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MARTINES DE PASQUALLY ET JEAN-BAPTISTE WILLERMOZ - VIE, DOCTRINE ET PRATIQUES THEURGIQUES DE L'ORDRE
VIVENZA JEAN-MARC
MERCURE DAUPH
33,00 €
Épuisé
EAN :9782356624727
L'histoire de la relation qui s'est établie entre Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824) et Martinès de Pasqually (+ 1774) débute en avril 1767, année où les deux hommes vont se rencontrer, lors de la réception dans l'Ordre des Elus Coëns du futur fondateur du "Régime Ecossais Rectifié" , époque où "l'Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l'Univers" , dont Martinès était le Grand Souverain, venait d'installer à l'équinoxe de printemps à l'Orient de Versailles sa plus haute instance, c'est-à-dire son "Tribunal Souverain" . A compter de cette date, Jean-Baptiste Willermoz va découvrir auprès de Martinès, jusqu'en septembre 1774 où ce dernier quitta ce monde à Port-au-Prince, un ambitieux programme visant à la "réintégration des êtres dans leurs premières propriétés, vertus et puissance spirituelles divines" , de même qu'une doctrine spirituelle absolument originale, gravissant tous les degrés initiatiques jusqu'à celui, ultime, de Réaux-Croix, trouvant dans "l'Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l'Univers" , ce qu'il avait toujours attendu en matière de connaissances, et de surcroît la confirmation de ses espérances à propos des "mystères" subsistant au sein de la franc-maçonnerie.
Née au IVe siècle de notre ère au Gandhara, l'école du Yogâcâra ou voie de "l'esprit seul" est l'une des écoles philosophiques bouddhistes les plus fécondes. Ses idées ont imprégné la pensée bouddhique à un point tel qu'on ne les distingue plus de l'enseignement originel du Bouddha. Ses maîtres enseignent l'inexistence pure et simple du monde de l'illusion et de l'impermanence. Tout ce à quoi nous sommes attachés, tout ce qui pour nous est chargé de vérité et de sens, ne relève que d'une trompeuse construction de l'esprit nous enchaînant à un rêve qui, il faut bien l'avouer, n'est en général qu'un triste cauchemar.
L'interrogation ouvre sur un monde, monde qui est l'envers solitaire de la nuit du monde et, comme tel, ouvre sur des lumières qui conjuguent à la fois connaissance et quête de sens. Le questionnement, attitude première et fondamentale en Franc-maçonnerie, fait pénétrer, à partir de la limite nocturne, l'espace où se pose l'échéance du pourquoi et du devenir. Qu'une pensée qui s'interroge retrouve le courage de la remise en cause, c'est évidemment un des signes sans nombre que notre chemin est une voie de retour et qu'il nous est donné comme une "voie". Mais cette "voie" ne faut-il pas l'entendre comme la promesse d'une terre d'origine, d'un sol premier d'où naîtraient, c'est-à-dire se résoudraient, toutes les questions ? En replaçant l'expérience du questionnement au coeur de la pensée, nous devons savoir que nous interrogeons une origine, origine qui est une chance qui se présente comme rigoureuse car fondatrice. L'épreuve essentielle d'une pensée de l'origine à laquelle l'homme est voué depuis l'aube des temps, est une pensée qui est, absolument, et dans le même mouvement, une critique et une ontologie, une pensée qui pense la raison de notre être au monde. Cette pensée, dont tout jusqu'à présent nous a détourné, mais comme pour nous mener jusqu'à son retour, de quelle possibilité nous vient-elle, de quelle impossibilité tient-elle son insistance, vers quel horizon nous conduit-elle ? C'est cette question constante à laquelle seront confrontés ceux qui voudront bien s'engager dans ce domaine de la pensée fondatrice, comme involontairement ceux qui s'en seront écartés, afin qu'un jour, se révèle à eux la "Clé d'or" donnant accès à la source lumineuse de la connaissance.
L?évidente présence des sources provenant de l?Ordre des Élus Coëns au sein du Régime Écossais Rectifié est l?un des points les plus intéressants qui soient, nous faisant découvrir l?origine véritable du système initiatique fondé par Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), qui joua un rôle fondamental au sein de la franc-maçonnerie au XVIIIème siècle. Pourtant deux attitudes erronées se rencontrent de manière régulière à propos de cette question des sources willermoziennes: l?une consistant à considérer le Régime Écossais Rectifié comme une simple reproduction, bien que privée de sa partie théurgique, de l?Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l?Univers, l?autre visant à ne reconnaître aucun lien ni rapport entre le système de Willermoz et les enseignements dispensés par Martinès de Pasqually. Il convenait donc de rappeler combien ces deux conceptions sont inexactes, dans la mesure où le Régime Écossais Rectifié, s?il est aujourd?hui entièrement redevable aux bases symboliques et théoriques de la doctrine de la Réintégration ? qui échappèrent par miracle à la corruption du temps ? a néanmoins opéré une christianisation importante de cette doctrine aboutissant à un Rite maçonnique original, à la fois dépositaire du trésor spirituel des élus coëns, mais également libéré de ses méthodes en raison de son insistance sur ce que signifie, comme radical bouleversement, le passage de l?Ancienne à la Nouvelle Alliance. On comprend ainsi, aisément, pourquoi il était utile que soit enfin proposée une analyse sérieuse sur ce sujet, capable de répondre véritablement aux diverses réflexions qu?elle fait surgir, nous faisant découvrir qu?il y a bien un secret partagé entre le Régime Écossais Rectifié et les disciples deMartinès de Pasqually, puisque l?objectif fixé parWillermoz à son Ordre ?est d?atteindre, à sa manière, le but fixé à l?Ordre des Élus Coëns?. Jean-Marc Vivenza est un universitaire spécialiste de l?histoire de la tradition, notamment maçonnique, et de l?Illuminisme. Auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet, il a également écrit sur la philosophie orientale.
