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L'éducation de la femme chrétienne
Vivès Jean-Louis ; Changy Pierre de
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296128439
Rédigé à l'aube de la Renaissance, L'éducation de la femme chrétienne (1523), propose un modèle d'initiation féminine qui va de la plus petite enfance à la mort. En trois parties successives (la jeune fille, la femme mariée et la veuve), il envisage les diverses épreuves de l'existence (naissance, instruction, choix d'un époux, mariage, enfantement, gestion du foyer, éducation des enfants, difficultés conjugales, décès, remariage, etc.). Au-delà des conseils ponctuels, cet ouvrage indique aux femmes, mais aussi de manière indirecte aux proches, comment mener une vie paisible conformément à un idéal chrétien revisité à la lumière de l'Antiquité. Vivès reste certes tributaire des images traditionnelles de la féminité. Il en propose cependant une vision très nuancée. Si la femme vient encore en second (création religieuse et médecine humoriste obligent), elle n'est plus secondaire intellectuellement et moralement, loin s'en faut. Ce traité eut immédiatement un succès considérable dans toute l'Europe. Il a influencé par la suite de nombreux ouvrages sur l'éducation et l'instruction des femmes.
Si Lacan a pu positionner le psychanalyste en place de sujet-suposé savoir en l'articulant à la question du transfert, force est de constater que les psychanalystes ont très souvent, et cela dès les débuts de l'histoire de la psychanalyse, positionné l'?uvre d'art en place d'objet-supposé-savoir. La psychanalyse et l'?uvre suscitent des transferts basés sur la supposition d'un savoir à l'autre. De fait, c'est la plupart du temps dans ce sens que l'?uvre d'art a été sollicitée. L'ensemble des textes réunis dans ce numéro tente de rendre compte de comment il est possible de penser la psychanalyse depuis le lieu de l'art non pour le rendre homogène à la pensée psychanalytique, mais pour redonner tout son acéré à la question transmise par elle.
Les contributions de ce numéro de Cliniques Méditerranéennes se confrontent à la question posée par Lacan à l'occasion de son séminaire du 9 avril 1974 et que nous proposons de formuler ainsi : que peut la psychanalyse (ap) prendre de l'art ? La démarche des auteurs, ici réunis, ne relève pas de ce que l'on a pris l'habitude de nommer " psychanalyse appliquée ", mais plutôt de modalités différentes d'expressions d'un questionnement sur l'activité psychique. Il s'agit de faire dialoguer art et psychanalyse. Il s'agit de tenter de parler depuis le lieu de l'art et non de causer à sa place ou sur son dos. Et cela, d'autant plus que 1'" artiste " précède souvent le psychanalyste comme l'a justement remarqué Freud à l'occasion de son analyse du roman de Jensen, Gradiva. Ainsi, l'art ne se contente pas d'embellir le discours psychanalytique, il peut à l'occasion l'organiser comme nous le montre la démarche de Freud avec Léonard de Vinci et Moïse, ou celle de Lacan qui, lorsqu'il étudie le tableau Les ambassadeurs au cours du séminaire XI, enseigne ce qu'est le regard comme objet plutôt que de s'attacher à ce que pourrait être la lecture du fantasme de Holbein. L'oeuvre et l'artiste permettent, dans ce cas, de percevoir ce que la théorie n'avait pas encore cerné et, par là même, de questionner différemment le champ de la clinique. Le but est donc moins, on l'aura compris, à l'occasion de ce numéro, d'appliquer la psychanalyse hors la cure que de co-impliquer la psychanalyse et d'autres champs du savoir.
L'expression " art-thérapie ", en rapprochant par un trait d'union les termes art et thérapie, pourrait laisser croire que la pratique artistique ou la fréquentation d'une oeuvre aurait des effets thérapeutiques en soi. L'exemple d'illustres artistes (Artaud, Van Gogh, Schumann, etc.) montre suffisamment qu'il n'en est rien. En visant explicitement la dimension thérapeutique, conçue essentiellement comme résultat de la symbolisation, la médiation prend le risque de rater une des dimensions centrales de la rencontre médiatisée par l'art, le Réel, soit ce qui échappe à toute possibilité de symbolisation. Cet ouvrage tente donc de dessiner les fondements d'une autre approche. En donnant au concept lacanien de Réel une place centrale dans les modélisations des pratiques artistiques (musique, théâtre, marionnettes, écriture), les auteurs empêchent l'établissement d'une causalité linéaire liant art et thérapie. L'oeuvre, dans un même mouvement, révèle et voile le Réel, laissant pressentir qu'un autre type de rapport à cet indomptable est envisageable : là où le symptôme suture, l'art fait rupture et dans le meilleur des cas ouverture. L'expérience des rencontres médiatisées par l'art repose sur l'énigme sans cesse relancée d'un impossible dans le rapport du sujet à lui-même.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.