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Necron Tome 1
VOLINE MARC
CORNELIUS
17,50 €
Épuisé
EAN :9782915492200
A l'Institut de Recherches Histologiques, où l'on poursuit des études pour tenter de conserver les tissus humains après la mort, des cadavres disparaissent... La distante et très désirée Doctoresse Frieda Boher n'attire pas les soupçons. Pourtant chez elle, dans le plus grand secret, vêtue d'une combinaison outrageusement sexy, elle s'affaire à créer Necron, à l'aide des organes dérobés. Elle donne vie à cet esclave sexuel (et ménager) à l'appareil génital hypertrophié pour assouvir ses perversions macabres. Mais la créature s'avère moins contrôlable que prévu. Son penchant pour le cannibalisme, sa jalousie et sa petite cervelle provoque des dérapages qui obligent le duo à fuir... Sans passer par quatre chemins, Necron chatouille nos péchés mignons : violence et lubricité. C'est d'autant plus ironique que tout est gratuit. Repères : Ce premier tome, sur une série de 7, réunit, dans leur format original, les deux volets : "La faiseuse de monstres" et "La nef des lépreux".
Dans l'Italie des sixties, cinéma " giallo " et " fumetti neri " secouent le joug de la décence démocrate-chrétienne et élèvent le mauvais goût au rang d'art populaire. Usant au mieux du petit format et du noir et blanc économique des fascicules pour adultes, Roberto Raviola, alias Magnus, peuple ses bandes dessinées érotiques de personnages séduisants et malfaisants qui font passer pour de grands dadais stéroïdés les super-héros des " comics " américains. La scientifique Frieda Boher est nécrophile. Cette émule lubrique du bon docteur Frankenstein se bricole un amant parfait avec des morceaux de cadavres " premier choix ". C'est ainsi que naît sous son scalpel virtuose, le géant Necron, qui se révèlera un cannibale d'une sentimentalité pathétique. D'orgasmes séismiques en carnages homériques, la faiseuse de monstres et sa créature phallique, descendants dépravés de Mary Shelley, revisitent à grand fracas décors et thèmes de la littérature romantique. Alors que triomphent le bon goût et la morale publique, il était temps de ressusciter ce réjouissant avatar du roman gothique et d'enseigner aux petits lecteurs que si la nécrophilie est, comme le dit la doctoresse Boher, un mal qui ne pardonne pas, elle permet au moins de passer des moments bien sympathiques. Et mort au " politiquement correct " !
Lundi 1e mai. Plus de 500 grains par mètre cube ce matin. Alerte sanitaire de sa majesté. Le taux de pollen s'élève. Sentir les fleurs est mortel. La ville pleurait. 1607 et à la hausse. Des portes sont en train de s'ouvrir entre les espèces. 1999. Mardi 9 mai Bombe à éternuement.
Les Rêveurs sont très fiers de remettre dans la lumière cette bande dessinée américaine (1913-1944) restée longtemps oubliée en France. C'est donc à une nouvelle génération de lecteurs mais aussi aux passionnés de bande dessinée que sont proposés aujourd'hui de découvrir ou de redécouvrir les Sunday strips parus voici plus de 85 ans. Ce premier volume d'une collection de quatre, regroupe les strips de 1925 à 1929. Dans le comté de Coconino, retrouvez les aventures de Krazy Kat, Ignatz Mouse, du Sergent Pupp et d'une brique qui ont ravi des générations d'Américains. Sous une histoire très simple d'apparence, chaque planche du dimanche explose par une mise en page inventive, un langage complexe mêlant anglais, argot, yiddish, et espagnol et un dessin toujours au service de la narration, de l'humour et de la poésie. Krazy Kat reste une référence pour de nombreux auteurs de bande dessinée ainsi que de lecteurs. Indispensable dans toute bédéthèque digne de ce nom!
Jamais, depuis Quichotte et Panza, ou Laurel et Hardy, on ne vit un couple de héros aussi mal as-sorti. Fuzz est un nounours, battu et jeté à la poubelle par un sale gamin. Coq d'élevage, plumé et promis à l'abattage, Pluck est en cavale. L'un est aussi craintif et passif que l'autre est arrogant et agressif. Débutée dans une benne à ordures, leur histoire prend la forme d'un roman picaresque, à la façon de L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ou des Aventures de Huckleberry Finn. Leur route croise celles d'un singe zen, d'une végétarienne folle, de Lardass, roi du sandwich au lard, de la belle Glibbia, directrice d'une équipe d'animaux gladiateurs, ou de Sourpuss, citron mâtiné de mouche, produit d'une expérience scientifique aberrante. Ces créatures improbables arpentent la scène d'un petit théâtre de fête foraine, avec ses décors de carton pâte et sa toile de fond qui représente une Amérique miteuse, envahie par les détritus, un pays à la fois familier et étrange, à qui le trait épuré et le noir et blanc de l'auteur donnent un air d'évidence. Si l'homme y est un loup pour l'homme, et les bêtes à plume, à poil ou en peluche, la violence reste burlesque. Et le lecteur peut rire des mésaventures de Fuzz et Puck, comme il rit de celles des vagabonds de Beckett.
Les nouvelles réunies dans ce volume ont toutes été publiées dans la légendaire revue Garo. Cette publication d'avant-garde, sur les traces du gek'iga, le mouvement fondé en 1957 par Voshihiro Tatsumi pour rompre avec la tradition enfantine du manga, ouvrait le genre à l'âge adulte. Fondée en 1964, elle accompagna tout au long des années 60 et 70 la jeunesse protestataire qui voyait en elle une forme de contestation de l'establishment. Kusunofei avait une vingtaine d'années quand il publia ces histoires, dans un lapon qui se remettait à peine de sa défaite et des conséquences de la seconde guerre mondiale. Ses nouvelles parviennent à créer un lien entre le lapon traditionnel et la société d'après-guerre marquée par la censure, le culte du travail, l'érosion des traditions et un anti-américanisme virulent. Comme Susumu Katsumata (Neige Rouge, Cornélius), il s'attache à décrire la vie quotidienne du peuple, tout en y insufflant une dimension plus épique. A travers des genres aussi variés que le conte japonais traditionnel, la chronique urbaine ou le récit de samouraï il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas... Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer.