Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Montesquieu
VOLPILHAC-AUGER C.
SUP
44,00 €
Épuisé
EAN :9782840502302
Montesquieu a constamment surpris son public, chacun de ses livres renouvelant profondément son image, des Lettres persanes à L'Esprit des lois. Mais c'est avec la publication de ce dernier ouvrage (1748) qu'il devient le centre de polémiques passionnées, qui font bientôt de lui l'adversaire désigné des jésuites et surtout des jansénistes ; la critique le pique au vif, et ses dernières années sont consacrées en grande partie à répliquer à des attaques qui contribuent à la réputation philosophique de L'Esprit des lois. Il devient ainsi, au temps de l'Encyclopédie, le premier des philosophes, dont il ne sera pourtant jamais le chef de file. Sa mort en 1755 lui donne l'aura supplémentaire de celui qui fut toujours homme de bien et n'eut pour ennemis que les adversaires déclarés du genre humain. Mais la légende n'occulte jamais l'analyse, et L'Esprit des lois reste au centre d'études serrées, qui font désormais la part d'une ?uvre étonnamment diverse, Montesquieu apparaissant à la fois comme romancier, libertin, historien, sans que jamais soit contesté sérieusement son rôle fondateur dans l'élaboration de la pensée politique moderne.
Résumé : "Tout m'intéresse, tout m'étonne". Une inlassable curiosité, le goût du paradoxe et de la surprise, de la moquerie parfois, le souci de saisir "le tout ensemble" sans jamais négliger la nuance, la certitude que la philosophie - gage de liberté - doit être utile à l'humanité, ont donné à la vie de Montesquieu (1689-1755) l'élan d'un continuel renouvellement. S'écartant de la voie toute tracée qui s'offrait à lui, celle d'un notable respecté, il a fait scandale avec des Lettres persanes, choqué les prudes avec le licencieux Temple de Gnide, ébranlé les fondements de l'histoire avec ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, fondé les démocraties modernes avec L'Esprit des lois. Mais surtout, en faisant entendre la raison du coeur, il a ouvert un autre chemin : celui des Lumières.
Cette anthologie a pour ambition de revenir sur des textes du XVIIe siècle rapidement panthéonisés par l'histoire littéraire tout en faisant également découvrir aux lecteurs d'aujourd'hui des oeuvres moins connues. Des passages sélectionnés sont ainsi accompagnés d'une présentation contextuelle, d'un commentaire suivi et d'une clarification des notions critiques phares du cursus littéraire : ils permettront aux étudiants de se familiariser aussi bien avec le XVIIe siècle qu'avec la pratique de l'étude littéraire. Un double principe organise ce recueil : si la majorité des textes sont présentés de manière chronologique, afin de rendre compte de l'évolution historique de la littérature du xviie siècle, sont parfois privilégiés des regroupements en fonction d'une identité générique (les écrivains de moeurs par exemple) ou d'un questionnement (les liens entre science et littérature). En définitive, une telle anthologie postule que la littérature - tout aussi éloignée soit-elle dans le temps - a non seulement toujours quelque chose à nous dire mais qu'elle peut aussi nous aider à penser en nous offrant un miroir pour déchiffrer ce que nous sommes (devenus) aujourd'hui. Aude Volpilhac est agrégée de Lettres Modernes, docteure en langue et littérature françaises du xviie siècle, enseignante-chercheuse (UCLy, UR " Confluence, Sciences et Humanités ", EA 1598) et membre du jury de l'agrégation interne de Lettres Modernes.
Du XVIIe au XIXe siècle, le rôle de l'histoire est prééminent, grâce au statut qui fait d'elle, à l'égal de la tragédie, le genre noble par excellence, à valeur sinon édifiante, du moins instructive. Les historiens sont fortement conscients de cette fonction exemplaire, que la rhétorique doit pleinement servir. La vérité historique ne peut s'imposer dans toute sa force que si elle trouve une expression à sa mesure, une expression qui doit sonner juste. Dans cette perspective, faire entendre les voix " du passé, de la parole des grands acteurs au témoignage oral de plus humbles comparses, au sein du u récit historique, est un choix d'écriture qu'il faut interroger. Car s'il ne s'agit pas seulement pour l'historien d'orner son propos de formules mémorables, quelles sont ses visées ? Laisser place au témoignage censément authentique, apporter par la citation des preuves de vérité, ou théâtraliser les faits en mettant l'histoire en scène, s'affirmer comme écrivain, maître de tous les moyens techniques et littéraires de son art ? Les grands traités du XVIIe siècle sur l'histoire (La Mothe Le Vayer, Rapin), le genre des harangues, les biographies historiques, en vogue dès la fin de l'Ancien Régime, les histoires b de Saint-Simon, La Harpe, Balzac, Tocqueville ou Michelet illustrent diversement ces questions, qui rappellent aussi combien l'histoire avait alors à voir avec la littérature.
Mailly Louis de ; Volpilhac Aude ; Goy-Blanquet Do
Giafer, souverain de Serendip, veut parfaire l éducation de ses trois fils en leur faisant découvrir le monde. Chemin faisant, les princes rencontrent un chamelier, fort marri de la perte de l une de ses bêtes. Ils lui décrivent si bien l animal que le chamelier est convaincu d avoir affaire à des voleurs. Les trois frères sont alors conduits devant le roi Behram, qui découvre leur remarquables facultés d observation et de déduction. Séduit par ces jeunes philosophes, le roi finit par leur confier toutes sortes de missions plus ou moins magiques ou galantes, mais toujours délicates...Oubliés depuis le XVIIIème siècle ces contes n ont rien perdu de leur charme. Mais l identité de leur auteur, leur genèse et leur destin posthume recèlent encore bien des mystères. Dominique Goy-Blanquet, Marie-Anne paveau et Aude Volpilhac nous invitent à redécouvrir ici l uvre du chevalier de Mailly et à voyager avec elles en serendipité, de la Perse à l Italie, de l Angleterre de Walpole à la philosophie des sciences contemporaines, et d internet à l art de découvrir ce que l on ne cherche pas.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.