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MONDE RURAL DU MAGHREB CENTRAL AU XIVE ET XVESIECLE
VOGUET
PUB SORBONNE
45,00 €
Épuisé
EAN :9782859447786
Pour pallier le manque d'archives, les historiens travaillant sur le Maghreb médiéval ont notamment interrogé les recueils de fatwas mâlikites (nawâzil, jurisprudences, "cas d'espèces"), aujourd'hui envisagés comme une confrontation dialectique de points de vue: celui des juristes qui tentent de résoudre des conflits par des règles en accord avec le droit et celui des communautés dont ils cherchent à réglementer les pratiques. Dans cette perspective, cet ouvrage analyse, à partir d'un recueil de nawâzil compilé à la fin du XVe siècle par un juriste de Tlemcen, les représentations véhiculées par le discours juridique du monde non citadin. L'édition critique et la traduction d'une large série de cas forment ici la matière première d'une histoire socio-économique et politique des espaces ruraux du Maghreb. Cette histoire, si elle cherche à faire émerger un monde relativement mal connu, vise avant tout à analyser les lieux de jonction entre normes et pratiques, et surtout à déceler les représentations que les juristes se faisaient d'un monde dont ils cherchaient à gérer les conflits mais qu'ils ont aussi tenté de conformer à leur vision de la société.
Alors que la mémoire de la traite négrière et de l?esclavage est devenu objet de grandes controverses au sein de la société française d?aujourd?hui, au point de provoquer débats dans les médias et formation de " commissions " pour réfléchir aux supposés méfaits de " l?abus de mémoire ", il a paru indispensable de fournir à un large public une information historique solidement fondée sur ces questions trop souvent occultées.L?ouvrage réunit les textes présentés à l?occasion de la rencontre organisée à Dakar et à Gorée (l?île aux Esclaves) à la fin de l?année 2007. Cette conférence internationale, organisée à l?initiative de l?ADEN, Association des descendants d?esclaves noirs, avait pour objectif principal de croiser les regards portés sur la traite négrière et l?esclavage de part et d?autre des trois faces du fameux triangle qui a lié entre elles les côtes d?Europe, les côtes d?Afrique et celles des Amériques.
Résumé : Dans l'exceptionnel décor de l'un des plus beaux châteaux du monde, Cristina de Vogüé a rassemblé pour nous les délicieuses recettes sucrées dont elle régale ses proches. C'est à Vaux-le-Vicomte, chef d'?uvre de l'architecture classique voulu par Nicolas Fouquet, que Cristina de Vogüé a fait ses premiers pas aux fourneaux. D'abord pour sa famille et ses amis, puis pour des milliers de visiteurs. Elle s'inscrivait dans une tradition née avec le génial Vatel, qui exerça dans les cuisine du château de 1653 à1661. Cette année-là, sur l'ordre de Louis XIV, le trop riche Fouquet fut arrêté par D'Artagnan puis condamné à la prison à vie. Cristina de Vogüé nous révèle aujourd'hui le secrets du Gâteau au chocolat grand-mère, de l'Ile flottante aux pralines roses ou du Gâteau de Moscou qui ont fait la joie de ses enfants et le succès de ses réceptions ; Dans cet ouvrage, les desserts savoureux issus de la tradition familiale côtoient d'autres recettes classiques mais " personnalisées " par l'emploi d'ingrédients nouveaux, et des créations empruntées au talent culinaire de quelques-uns de ses amis. Richement illustré de photographies réalisées dans le fabuleux décor d'un château bâti par Le Vau, et de ses célèbres jardins dessinés par Le Nôtre, ce livre séduira autan les gourmands que les curieux de l'histoire du " premier Versailles ".
Vogüé Alexandre de ; Vogüé Ascanio de ; Vogüé Jean
Résumé : Le 17 août 1661, les feux de l'actualité sont braqués sur le château de Vaux-le-Vicomte. Son propriétaire, Nicolas Fouquet, y reçoit Louis XIV. Le roi est, à la fois, impressionné et agacé par la splendeur des fêtes données en son honneur. Quelques semaines plus tard, il ordonne l'arrestation de Fouquet. Ce coup de force qui inaugure son règne personnel a été décidé bien avant le 17 août. A Vaux-le-Vicomte, Fouquet avait su s'entourer d'artistes parmi les plus brillants de leur génération, l'architecte Louis Le Vau, le peintre et décorateur Charles Le Brun et le jardinier André Le Nôtre. Sans leur concours, Vaux-le-Vicomte ne serait pas devenu le symbole et le modèle d'un nouvel art de vivre, d'une architecture et de jardins " à la française " que Louis XIV imposera à Versailles. Au-delà de l'arrestation de Fouquet, Vaux-le-Vicomte poursuit son existence. Louis XV et Voltaire l'honorent, tour à tour, de leur présence. Le château est ensuite racheté par Alfred Sommier qui restaure cette résidence laissée à l'abandon. Ses descendants, les de Vogüé, reprennent le flambeau avec conviction ouvrant le château au public, y organisant des visites aux chandelles, des Journées Grand Siècle... Jamais le château de Vaux n'a été aussi vivant ! L'histoire de Vaux-le-Vicomte, ses trésors et ses magnifiques jardins sont racontés par les deux frères qui développent avec talent et passion les activités au château. Cet ouvrage sous coffret est illustré par une campagne photographique créée spécialement pour le livre, ainsi que de nombreux documents inédits provenant des archives du château.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.