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Le Vodou haïtien. Entre médecine, magie et religion
Vonarx Nicolas ; Massé Raymond
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753517592
En déplaçant dans le champ de la maladie un objet a priori religieux comme le vodou haïtien, l'auteur nous propose de mieux comprendre les interfaces qui existent entre la maladie, la médecine et la religion en Haïti. Au-delà de ses contributions ethnographiques sur la société haïtienne et sur un phénomène longtemps tenu mystérieux, la monographie qu'il nous offre sur le vodou, avance les grandes lignes d'une interpénétration du religieux et du médical qui s'observe dans de nombreuses sociétés. A partir d'une analyse du vodou qui ne cherche pas à exclure ses aspects religieux au bénéfice de ses aspects médicaux, mais qui met toutefois entre parenthèses son statut de religion afro-américaine, ce livre nous amène à voir du médical, du soin et une quête de santé, là où nous pensons trop rapidement qu'il s'agit d'abord de religion et de rituels religieux. En plus de fournir un état des lieux sur le vodou qui manquait véritablement dans la littérature, et en plus de nous faire voir les pratiques vodou comme elles se déroulent en Haïti, ce livre suggère de nouvelles recherches qui pourraient montrer qu'ailleurs la dimension religieuse de pratiques et de rituels seconde leurs dimensions préventive, curative et soignante. Visitant dans un premier temps les campagnes haïtiennes et devenant familiers du vodou, nous sommes finalement invités à nous interroger sur la façon dont la religion ou des formes de spiritualité peuvent cotoyer la maladie et des pratiques soignantes en Occident.
La médecine créole haïtienne est-elle perçue comme un résidu de la médecine savante antique ? Est-elle condamnée à disparaître dans les temps de la modernité et de l'hyper-modernité, comme dans la rencontre avec l'Occident et ses développements théoriques et pratiques sur le terrain de la santé et de la maladie ? La médecine créole haïtienne est un système de soins multiséculaire aux dimensions à la fois magique, symbolique, religieuse, mythologique, technique et rationnelle. Transmise de génération en génération, elle joue un rôle important dans la lutte contre la vulnérabilité des populations, notamment les couches sociales les plus modestes en milieux urbains et ruraux. Elle est écocentrique dans la mesure où ses praticien(ne)s doivent, dans le cadre de leur pratique des soins de santé, exploiter et utiliser de façon durable les ressources de la nature. Contrairement à la biomédecine, elle est une pratique de soins égalitaire puisqu'elle est accessible à toutes les classes sociales. Si les auteurs de ce livre n'ont pas totalement rendu justice à la complexité de la médecine créole, ils ont le mérite d'avoir présenté des figures thérapeutiques expertes sur le terrain de la santé en Haïti et d'avoir abordé des logiques, des conceptions et des pratiques qui se présentent dans l'espace familial et domestique des Haïtiens.
Au-delà des connaissances techniques et scientifiques, du savoir-faire professionnel, le soin est une relation entre corps, entre personnes, entre présences, dont la contribution à la guérison ou, du moins, à la participation à la vie est d'autant plus efficace qu'elle est authentique. Elle peut dans ce sens emprunter des voies étonnantes, non conformistes, fantaisistes, mais toujours dans la perspective d'une rencontre. Les oeuvres cinématographiques rappellent souvent cette vérité avec justesse et sensibilité. Elles sont, à cet égard, de véritables véhicules de savoirs et un merveilleux outil pédagogique. C'est à elles que cet ouvrage fait appel pour réfléchir sur la santé et la maladie, la souffrance et les soins, la médecine et les pratiques hospitalières, le corps et l'expérience vécue. Leurs leçons peuvent inspirer aussi bien l'enseignement et la pratique professionnelle que l'intelligence commune. Douze films au programme : Vol au-dessus d'un nid de coucou, American Beauty, Les êtres chers, Vénus noire, Elephant man, Hasta la vista, Knock, Hippocrate, La donation, Intouchables, Patch Adams et De plus belle.
Malgré la technicisation et la médicalisation del'accouchement, il demeure un événement naturel, ce quiexplique le succès de la pratique d'accouchement à domiciledes matrones dans les communautés où les centres dematernité sont rares. Le métier des matrones repose sur unegrande éthique des responsabilités: elles demandent, quandelles font face à des cas d'accouchement difficiles, d'emmenerla parturiente à l'hôpital, en remettant ainsi en question lalimite de leurs savoir-faire en matière d'accouchement. Enacceptant de composer avec la médecine biomédicale, lesmatrones montrent que leur pratique s'inscrit dans uneperspective d'évolution ou de transformation. Les rites quiponctuent le "pendant" et "l'après" de l'enfantement font decelui-ci un phénomène social et culturel porteur de sens pourla famille et la communauté. Ils représentent, dans unecertaine mesure, une alternative face à l'hégémonie desméthodes d'accouchement modernes. En se basant sur unedémarche "compréhensive", l'auteur a essayé de décrire etd'interpréter tes principaux rites qui sont mis en oeuvrependant et après la naissance de l'enfant. Le caractèretransversal des analyses est lié au fait que les rites denaissance sont "des faits sociaux totaux" qui font donc appel àplusieurs approches disciplinaires.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.