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Rimbaud, dernier voyage
Vircondelet Alain
ECRITURE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782359053401
Spécialiste des littératures des XIXe et XXe siècles, Alain Vircondelet raconte une période méconnue de la vie du poète : son départ d'Aden pour la France, et ses derniers mois entre Marseille et les Ardennes, avant sa mort, survenue le 10 novembre 1891. D'Aden à Marseille, l'ultime voyage Le 7 avril 1891, Arthur Rimbaud, 36 ans, est contraint de rentrer en France pour y recevoir des soins. Le voyage du retour depuis Aden, au Yémen, est chaotique : en caravane, il traverse des territoires dangereux, embarque puis arrive à Marseille après des semaines, le 20 mai. Il est hospitalisé à l'hôpital de la Conception. Sa mère le rejoint mais retourne deux semaines après à Roche, la ferme familiale des Ardennes où la soeur de Rimbaud, Isabelle, est également souffrante. Amputé de la jambe droite, Rimbaud se désespère et décide de rentrer à son tour à Roche. Nouveau périple qui se soldera par un retour à Marseille, accompagné cette fois de sa soeur, où il mourra le 10 novembre. Alain Vircondelet a retracé l'ultime voyage de celui qu'on n'appelle plus que l'aventurier, " l'homme aux semelles de vent ", nimbé de ses secrets et ses mystères. Pourquoi tant d'obstination à revenir à Roche ? Qu'attend-il de sa famille ? Qu'en est-il de cet amour quasi incestueux avec sa soeur ? Et de son retour à la religion catholique, affirmé puis confirmé par sa soeur Isabelle, mais farouchement nié par les spécialistes de son oeuvre ? Mais surtout, quel secret révèlent les ultimes moments du poète ?
Le génie de Blaise Pascal, comme les espaces infinis, reste effrayant. Des biographes et des exégètes innombrables ont tourné autour, en évoquant le mathématicien prodige et l'inventeur de la première machine à calculer. Ils ont élevé aussi une statue intimidante au polémiste des Provinciales et au théologien des Pensées. L'homme, avec ses passions, ses doutes, a fini par être enfermé dans les contours d'une image pieuse. Romancier attiré par les vertiges de l'âme, Alain Vircondelet revient au Pascal de chair souffrante et d'intelligence inquiète. Le vrai Pascal. Il le montre déchiré entre les salons et Port-Royal. Il évoque de l'intérieur ses conversions, faisant de la " Nuit de feu " le centre de la tragédie pascalienne, sa source et son achèvement. Il innove surtout en traçant un double portrait de Blaise et de sa soeur Jacqueline. Ils se rejoignent, ici, enfin unis par leurs contradictions et leurs excès. C'est un amour fou où elle entraîne son frère, le sauve et le perd. Personne, depuis Julien Green, n'avait, comme Vircondelet, approché le mystère d'une telle aventure, un roman où tout est vrai.
Résumé : " Quand tout ce à quoi l'on croit, tout ce que l'on aime, tout ce dont on est héritier est menacé, alors il faut résister. A un monde sans repère et déjà barbare, j'oppose ma foi de chrétien. A la mondialisation qui efface tout, les identités et les cultures, j'oppose la splendeur de ma civilisation. A la cité planétaire, j'oppose la simplicité de mon village. Au monde des lettres, trop souvent injuste et cruel, j'oppose ma vérité d'écrivain. A la culture de mort, j'ose opposer la culture de la vie et de l'amour. Aux tueurs embusqués, j'oppose la sérénité des veilleurs. Ce que j'ai écrit là est donc un acte de résistance, le plus juste moyen de protéger la beauté menacée du monde. "
A partir des Evangiles, de rares témoignages de l'époque et des mystiques, des exégètes modernes et aussi de sa propre lecture du christianisme, A. Vircondelet a revisité la vie et l'oeuvre de Jésus. A mi-chemin entre le conte et l'histoire, cette nouvelle vie de Jésus fait exister un personnage aux mille visages, humain et céleste à la fois.
De la princesse de Lamballe, l'histoire n'aura conservé que le souvenir d'une tête outrageusement fardée et fichée au bout d'une pique. Elle fut exhibée sous les fenêtres de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Victime expiatoire d'un régime dont elle n'avait jamais vraiment connu les codes ni les rites, elle succomba sous les coups des massacreurs de septembre 1792.Mais, au delà de son martyre, qui était Mme de Lamballe? Amie de c?ur de Marie-Antoinette, familière d'un Trianon exclusivement destiné aux femmes, surintendante de la Reine, organisatrice de sa Maison et de ses loisirs, elle fut sa confidente et son ultime fidèle. Il n'en fallait pas davantage pour qu'elle devînt la Sapho lubrique de Trianon, l'esclave d'une reine impudique et manipulatrice. Pis encore, l'initiatrice d'un "complot lesbien" dont la mission aurait été de subvertir la monarchie française.C'est ce destin tragique et singulier que retrace Alain Vircondelet. Il démonte aussi les mécanismes des rumeurs, dévoile les névroses d'une société finissante et les ambiguïtés d'une passion fatale.
