerc (conservatrice au Musée d'ethnographie de Genève pour le patrimoine sonore). Découvrez les enregistrements sonores ici (collection Br ? iloiu du Musée d'ethnographie de Genève).
Résumé : "Se laisser pénétrer par le songe des choses, ne serait-ce pas découvrir le secret du bonheur ? Qu'est-ce donc que la félicité sinon la faculté d'adopter en quelque sorte l'individualité, les souvenirs de la chose que vous avez sous les yeux ? Voici une orange avec sa peau imprégnée de lueurs. Une fraîcheur nous vient dans la bouche, un parfum vous entoure et vous charme tout à coup. Quand la chair savoureuse écrasée entre les dents fait jaillir ses juteuses délices sur la langue et sur le palais, n'oubliez-vous pas (pour un instant au moins) vos soucis, vos préoccupations coutumières, ne faisons-nous pas un avec l'orange, n'orangeons-nous pas ? "
Sur scène, s'opère publiquement et en langues visibles le retournement du sens commun: en aucun lieu au monde nous ne venons autant désadhérer. Et quitter la cause humaine. Et voir l'animal parler.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "