Après avoir été occulté pendant de nombreuses années, l'écoféminisme fait son retour en France. Née dans les années 1970 sous la plume de Françoise d'Eaubonne, cette pensée critique affirme que la destruction de la planète et l'exploitation des femmes relèvent d'une même logique. Une fois énoncé ce postulat fondateur, une épaisse jungle se découvre alors : celle d'un mouvement pluriel, riche de luttes antimilitaristes et antinucléaires, mêlant perspectives utopiques et modes d'action radicaux, savoirs oubliés et spiritualités alternatives. Un corpus théorique foisonnant, tentant de mettre au jour tout ce que le monde moderne - à travers ses différents systèmes oppressifs (patriarcat, capitalisme, colonialisme, spécisme, technicisme) - a voulu réduire au silence. Dans ce dossier, Socialter propose de dévoiler les différentes branches, figures intellectuelles, collectifs et mouvements de l'écoféminisme.
Les freelances sont d'ores et déjà près d'un million en France et leurs rangs ne cessent de grossir. Attirés par davantage d'indépendance, une nouvelle génération de travailleurs aspire à mettre davantage de sens dans leur métier et de souplesse entre vie professionnelle et vie personnelle. Phénomène nouveau et peu structuré, la réalité du freelancing est pourtant loin des fantasmes qu'elle suscite. La liberté acquise en s'affranchissant du rythme de travail traditionnel rime parfois plus avec précarité, qu'avec une véritable émancipation. Alors comment s'organiser ? Entraide ou loi de la jungle ? Socialter vous propose une plongée au coeur du système Freelance dans ce hors-série spécial, à travers des articles d'analyse, des reportages, des fiches pratiques et de grands entretiens.
Fin du monde, fin du mois, même combat ? Comment allier écologie et justice sociale. L'écologie et le social sont souvent renvoyés dos à dos dans le débat public. Dans les classes aisées, on reproches aux catégories populaires de s'accrocher à la bagnole. Chez les moins bien lotis, on accuse les plus riches de leur faire la morale entre deux vols Paris-New-York. Une transition écologique qui ne soit pas synonyme de privations et de creusement des inégalités est-elle envisageable ? Notre mode de vie est-il négociable ? Comment rendre l'écologie populaire ? Défrichons ensemble ces questions pour remettre fin du monde et fin du mois sur la même page de notre agenda collectif.
L'éclaireur : Christophe Itier, Haut commissaire à l'ESS Entretien fleuve : Benoît Hamon nous livre un entretien sur l'état de la gauche et l'émergence des nouvelles idées politiques. Dossier : Bienvenu dans l'âge de métal, l'envers de la transition énergétique Un dossier qui se concentre sur l'aspect ressources de la transition et se penche sur la question épineuse des métaux rares. -La face cachée de la transition : Si les métaux rares sont à la base de toutes les technologies "vertes" et numériques, le coût environnemental, écologique et énergétique de leur extraction est loin d'être négligeable. -La Chine, géant de métal : grâce à une politique économique ambitieuse et agressive, la Chine est en situation de quasi monopole sur l'extraction des terres rares. Une position qui fait de l'empire du Milieu la grande puissance de la transition. -Faire l'économie des métaux rares : enquête sur la filière française du recyclage et de la récup des métaux rares. -Pour une transition frugale : article de l'ingénieur et essayiste Philippe Bihouix, spécialiste des métaux et des "low tech", qui milite pour une transition énergétique "basse intensité"/ Avant Garde : notre section dédiée aux acteurs qui changent le monde à leur échelle. -Atelier Paysan : une coopérative d'ingénieurs sillonne la France pour former des agricultures à l'autoconstruction de leurs outils agricoles. Leur projet : faire circuler les savoirs et savoir-faire, mais redonner aussi aux paysans leur "souveraineté technologique". -Nouveau Nez : reportage sur les nouveaux parfumeurs "éthiques" et bio. -Marchez sur l'eau : A Rotterdam, un collectif a entrepris de dépolluer la Nouvelle Meuse de tous ses déchets plastiques avant qu'ils n'aillent se jeter dans l'estuaire. En les recyclant et les recompactant, le collectif entend créer des chemins flottants, à la fois balades piétonnes sur l'eau et nouveau support pour l'écosystème de la rivière. -Social & Co : Reportage sur la méthode Simplon, plusieurs années après le lancement de cette école d'un nouveau genre. Le récit : notre récit hors-cadre se déroule à Siné Saloum, au Sénégal, où 14 villages se sont coalisés pour protéger la Mangrove menacée par la surpêche et le changement climatique. Social Fiction : fiction sur les nouveaux bureaucrates, avec une interview de René Ten Bos, auteur hollandais très reconnu et auteur du livre Bureaucratie : encre, paperasse et tentacules aux éditions du Pommier.
Fin du monde, fin du mois, même combat ? Comment allier écologie et justice sociale. L'écologie et le social sont souvent renvoyés dos à dos dans le débat public. Dans les classes aisées, on reproches aux catégories populaires de s'accrocher à la bagnole. Chez les moins bien lotis, on accuse les plus riches de leur faire la morale entre deux vols Paris-New-York. Une transition écologique qui ne soit pas synonyme de privations et de creusement des inégalités est-elle envisageable ? Notre mode de vie est-il négociable ? Comment rendre l'écologie populaire ? Défrichons ensemble ces questions pour remettre fin du monde et fin du mois sur la même page de notre agenda collectif.
Cachés dans nos poubelles, oubliés, méprisés, les déchets nont cessé depuis deux siècles de se multiplier, de saccumuler, sexportant maintenant aux quatre coins du globe pour répondre aux logiques de la mondialisation. La démarche "zéro déchet" est symptomatique dune prise de conscience collective. Mais elle ne se limite pas pour autant à la réduction ou au recyclage de nos déchets : elle questionne la société qui les génère. Ce hors-série, réalisé en partenariat avec Zero Waste France, décrypte les enjeux et problématiques globales liées aux déchets dans la première partie ("Vie dordure"), puis met en lumière toutes les initiatives collectives visant à mettre un frein à la surconsommation dans la deuxième partie ("La réduction sorganise"), avant de livrer quelques clefs pour que chacun puisse franchir le cap dans la troisième partie "Se jeter à leau".