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Les Villes du monde
Vittorini Elio
GALLIMARD
22,90 €
Épuisé
EAN :9782070282203
Commencée très probablement en 1952, la rédaction de ce grand roman fut interrompue en 1955, et Vittorini, que la mort de son fils Giusto avait durement touché, ne devait jamais la reprendre. C'est donc là une ?uvre qu'il faut dire inachevée, non sans insister toutefois sur le fait que, délibérément conçue par Vittorini comme capable d'un développement indéfini (il lui arriva dans les années cinquante de la désigner comme «work in progress»), elle était peut-être interminable par nature. Par le jeu de l'errance perpétuelle où il jette d'emblée les divers personnages qui y paraissent - un berger et son fils, un sculpteur de marionnettes et son fils, un couple de jeunes mariés, une vieille fille de joie et une adolescente vagabonde... - à travers une Sicile dont il serait vain de se demander si elle est la Sicile d'hier, la Sicile antique ou la Sicile «de toujours», et qui est bien plutôt une négation du lieu, lieu de passage, monde en diaspora, le livre prend la double dimension de l'épopée et de l'utopie. Utopie sans prophétie, épopée dont les épisodes seraient des idylles plutôt que des hauts faits. En cela, le roman exprime la longue marche que fut aussi toute la vie d'Elio Vittorini lui-même, marche d'amitié vers ce qui pourrait être la Ville, la vraie Ville du genre humain.
Dans toute l'Italie libérée, les rescapés de la guerre de 1944 ont commencé leur va-et-vient en quête d'un passé ou d'un avenir aussi improbables l'un que l'autre. Las d'errer, un groupe d'hommes et de femmes qui ont tout perdu dans la tourmente décident de s'établir dans un village en ruine situé dans la montagne entre Modène et Bologne. Ils entreprennent de restaurer ces décombres et de se refaire une vie, imitant ainsi les femmes de Messine qui, raconte Vittorini, ont reconstruit leur ville anéantie par un tremblement de terre. Leur histoire est en tout point semblable à l'épopée de l'homme des origines parcourant la longue route qui mène de la nature à l'Histoire. C'est une sorte de Robinson Crusoé de l'après-guerre italien. Ce roman a paru pour la première fois en 1949, mais Vittorini lui a fait subir d'importants remaniements. Dans la version définitive, publiée en Italie en 1964, on retrouve tous les thèmes du grand romancier italien prématurément disparu.
Au XIXe siècle, un brigantin, le Saint-Martin, véritable embarcation de toute la lie de la terre - les pires pirates, les pires rustres sardes ou maures, les pires voleurs ou violeurs inféodés au Diable - traîne, ravage et se bagarre le long des côtes toscanes. Un beau jour; ce brigantin croise une barque misérable à bord de laquelle, un prêtre se bat pour survivre. Le capitaine du Saint Martin, Fregoso le Génois accueille à bord ce prêtre, tout d'abord pour gagner quelques pièces, puis pour expier tous les péchés du brigantin: La vraie nature du prêtre est alors révélée. Il s'agit du Pape Pompilio qui fuit Rome, son lucre, son luxe, sa débauche loin de toute foi chrétienne. L'accueil est triomphal: le pape en protecteur du brigantin voilà qui est bon pour la réputation et les affaires. Las, bien vite, sous l'impulsion d'une gitane, Annunciatella, l'équipage finit par croire que le Pontife a le mauvais oeil et tout dégénère lorsque le Pape Pompilio décide de célébrer Noël avec tout le faste de Rome. Roman de jeunesse, picaresque et genèse d'une oeuvre, Le Brigantin du Pape est un inédit d'Elio Vittorini, et n'avait jamais été publié en français. Biographie de l'auteur L'écrivain italien Elio Vittorini est né en 1908 à Syracuse (Sicile). Fils d'un cheminot, il s'instruit seul et devient en 1929 correcteur d'imprimerie, tout en faisant ses débuts d'homme de lettres dans la revue Solaria qui regroupe des auteurs antifascistes. Il publie articles, nouvelles et traductions de romanciers anglo-saxons, mais c'est le livre publié par fragments de 1936 à 1938, Conversation en Sicile, qui le fera connaître du grand public en 1941. Admirateur de la littérature américaine dont son oeuvre subit l'influence, il lui consacre en 1943 une anthologie commentée que la censure fasciste voulait interdire. Opposant, Vittorini entre au parti communiste clandestin qu'il quitte en 1947. Premier rédacteur en chef de L'Unita, il dirige pendant deux ans la revue Politechnico puis, en collaboration avec Italo Calvino, la revue littéraire Menabo. Il a été aussi directeur de collection aux éditions Mondadori et aux éditions Einaudi, tout en écrivant de nombreux ouvrages. Elio Vittorini meurt en 1966 après une longue maladie. Tous ses livres ont été publiés chez Gallimard: Les Hommes et les autres (1947), Conversation en Sicile (1948), L'oeillet rouge (1950), Le Simplon fait un clin d'oeil au Fréjus (1950), Erica suivi de La Garibaldienne et de Les Filles de joies (1951), Les Femmes de Messine (1967).
Résumé : Deuxième tome de la collection de référence "Histoire des dogmes" dirigée par Bernard Sesboüé, cet ouvrage a pour champ d'exploration ce que la Révélation nous dit de l'homme. D'où son contenu : la création, le péché originel, la justification et la grâce, les fins dernières et les fondements doctrinaux de l'éthique chrétienne. La période de référence va du Ve siècle au XVIIe siècle, en débordant en amont et en aval.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.