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Rencontrer Marguerite Duras
Vircondelet Alain
1001 NUITS
4,51 €
Épuisé
EAN :9782755507294
« Rencontrer Marguerite Duras. J?eus cette chance alors que j?étais tout jeune homme, et cette rencontre fut fondatrice. Elle m?engagea dans ma vie, me fit voir le monde et me fit avancer dans ce que j?ai appelé mon chemin de vérité. Que de lecteurs y ai-je croisés, bouleversés comme moi par ses livres, dotés soudain d?un autre regard, éclairés par d?autres lueurs! » Alain Vircondelet raconte cette aventure intime qu?a été pour lui la lecture de l??uvre de Marguerite Duras, mais aussi son cheminement auprès d?elle, de ses premières rencontres en 1969 jusqu?aux dernières, juste avant sa mort en 1996.Écrivain et universitaire, Alain Vircondelet est l?auteur de la première monographie (1972) et de la première biographie (1991) parues sur l?écrivain. Président d?honneur de l?Association Marguerite-Duras, Président du prix Marguerite-Duras, il lui a consacré six ouvrages.
Résumé : " A la lueur tremblée des derniers flambeaux, ils se retrouvèrent sans parler. Ce fut le meilleur instant, d'une grâce reconquise, arrachée au galop de la vie, qui se passait de mots, s'exprimait dans le frôlement des gestes. Anna semblait croire qu'il suffisait de jouer l'épisode de l'évasion des Piombi pour barrer la route à la mort. Casanova lui dit qu'il n'était rien, qu'elle faisait la petite fille mais que tôt ou tard il reprendrait la route comme autrefois. Il ignorait encore l'heure du départ et la nature de l'attelage, il ne savait pas dans quel état il serait pour partir, mais sûrement très vite il se rendrait à l'évidence du voyage et il redeviendrait ce qu'au fond de lui-même il n'avait jamais cessé d'être : la hâte, la vivacité. Le vent. " 1798. Casanova se meurt au château de Dux, en Bohême. L'heure des comptes peut-elle encore être celle de l'amour ? Entre la servante Anna et le vieux libertin, c'est la dernière scène de la commedia qui se joue, l'ultime partie de dés du voyageur éphémère.
Résumé : " Quand tout ce à quoi l'on croit, tout ce que l'on aime, tout ce dont on est héritier est menacé, alors il faut résister. A un monde sans repère et déjà barbare, j'oppose ma foi de chrétien. A la mondialisation qui efface tout, les identités et les cultures, j'oppose la splendeur de ma civilisation. A la cité planétaire, j'oppose la simplicité de mon village. Au monde des lettres, trop souvent injuste et cruel, j'oppose ma vérité d'écrivain. A la culture de mort, j'ose opposer la culture de la vie et de l'amour. Aux tueurs embusqués, j'oppose la sérénité des veilleurs. Ce que j'ai écrit là est donc un acte de résistance, le plus juste moyen de protéger la beauté menacée du monde. "
Le génie de Blaise Pascal, comme les espaces infinis, reste effrayant. Des biographes et des exégètes innombrables ont tourné autour, en évoquant le mathématicien prodige et l'inventeur de la première machine à calculer. Ils ont élevé aussi une statue intimidante au polémiste des Provinciales et au théologien des Pensées. L'homme, avec ses passions, ses doutes, a fini par être enfermé dans les contours d'une image pieuse. Romancier attiré par les vertiges de l'âme, Alain Vircondelet revient au Pascal de chair souffrante et d'intelligence inquiète. Le vrai Pascal. Il le montre déchiré entre les salons et Port-Royal. Il évoque de l'intérieur ses conversions, faisant de la " Nuit de feu " le centre de la tragédie pascalienne, sa source et son achèvement. Il innove surtout en traçant un double portrait de Blaise et de sa soeur Jacqueline. Ils se rejoignent, ici, enfin unis par leurs contradictions et leurs excès. C'est un amour fou où elle entraîne son frère, le sauve et le perd. Personne, depuis Julien Green, n'avait, comme Vircondelet, approché le mystère d'une telle aventure, un roman où tout est vrai.
Lorsqu'en 1855 Hippolyte Taine (1828-1893) lit, retraduit partiellement et résume l'Anabase, il fait de ce récit le premier reportage de guerre et s'enthousiasme : "Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie." Au IVe siècle avant J.-C., l'expédition des Dix Mille, ces mercenaires grecs partis pour Babylone et y mettre sur le trône de l'Empire perse Cyrus, bientôt contraints de retraverser l'Asie dans l'autre sens après avoir perdu leur chef lors de la bataille de Counaxa, ressemblait-elle à cela? Taine nous donne à lire une formidable histoire abrégée qui déjà crée une vision mythique. Celle-ci n'a pas peu contribué à relancer l'intérêt pour Xénophon et l'Anabase.
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»
Avec quelle rudesse et quelle brutalité traitons-nous la nature! Ne pourrions-nous pas la travailler avec moins de négligence? Après tout, n'est-ce pas ce que suggèrent toutes ces belles inventions-le magnétisme, le daguerréotype ou l'électricité? Ne pouvons-nous faire plus que couper et tailler la forêt, ne pouvons-nous contribuer à son économie intérieure, aider la circulation de la sève? Mais nous travaillons aujourd'hui de façon superficielle et violente. Nous n'imaginons pas tout ce qui pourrait être fait pour améliorer notre relation à la nature animée, ni tous les bienfaits que nous poumons en tirer." Henry David Thoreau est considéré comme l'un des pères de l'écologie. En 1842, dans un article intitulé "le paradis à (re)conquérir', le jeune penseur critique les logiques industrielles qui se mettent en place à l'époque, et anticipe par là-même les travers de notre civilisation destructrice et matérialiste."
Alphonse Daudet est né dans le Gard le 13 mai 1840. Il quitte tôt les bancs de l?école pour venir à dix-sept ans à Paris, en quête d?une carrière littéraire. Il publie ses poèmes (Les Amoureuses en 1858), puis ses romans (Le Petit Chose, Tartarin de Tarascon, Sapho?) qui fondent, petit à petit, sa notoriété. Il travaille comme journaliste et secrétaire particulier, et rencontre, dans les salons, les grandes figures de son temps, notamment Flaubert, Zola et Edmond de Goncourt, avec qui il noue une relation intime.