Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La construction des concepts scientifiques. Entre l'artéfect, l'image et l'imaginaire
Vion-Dury Jean ; Clarac François
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296070097
Ces textes tentent de détailler l'importance, dans quelques disciplines scientifiques, des images qui y sont employées soit pour aider à la construction de théories, soit pour présenter des aspects du réel sur lesquels les chercheurs vont faire reposer leurs démonstrations. Dans un premier temps les thèmes suivants sont abondés : les limites de notre globe oculaire dans la formation des images, la dépendance de notre vision du cosmos au rayonnement lumineux analysé, la manière dont les dessins de Faraday lui ont permis de concevoir ses théories. Puis une seconde partie de l'ouvrage est consacrée à l'importance des images dans les neurosciences, particulièrement en histologie et en neurophysiologie. Une autre contribution analyse l'évolution et la superposition des images que les savants et les médecins se sont faites du cerveau. Enfin, une discussion est engagée autour d'un film portant sur cet organe, montrant les liens entre image scientifique, imagination et peut-être imaginaire. A une époque où l'imagerie informatisée, médicale et scientifique est omniprésente, cet ouvrage s'adresse à ceux qui ont compris qu'il ne fallait pas trop la prendre au sérieux et croire que les images sont fidèles au réel. Ce livre réunit les contributions des participants à un colloque organisé par Cognisud, à Marseille, en décembre 2006, sur le thème des images de la science.
Entre 1900 et 1913, le mathématicien et philosophe allemand Edmund Husserl inventait une nouvelle manière de philosopher, la phénoménologie transcendantale. Très rapidement, Max Scheler et Martin Heidegger développèrent cette phénoménologie naissante dans des directions complémentaires à celles de Husserl. Or au même moment, à ce tournant du XXe siècle, un bouleversement majeur de la pensée occidentale survenait : une seconde modernité émergeait qui allait concerner la philosophie, mais également l'ensemble des savoirs humains et des arts. Cet ouvrage traite de la naissance et de l'insertion de la phénoménologie dans le contexte culturel de l'émergence de cette seconde modernité. La phénoménologie y fait office de contrepoids à une scientificité parfois déshumanisante et à une pensée de plus en plus tournée vers la computation. La phénoménologie, philosophie de l'incarnation de l'expérience, pense cette dernière comme origine de toute scientificité et de toute création artistique.
Qu'y a-t-il de commun entre le sublime ou le délice, le caractère multimodal des informations qui nous arrivent au cerveau, l'art-thérapie, l'expérience d'écoute musicale, la graphic-méditation ou bien le détachement du soi et la disparition du fondement absolu ? Tout simplement à la fois le plaisir et le besoin. Dans ce petit ouvrage, des universitaires et des artistes donnent leurs avis très différents sur le plaisir esthétique dans les arts. Loin d'être un inventaire exhaustif de ce que serait un tel plaisir, il s'agit plutôt d'ouvrir des possibilités sur la base de vécus, que ceux-ci soient ceux de l'érudition, du soin, de l'explication, ou de la réalisation d'une oeuvre. C'est un parcours quelque peu imprévu que le lecteur est amené à faire, musardant entre des conceptions très différentes de ce plaisir. Ce parcours n'est pas didactique au sens universitaire. Il se veut simplement une sorte de méditation ouverte sur la problématique du plaisir dans l'art. Nous espérons ainsi que le lecteur, à l'issue de la lecture de ces textes, verra différemment ce qu'il en est de son propre plaisir artistique.
Ce texte nous montre que la phénoménologie (courant philosophique pouvant être défini comme la science des vécus) constitue une méthode de choix pour appréhender le vécu douloureux dans toute sa profondeur et sa complexité. Quel est l'impact de la douleur sur la perception, la temporalité, l'intersubjectivité, ou encore le langage? Qu'est-ce que la souffrance par rapport à la douleur? Pourquoi est-il si difficile pour un soignant d'être confronté à la souffrance de l'autre sans la dégrader, la dénier? Loin de n'être destiné qu'à des spécialistes, cet ouvrage dense mais clair s'adresse à tous les soignants qui accompagnent des personnes atteintes de douleurs chroniques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.