Cet ouvrage réunit des " entretiens " et des " études " de Jean-Marc Vivenza, dont le travail s'inscrit dans la continuité de penseurs tels Nâgârjuna (IIIème siècle), Origène (185-254), saint Augustin (354-430), Maître Eckhart (1260-1328), Jacob Boehme (1575-1624), Martinès de Pasqually (+ 1774), Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803), Joseph de Maistre (1753-1821), et René Guénon (1886-1951). Les éclairages délivrés, portant sur de nombreux sujets en relation avec la pensée traditionnelle, indissociable du cheminement et du questionnement initiatiques, se rattachent au courant " théosophique " et " mystique ", dit " Illuminisme ", ou " christianisme transcendant ", qui s'est développé entre les XVIème et XVIIIème siècles en Europe, et dont le système maçonnique et chevaleresque, connu sous le nom de " Régime Écossais Rectifié " fondé par Jean-Baptiste Willermoz est l'héritier. Les entretiens, textes et analyses présentés en ce volume, regroupés pour la première fois, dont la plupart sont totalement inédits, témoignent d'une expérience existentielle fondée sur une exigence unique, celle de l'absolue transcendance, poursuivie en parallèle d'une réflexion métaphysique mûrie depuis de longues années, abordant différents thèmes nous permettant de comprendre comment accéder à la contemplation des vérités suressentielles. La " voie spirituelle " décrite, exposée et approfondie en ces pages, ainsi que la doctrine qui l'accompagne, ont pour but de nous conduire vers les " lois et " mystères " cachés du monde visible et invisible, de sorte de nous unir au " Principe " par un retournement dialectique ontologique (via negationis), tout en nous invitant à nous engager dans l'entreprise d'ouverture vers " l'Incréé ", oeuvre radicale s'il en est qui, depuis l'origine, est ce en quoi consiste réellement " l'ésotérisme ".
Dans le monde des Amérindiens, les contes animaliers tiennent une place prépondérante: ils enseignent aux enfants la responsabilité et le respect de tout ce qui est. Les Européens, eux, entretiennent avec le monde animal un rapport purement domestique ou zoologique, à quelques exceptions près. Trente-cinq animaux/guides et leurs symboliques nous sont présentés dans cet ouvrage. Nous pourrons découvrir en eux notre véritable nature qui est dissimulée à nos yeux et ils nous aideront à être tout simplement. Quant à l'arbre, notre double, il nous permet de voyager à l'intérieur de notre c?ur et d'abandonner nos vieux schémas, nous relever et croître. Et la sagesse primordiale, ne repose pas au c?ur de la pierre?
L'aphorisme agit comme un ciel d'orage quand survient l'étincelle qui met le feu aux poudres. Elle déconnecte la pensée ordinaire, pour ne pas dire la pensée tout court. Alors la jubilation apparaît. Consultez cet ouvrage comme bon vous semble. Il ne possède ni début ni fin. Cela ne signifie pas pour autant qu'il soit sans queue ni tête et qu'il faille le lire en dépit du bon sens, car c'est, paraît-il, la chose au monde la mieux partagée. L'auteur, en quête d'absolu et amateur de grands espaces, s'est intéressé très tôt à la poésie et pratique l'art du collage.
Par la maladie, nous nous parlons à nous-même, nous prenons notre corps à témoin, et la douleur, la lésion, sont l'exact reflet des émotions que nous ressentons. Nous souffrons sans savoir pourquoi, comme s'il nous manquait les clés. Ce livre nous donne les clés personnelles de nos maux qui contiennent les germes de notre propre guérison.
L?évidente présence des sources provenant de l?Ordre des Élus Coëns au sein du Régime Écossais Rectifié est l?un des points les plus intéressants qui soient, nous faisant découvrir l?origine véritable du système initiatique fondé par Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), qui joua un rôle fondamental au sein de la franc-maçonnerie au XVIIIème siècle. Pourtant deux attitudes erronées se rencontrent de manière régulière à propos de cette question des sources willermoziennes: l?une consistant à considérer le Régime Écossais Rectifié comme une simple reproduction, bien que privée de sa partie théurgique, de l?Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l?Univers, l?autre visant à ne reconnaître aucun lien ni rapport entre le système de Willermoz et les enseignements dispensés par Martinès de Pasqually. Il convenait donc de rappeler combien ces deux conceptions sont inexactes, dans la mesure où le Régime Écossais Rectifié, s?il est aujourd?hui entièrement redevable aux bases symboliques et théoriques de la doctrine de la Réintégration ? qui échappèrent par miracle à la corruption du temps ? a néanmoins opéré une christianisation importante de cette doctrine aboutissant à un Rite maçonnique original, à la fois dépositaire du trésor spirituel des élus coëns, mais également libéré de ses méthodes en raison de son insistance sur ce que signifie, comme radical bouleversement, le passage de l?Ancienne à la Nouvelle Alliance. On comprend ainsi, aisément, pourquoi il était utile que soit enfin proposée une analyse sérieuse sur ce sujet, capable de répondre véritablement aux diverses réflexions qu?elle fait surgir, nous faisant découvrir qu?il y a bien un secret partagé entre le Régime Écossais Rectifié et les disciples deMartinès de Pasqually, puisque l?objectif fixé parWillermoz à son Ordre ?est d?atteindre, à sa manière, le but fixé à l?Ordre des Élus Coëns?. Jean-Marc Vivenza est un universitaire spécialiste de l?histoire de la tradition, notamment maçonnique, et de l?Illuminisme. Auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet, il a également écrit sur la philosophie orientale.