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24 images/seconde. Séquences de mémoire
Vlady Marina
FAYARD
26,95 €
Épuisé
EAN :9782213623580
Marina Vlady, actrice et romancière, a entre autres publié chez Fayard Babouchka ainsi que Du coeur au ventre. "En scène" depuis l'âge de deux ans et demi, elle donne sa première réplique à Gaby Morlay devant une caméra à l'âge de six ans. Comme tous les souvenirs de comédiens, ce livre est l'occasion de doublement "tourner" autour du monde, d'Espagne en Italie, d'Afrique en Russie, du Mexique en Grèce et au Japon, d'Argentine en Yougoslavie, et d'évoquer maintes grandes figures étrangères - Orson Welles, John Huston, Alberto Sordi, Peter Ustinov, Marcello Mastroianni, Ettore Scola... Mais ce ne serait là qu'un somptueux album, si chaque portrait de comédien ou chaque évocation de film n'était pas l'occasion de faire pénétrer le lecteur dans les arcanes du milieu lui-même. La vie personnelle n'est pas non plus absente de ces pages, avec ses joies et plus encore ses drames - la mort de Vissotsky, l'illustre chanteur et comédien russe qu'elle a épousé après Hossein, qui l'appelle de Moscou pour lui dire qu'il a arrêté de boire et qui succombe presque aussitôt après, le coma dont son fils se relève lentement à Tahiti jusqu'au récent décès de son dernier compagnon d'un quart de siècle, lumineux et militant, Léon Schwartzenberg. Paradoxalement, ce n'est ni la mort ni l'âge qui rendent surannée la fameuse formule "Le spectacle continue !" Depuis qu'on a décrété que le "show", c'était la réalité, et que certaines télévisions tendent à transformer le petit écran en peep-show, y a-t-il encore place pour les "gens du spectacle" ? En lisant ce livre, en feuilletant les nombreuses photos qui l'illustrent, force est de constater que la nostalgie est devenu ce qu'elle était. Un livre dont chacune et chacun de ceux qui ont hanté les salles obscures au fil de ces dernières décennies, fera son album-souvenirs personnel.
« Le portail du jardin à peine claqué, je me précipite clopin-clopant vers la cuisine où déjà m'attend mon complice vêtu de noir. Les premières heures des retrouvailles sont toujours aussi apaisantes. Le manque de la présence aimée, la rage où me met sa disparition, le silence qui toujours répond à mes suppliques, l'épouvante devant une insupportable solitude s'enrobent gorgée après gorgée d'un miel visqueux. Et voici que se faufilent, l'une après l'autre, toutes les douleurs un temps évanouies. Comme autant de tentacules, grouillent autour de vous regrets et remords, manques, absences, désirs d'un son de voix, d'une caresse, questions auxquelles il ne sera jamais plus donné de réponse. »
Ces récits vous révèlent certains de mes secrets. Quand, sa vie entière, on a été en lutte contre sa nature, suivi des régimes draconiens, envié ses voisins de table ou, pire encore, ses invités qui savourent votre propre cuisine, quel délice de pouvoir replonger dans ses souvenirs, de retrouver, par la magie de la mémoire, les amis, les proches avec lesquels on a partagé des instants privilégiés, les pays où l'on a découvert des plats simples, voire étranges, des vins capiteux ou légers, la gaieté, le plaisir ; bref, la vie ! " M.V.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
« J'avais un sentiment étrange, l'impression d'être deux personnes à la fois. L'une d'elles était Norma Jeane, l'orpheline fille de personne. L'autre était quelqu'un dont j'ignorais le nom. Mais je savais où était sa place. Elle appartenait à l'océan, au ciel, au monde entier... » Elle voulait qu'on la regarde. Mal aimée, étouffée, violée, abandonnée, l'enfant brune et bégayante nommée Norma Jeane Mortensen était prête à tout pour sortir de l'ombre et taire ses blessures. Jusqu'à devenir Marilyn Monroe (1926-1962), créature artificielle, blonde publique, surgie après neuf heures de maquillage et de décoloration. Jusqu'à se laisser dévorer par elle.
Résumé : "Nous voulons que ce livre soit à la hauteur de ce qu'a été Romy Schneider, de ce qu'elle est, de ce qu'elle représente. Nous voulons que les lecteurs soient bouleversés par sa grâce et sa beauté, par la vie qui se dégage d'elle malgré les drames qui l'ont frappée, par l'évidence de son talent, par la richesse de son parcours et de ses rencontres. Nous voulons la montrer belle, vivante, contemporaine." Jean-Pierre Lavoignat
En janvier 1954, un jeune critique nommé François Truffaut publie un violent pamphlet qui dénonce la "tradition de qualité française" et préfigure la Nouvelle Vague. Le retentissement est tel qu'il déchaîne contre lui la jalousie virulente de nombreux confrères, mais lui ouvre les portes de l'hebdomadaire Arts-Spectacles. Truffaut y publiera plus de cinq cents articles en cinq ans : une critique directe et sans concession. Il cultive ses goûts, affiche ses dégoûts, et le temps lui donnera souvent raison... Pour Truffaut, écrire sur le cinéma, c'est déjà en faire, mais la critique n'est pour lui qu'un viatique. Dès août 1957, il s'en éloigne en réalisant Les Mistons et ses derniers articles évoquent déjà le regard d'un cinéaste...
Fils du grand impressionniste Pierre-Auguste Renoir, dilettante et non conformiste, bricoleur de génie, Jean Renoir aborde le septième art au milieu des années vingt pour les beaux yeux charbonneux de sa jeune femme, Catherine Hessling, en tournant La Fille de l'eau et Nana. Toujours prêt à expérimenter, entouré d'une équipe d'amis, il aborde le parlant avec son nouveau complice, Michel Simon: La Chienne (1931) et Boudu sauvé des eaux (1932) révèlent un "auteur" burlesque, anarchisant, mais aussi réaliste et humaniste. Alors qu'il s'engage à gauche, Renoir réalise à la fin des années trente La Grande Illusion et La Règle du jeu, chefs-d'oeuvreabsolus, où brillent Gabin, Fresnay, von Stroheim... La guerre entraîne l'exil et Renoir doit se mesurer au cinéma hollywoodien. Pour pouvoir réaliser Le Fleuve, film ambitieux en Technicolor, il lui faudra partir en Inde. De retour en Europe, Renoir rendhommage au monde du spectacle dans Le Carrosse d'or (1953) et French Cancan (1954). Célia Bertin retrace la destinée exceptionnelle d'un artiste accompli. Quatrième de couverture Fils du grand impressionniste Pierre-Auguste Renoir, dilettante et non-conformiste, bricoleur de génie, Jean Renoir aborde le septième art pour les beaux yeux charbonneux de sa jeune épousée, Catherine Hessling. Toujours prêt à expérimenter, entouré d'une équipe d'amis, il embrasse le parlant avec son nouveau complice, Michel Simon: La Chienne et Boudu sauvé des eaux révèlent un auteur burlesque, anarchisant, mais aussi réaliste et humaniste. Alors qu'il s'engage à gauche, Renoir réalise La Grande Illusion et La Règle du jeu, chefs-d'oeuvre absolus, où brillent Gabin, Fresnay, von Stroheim... La guerre entraîne l'exil et Renoir doit se mesurer au cinéma hollywoodien; il lui faudra pourtant partir en Inde pour réaliser un grand film, Le Fleuve. De retour en Europe, Renoir rend hommage au monde du spectacle dans Le Carrosse d'or et French Cancan: c'est à ce "petit théâtre" que Célia Bertin invite le lecteur. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.