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LOUIS XIV ET VAUBAN
VIROL MICHELE
CHAMP VALLON
26,50 €
Épuisé
EAN :9791026706281
Je suis mauvais courtisan, Sire, mais je fais mon devoir", avoue Vauban le 2 juin 1692, à Louis XIV qui l'a autorisé à entretenir un "commerce direct" avec lui. Et à Le Peletier de Souzy, directeur général des Fortifications, il écrit de Brest, le 19 avril 1695 : "Le roi, de qui j'ai l'honneur d'être connu à fond, est accoutumé à toutes mes libertés", poursuivant : "Sa Majesté, sachant mieux que personne que je n'ai nulle [mauvaise] intention, me pardonnera plutôt qu'un autre les grossièretés qui m'échapperont". Louis XIV apprécie cette franchise et les "grossièretés" de Vauban, l'un des rares parmi ses serviteurs qui aient osé lui tenir un discours de vérité. Voici pour la première fois éditée l'intégralité de la correspondance retrouvée entre le Roi Soleil et son Commissaire général des Fortifications : 144 lettres (45 du souverain, 99 de Vauban) dont 105 inédites, chacune replacée dans son contexte et commentée afin d'éclairer cette singulière relation. Les agendas également publiés ici, constitués des notes de Vauban, certaines prises au jour le jour, d'autres retravaillées, complètent le courrier "officiel" et suggèrent les nombreux sujets abordés lors des rencontres entre les deux hommes, non seulement sur le théâtre des combats, mais aussi à Versailles et à Marly. La guerre de siège, bien évidemment, est le thème majeur de ces échanges, mais Vauban n'hésite pas à prendre position sur certains choix stratégiques du souverain et à l'informer de la situation intérieure souvent dramatique du royaume, lui suggérant même des réformes de fond. Grâce à cette correspondance unique, le lecteur se voit convié, dans la proximité du pouvoir, à partager un dialogue d'exception : "vous pouvez me parler d'autant plus hardiment que je ne montrerai votre lettre à personne et que cela demeurera entre vous et moi" (Louis XIV à Vauban, septembre 1693).
Si j'étais chargé de gouverner, dit Confucius, je commencerais par rétablir le sens des mots. " C'est ce que prétend faire ce texte de notre sous-collection " En français dans le texte ", consacré aux barbarismes, c'est-à-dire à ces mots employés n'importe comment, dans leur sens et à contresens, tous les jours dans tous les quotidiens, tous les hebdos, toutes les radios et toutes les télés. Des mots qui divaguent, qui ont perdu la tête et qui ne savent plus eux-mêmes ce qu'ils veulent dire... Ce petit dictionnaire de barbarismes, réédité pour le plus grand plaisir des linguistes, comprend cinq cents mots et soixante-quinze expressions.
Résumé : Cet ouvrage regroupe la traduction d'articles que Gabriela Zapolska, actrice, dramaturge et journaliste, destinait à ses lecteurs en Pologne, alors qu'elle séjournait en France. Ils portent sur l'Art, le théâtre, Paris et la Bretagne.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.