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La Côte d'Ivoire et ses étrangers
Viti Fabio
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782343083667
Cet ouvrage revient sur une question qui n'est certes pas inédite mais néanmoins constamment renouvelée : celle de la présence, du rôle et de la place des étrangers en Côte d'Ivoire, ainsi que du discours public qui se développe autour de ce sujet. Toutefois, l'étranger dans le sens du non-national n'épuise pas le champ sémantique du terme. Celui-ci peut aussi bien s'articuler dans un clivage interne à l'Etat-nation, comme le montre la focalisation importante dans les débats récents touchant aux rapports entre autochtones et allochtones. En effet, la société ivoirienne n'est pas faite que d'un Etat-nation tant soit peu cohérent et constitué, ayant un discours et un cadre légal reconnaissables et reconnus définissant, entre autres, la figure de l'étranger. Il s'agit plutôt d'une "société de sociétés", chacune d'entre elles ayant développé une définition et une attitude propres vis-à-vis de figures plurielles d'étrangers. Les différentes figures d'étranger (au village, à la région, à la nation, etc.) subissent en outre une transformation historique, la question de l'étranger devenant plus aigüe " par gros temps ", lorsqu'il peut devenir un bouc émissaire facile et un catalyseur de tous les malaises de la société autochtone. Les textes réunis dans cet ouvrage abordent la question de l'étranger en Côte d'Ivoire à partir de quatre angles de vue différents : l'étranger dans la cité et dans le jeu politique et électoral contemporain, entre enjeux de pouvoir et participation citoyenne ; l'étranger au village et dans les cultures "traditionnelles", entre fermeture et devoir d'hospitalité ; l'étranger dans l'économie rurale, la question foncière et l'institution du "tutorat" ; l'étranger dans l'imaginaire et l'image publique et médiatique, partagés entre crainte et admiration.
Le premier aspect à mettre en avant dans la présentation de ce recueil de textes est le caractère composite des approches, qui fait de ce volume une contribution réellement interdisciplinaire : politistes, anthropologues, sociologues, tous sensibles à une perspective historique, donnent une lecture croisée des événements critiques qui ont, à plusieurs reprises, profondément secoué la Côte d'Ivoire. De plus, il s'agit de contributions internationales, leurs auteurs venant de plusieurs pays (Côte d'Ivoire en premier lieu, mais aussi Suisse, Italie et France), ce qui suppose un degré fort différent d'implication, de nature autre que scientifique, dans les faits ivoiriens. L'appel à communication qui est à l'origine de ce volume contenait une invitation explicite : élargir le regard, de l'actualité immédiate à une plus longue durée, comprenant la colonisation, la saison des "faux complots" et les crises majeures du Sanwi (1959) et du Guébié (1970). Pari gagné seulement en partie. En effet, comme il était prévisible, la dernière crise postélectorale de 2010-2011 et ses prémisses les plus proches (à partir du décès d'Houphouët-Boigny et de sa succession en 1993, du cycle coup d'Etatélection présidentielle de 1999-2000, ou du putsch de 2002) ont accaparé les attentions des chercheurs, sans pour autant les monopoliser. Chacun à sa manière a situé les derniers événements, opposant les partisans de Laurent Gbagbo et d'Alassane Ouattara, dans une généalogie de causes et dans une chronologie de faits marquants, dont le choix change sensiblement les coordonnées des problèmes abordés, leurs explications, leurs solutions possibles, leurs issues souhaitées.
Résumé : "Je me rappelle les soirs rouges, où nous nous dévorions, insatiablement affamées, où nos baisers devenaient des meurtres. Je me rappelle les soirs violets, où notre désir ne désirait que l'anéantissement, et où nous avions la faim et la soif de la mort". Personnage clé de la Belle Epoque, Natalie Barney rencontre en 1900 un des grands amours de sa vie : Pauline Tarn, alias Renée Vivien, grande poétesse. C'est après une rupture abrupte, et avec l'objectif de la reconquérir, que Barney écrit Je me souviens... , en 1904. Trésor publié anonymement en 1910, cette lettre enfiévrée nous parvient aujourd'hui avec d'autant plus de force qu'elle aurait pu être oubliée. Exceptionnellement moderne, ce poème en prose oeuvre à la visibilité lesbienne dans une époque bercée par les convenances. Avec cette célébration urgente de l'amour entre deux femmes, Barney habite tous les recoins de la passion, de la cristallisation à la défaite. Ode à la nature et au corps de la femme aimée, évocation sensible du désir et de l'étreinte ; Barney trouve la juste poésie pour rêver, souffrir, attendre et espérer.
Ce livre qui rassemble les cours de formation des enseignants de l'Académie Nationale de Danse de Rome, aborde le programme théorique et les principes méthodologiques applicables à la danse pour les enfants de 5 à 10 ans. Outil didactique idéal, à la fois dans les écoles de danse et dans le cadre de l'école maternelle et élémentaire, il propose une approche de la danse, considérée non pas comme l'apprentissage d'une technique, mais comme forme d'éducation et de mise en valeur des capacités expressives, communicatives et créatives de l'enfant. L'étude est abondamment illustrée de photos et de dessins qui s'adressent aux enseignants comme aux élèves et permettent de visualiser rapidement les mouvements, pour une compréhension correcte de tous les concepts, dans un contexte didactique. Le texte a été rédigé avec la collaboration de Leandra Cascio, Paola Leoni, Izumi Danielle Suekuni, Stefanella Testa, professeurs d'initiation à la danse, à l'Académie Nationale de Danse.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.