En 2004, dans le cadre d'un programme mené par le National Geographic en Méditerranée, Jean Malak et ses amis, Abdel Latif et Majid, eux aussi étudiants en archéologie à l'université américaine de Beyrouth, se soumettent à un test ADN pour connaître leurs origines. Ils sont tous les trois de confession différente et le résultat des tests va encore élargir le fossé. D'autant que l'amitié entre Abdel Latif et Majid est compromise par des différends d'ordre politique et personnel... Grâce à la belle Chams, chercheuse en médecine, Jean obtient, à l'été, un poste de volontaire sur un site de fouilles dans sa ville natale, Byblos, le berceau de l'alphabet. La directrice, Eléni, archéologue crétoise, d'abord distante, se rapproche peu à peu du jeune homme. Ensemble, ils ne tardent pas à découvrir une bague en or, source d'une grande inquiétude pour Jean : Eléni pourrait se servit du bijou pour remettre en cause l'histoire de la Phénicie. Jean en est presque inconsolable... Cette découverte est bientôt balayée par le souffle de l'Histoire. Le 14 février 2005, à Beyrouth, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri est assassiné lors d'un attentat. Face à la violence, Jean et ses amis découvrent que le passé ne fait pas toujours l'histoire et qu'ils devront désormais affronter leur destin en restant fidèles à leurs racines. C'est le début, pour Jean Malak, d'une nouvelle odyssée...
Critique, chroniqueur et passionné par la littérature du XIXe siècle, Joseph Vebret raconte l'une des passions les plus célèbres des lettres françaises : celle liant Gustave Flaubert à Louise Colet, aussi brève et tumultueuse que féconde par la correspondance. L'amour avec Louise Colet... poste restante Le 28 juillet 1846, Gustave Flaubert, 24 ans, grand gaillard moustachu, rencontre Louise Colet qui pose dans l'atelier du sculpteur James Pradier. Eclatante beauté de dix ans son aînée, elle est plus connue pour ses frasques sentimentales et son caractère emporté que pour sa production littéraire, pourtant non dénuée d'intérêt. Lui-même sacrifie au " culte fanatique de l'art ", unique consolation à " la triste plaisanterie de l'existence ", mais n'a encore rien publié. Le coup de foudre est immédiat, violent, dévastateur. Louise s'offre sans retenue. Deux jours d'amour fou. Le troisième, Gustave file en direction de Croisset, près de Rouen, où il vit avec sa mère et sa nièce, laissant Louise pour le moins surprise. Gustave semble déjà moins épris, mais il donne le change : " Tu donnerais de l'amour à un mort, écrit-il à Louise. Comment veux-tu que je ne t'aime pas ? Tu as un pouvoir d'attraction à faire dresser les pierres à ta voix. " En réalité, Gustave appartient corps et âme à une puissante maîtresse : la littérature. Bourreau de travail, reprenant et polissant infatigablement ses phrases, noircissant des milliers de feuillets, il jette toutes ses forces dans un roman : Madame Bovary. Louise, volcanique, attend, s'impatiente, tempête, s'emporte, exige, se désespère, se révolte, s'épuise dans d'autres bras. Gustave, impavide, jaloux de sa solitude, tempère. Comment réconcilier le feu et l'eau ? Ce manège dure de 1846 à 1848, puis de 1851 à 1855 : liaison en pointillés de deux amants aux aspirations contradictoires. Mais qui donnera naissance à l'une des plus belles correspondances de la littérature française.
Résumé : " Jocelyne Sauvard restitue un Proust libre et bouleversant dans sa quête d'amour. Le lecteur devient son compagnon de route. " Alain Vircondelet A la recherche des femmes de Proust : une étude originale pour le centenaire de sa mort " Tout ce qui est tendre, poétique, pur, beau " - ainsi qu'il l'écrit à treize ans en réponse à un questionnaire destiné à une camarade de jeux - symbolise la féminité idéale pour Marcel Proust. Depuis qu'il a vu le jour, le 10 juillet 1871, il a vécu au plus près des femmes et les a aimées. Elles ont été ses confidentes, ses professeurs, celles qui apaisent. Elles lui ont servi de modèles, de muses fines et cruelles ; il les a désirées, admirées, les a comblées de lettres, d'éloges, de reproches, de fleurs, de notes. Et il a souffert pour elles en secret. Il les a dépouillées des fards, des convenances, a agencé leurs traits, leur personnalité, leurs mots avec d'autres, imaginés, pour les faire vivre à travers son oeuvre. Qu'elles soient duchesses, artistes, grandes bourgeoises, courtisanes, cuisinières, femmes de chambre ou secrétaires, A la recherche du temps perdu les a mises en lumière. D'ailleurs, des quelque deux cents personnages recensés dans l'oeuvre, plus de la moitié - cent vingt - sont des femmes ! Figures d'amour, de tendresse, ou figures du désir et du manque, Jeanne Proust, Adèle Weil ou encore Elisabeth de Clermont-Tonnerre sont remodelées par l'écriture et incarnent les héroïnes de sa littérature. Car " Maman ", tante Léonie, Françoise, Gilberte, Mme Verdurin, Odette, Oriane de Guermantes, Albertine, Léa ou encore Mlle Vinteuil, elles, sont immortelles !
Ce livre est un jeu : il s'agit de choisir sa vie, exercice difficile au début d'un parcours, mais qui devient plus facile, et plus ludique, quand on approche de la fin. Il est possible de mettre ceci en lumière et de laisser cela dans l'ombre, ou même dans le noir... Sans parler des tâtonnements de notre mémoire, qui nous accompagnent fidèlement, comme le mensonge. Et puis, ai-je pensé, cela m'évitera d'écrire mes mémoires, ce qui est toujours la barbe. J'aime mieux vivre ma vie que la raconter". Ecrivain, scénariste, parolier, traducteur, metteur en scène, mais avant tout conteur, Jean-Claude Carrière se raconte dans cet abécédaire intime qui va d'Aragon à Wajda, et de Doisneau à Shakespeare, en passant par l'Inde et par Pigalle.