Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Genèse n° 2
Viripaev Ivan ; Moguilevskaia Tania ; Morel Gilles
SOLITAIRES INT
11,00 €
Épuisé
EAN :9782846812047
Extrait Scène 1 (texte de Ivan Viripaev) Lu devant le plateau. Bonjour. Je m'appelle Ivan Viripaev, et avant que vous ne commenciez à regarder le spectacle, je voudrais dire quelques mots au sujet de la pièce d'Antonina Velikanova Genèse n°2 que nous allons vous présenter aujourd'hui. Il est très important que je vous parle de l'auteure de cette pièce. Il se trouve qu'Antonina Velikanova est internée dans un hôpital psychiatrique, son diagnostic est une schizophrénie aiguë. Elle m'a transmis cette pièce par l'intermédiaire de son médecin traitant. Voici la lettre qui l'accompagnait : «Bonjour, Ivan ! Je m'appelle Antonina comme vous l'a appris Arkadii Ilyitch. Je sais que vous n'avez pas le temps et que vous êtes occupé en permanence, mais je me suis tout de même décidée. J'ai lu vos pièces, j'ai aimé votre façon d'écrire. Il y aurait matière à polémique mais à quoi bon polémiquer ? Et quand polémiquer, en avons-nous le temps ? Je vous transmets ma pièce. Pas pour que vous la jugiez. Je ne suis pas dramaturge, j'étais dans le passé professeur de mathématiques (maintenant pour moi tout est dans le passé), mais j'ai décidé sans savoir pourquoi d'écrire précisément pour le théâtre. Peut-être parce que "Le monde est un théâtre et les gens sont des acteurs", comme l'a dit Shakespeare. J'ai compris ce que cela signifie, j'espère que ma compréhension sera entendue par les spectateurs. Bref, j'ai écrit une pièce. Je vous la transmets. Je vous prie, si c'est possible, de la mettre en scène. Arkadii Ilyitch m'a dit que, dans votre théâtre, vous mettez en scène même les pièces de gens qui sont en prison pour assassinat. Je n'ai tué personne, je n'ai fait de mal à personne, mis à part moi-même et mes proches. Si la mise en scène se réalise, je considérerai que j'ai accompli ma tâche. Si ce n'est pas possible, donnez-moi une réponse. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez réduire ou compléter ce texte comme bon vous semble. Prenez garde à vous. Je ne crois pas en Dieu, je ne vous bénis pas mais je vous souhaite bonne chance. Respectueusement. Antonina Velikanova.» J'ai décidé de ne rien changer au texte d'Antonina Velikanova, et je ne me suis autorisé que deux choses. La première est d'introduire dans la pièce de courts couplets comiques intitulés «Chants du prophète Jean». Ces couplets doivent être chantés entre les scènes afin de divertir le spectateur, comme cela se faisait à l'époque des grandes tragédies, afin que la matière tragique ne le fatigue pas trop. Une partie des ces couplets est composée de textes prosaïques de Velikanova que j'ai adaptés en vue d'une interprétation particulière, et j'ai écrit moi-même l'autre partie. Je me suis alors appuyé sur le fait que, dans sa pièce, Velikanova mentionne à plusieurs reprises le nom d'un certain prophète Jean, il me semble inventé par Antonina elle-même. Le deuxième changement que j'ai opéré dans la pièce est l'ajout de lettres.
Viripaev Ivan ; Moguilevskaia Tania ; Morel Gilles
Tout ce que je dis et ce que j'écris ici, je le fais pour vous, pour ceux qui lisent et écoutent. Sachez que cela je J'écris aussi par malice. J'espère que vous mettrez tout cela en voix. J'écris en sachant qu'on va écouter cette lettre. Lettre de Antonina Velikanova à Ivan Viripaev, in Genèse n°2.
Viripaev Ivan ; Moguilevskaia Tania ; Morel Gilles
Tu n'es pas seul, mon vieil ami. Parce que nous sommes avec toi, mon pote. Nous sommes tes fidèles amis, Sarra, moi, Marta et Markus, nous t'aimons tous. Crois-nous. Nous t'aimons, notre très cher, Donald. Et nous t'aiderons, nous te soignerons, nous ferons appel aux meilleurs docteurs, aux meilleurs psychothérapeutes, aux meilleurs psychiatres". Ivan Viripaev avec Les guêpes de l'été nous piquent encore en novembre nous propose une comédie de salon qui s'achemine vers la tragédie métaphysique avec des personnages qui téléphonent, sont morts de rire, émoustillés par l'alcool ou dévorés par l'inquiétude. Dans Illusions, quatre narrateurs viennent conter l'histoire de deux couples mariés qui, au terme d'une vie bien remplie, tentent de se dire leurs vérités, de s'avouer leurs joies et leurs résignations. Que reste-il quand tout a été vécu et que tout n'a pas été comme on l'imaginait ?
Viripaev Ivan ; Moguilevskaia Tania ; Morel Gilles
Amour et mort dans la salle d'attente d'un hôpital: un mélodrame? Les personnages perdent et retrouvent leurs proches se déchirent autour de sujets sentimentaux pleurent comme des enfants crient. Mais aussi s'affrontent en une sorte de dispute philosophique s'engueulent piquent des fous rires et perdent contenance comme dans une comédie à quiproquo. Ou bien s'expriment comme des médiums des rêveurs éveillés. Les sujets graves et frivoles se mélangent les choses sont dites et contredites le langage sacré se combine au profane défiant le politiquement correct et le communément admis selon des procédés d'étrangéisation et de carnavalisation de l'univers dramatique qui tendent vers... la comédie satyrique. Comme toujours chez Viripaev le genre de la pièce est aussi mouvant qu'est multiple l'identité des personnages. Différents registres se télescopent la rupture est de règle l'humour est noir la répétition et la variation régissent l'action. Tania Moguilevskaia Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.
Résumé : Cet amour est comme un poème ou une chanson c'est impossible de le résumer il faut le citer que peut-on dire pour résumer un poème ? c'est celui sur l'amour celui qui dit l'amour résiste à tout qu'il faut aimer à tout prix ? ça c'est le résumé de milliers de poèmes. En juxtaposant des versions légèrement différentes des mêmes événements, Tiago Rodrigues explore un moment de crise, comme une course contre la montre, où tout est menacé et où l'on retrouve la force vitale de l'amour.