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Les maitres de la Cité Pourpre
Vo Thi Trang ; Moreau Jacky
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782296967236
Dans le livre précédent, Entre les neuf bouches du dragon, Gia Long, en 1802, devient empereur grâce à l'aide française. Son fils Minh Mang, qui lui succède, déteste les étrangers et surtout les missionnaires. Il applique la politique de " la porte close " et accentue les persécutions contre les chrétiens jugés source de tous les maux. -Bien ! Nous avons dans nos geôles des bandits qui ont comploté pour me renverser et porter atteinte à la dynastie. Ils ont été condamnés à mort par le tribunal. Que la sentence soit exécutée sans délai, dit Minh Mang. -Oui. Votre Majesté, il sera fait selon votre volonté. -N'oubliez pas : le Chinois sera décapité et le missionnaire mourra de mort lente. Je veux que les exécutions soient publiques afin que nos sujets apprennent quelle sorte de gens sont les chrétiens. Allez maintenant ! Que tout soit prêt pour demain à l'aube. Le ministre de l'Intérieur pensa que l'empereur était bien pressé de voir mourir les condamnés. Et lui, il n'avait pas assez de toute une après-midi pour tout préparer. A Cay Mon, la famille Vô sentait bien que cette politique amènerait la France à réagir. A la cour, justement, on pressait Napoléon III d'intervenir. Les amiraux-gouverneurs allaient entrer en scène.
La reconquête des trois "ky" du Dai Viêt (futur Vietnam) a été longue et difficile, semée d'embûches et de morts. Gia Long est devenu le premier empereur de la dernière dynastie, celle des Nguyên, grâce à l'aide d'aventuriers et de mercenaires français qu'il récompense en les élevant au titre de mandarins. Mais dans ce pays où les traditions plus que millénaires sont enracinées avec force parmi la population, ces "promotions" ne font pas l'unanimité. Et pourtant, Vo Than, un des plus fameux et fidèles généraux va contester ces honneurs faits à des étrangers...
Jadis vivait un mandarin qui avait une très belle fille, My Nuong. Elle s'ennuyait à mourir, enfermée chez elle à broder des journées entières" et sa seule distraction était de rêver et d'écouter un jeune pêcheur qui, sans être particulièrement beau, chantait merveilleusement. Album illustré en couleur, à partir de 6 ans.
Il y a bien longtemps au Vietnam, le génie des eaux et le génie de la montagne rivalisaient en prouesses pour se voir accorder la main de la fille du roi Hung Vuong. On retrouve dans ce conte, dragons, animaux fantastiques, tous les ingrédients de l'imaginaire des contes vietnamiens. Album illustré en couleur, à partir de 6 ans.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.