Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'identité culturelle
Vinsonneau Geneviève
ARMAND COLIN
39,25 €
Épuisé
EAN :9782200262976
Que faut-il entendre aujourd'hui par "identité culturelle", alors que se tisse, à l'échelle planétaire, un champ serré d'interactions sociales sans cesse renouvelées? Qu'en est-il de ce que recouvre cette notion?Il y est fait constamment référence, sous des modalités diverses et à des fins variées, dans les médias comme dans la vie sociale en général. Mais un manque criant d'approche critique et d'élaboration conceptuelle sérieuse laisse place à de parfois bien inquiétantes dérives. Le présent ouvrage s'emploie à répondre à ce manque. Il s'applique à montrer que ni la culture, ni l'identité ne peuvent être confondues avec des entités continues, stables et simplement transmissibles, tel un héritage patrimonial. Bien au contraire, il s'agit de phénomènes complexes, dépendant à la fois de la créativité des acteurs sociaux, de leur ancrage historique et des circonstances de leurs rencontres.Qu'elles soient territoriales, religieuses, nationales, ethniques... les identités suscitent ainsi les plus forts engagements, les plus mortels combats, car il s'agit toujours pour les hommes, à travers cette totalité volontiers érigée en absolu qu'ils constituent ensemble, de se reconnaître et de donner un sens à leur présence dans le monde. Ils dessinent les frontières de leur être en rejetant l'altérité et en cherchant le réconfort du partage de pratiques et de valeurs familières. La réflexion sur la dynamique de l'identité culturelle est donc menée ici sous le double aspect des ressources mobilisables pour sa construction et des stratégies susceptibles de se déployer à chaque instrumentalisation de cette formation au service des luttes sociales.La lecture de cet ouvrage, soucieux de demeurer au plus près des préoccupations concrètes des acteurs sociaux, et qui contribue à mettre au jour le procès de leur identification culturelle, sera profitable aussi bien à l'étudiant en sciences humaines et aux professionnels confrontés à l'altérité culturelle qu'à tous ceux qui s'interrogent sur ces questions cruciales. Biographie de l'auteur Geneviève Vinsonneau est docteur d'Etat en psychologie. Elle dirige un courant d'études et de recherches à l'université de Paris V-Sorbonne. Ses travaux visent à comprendre les productions symboliques et pratiques des identités des acteurs sociaux, principalement situés dans des contextes inégalitaires et hétérogènes. Elle est notamment l'auteur de L'identité des jeunes en société inégalitaire (L'Harmattan, 1996), Psychologie et culture, en collaboration avec C Camilleri (A Colin, 1996), Culture et comportement (A Colin, 1997), Inégalités sociales et procédés identitaires (A Colin, 1999).
Après des décennies de guerres, de destructions, d'occupations, le monde arabe apparaît comme un monde en ruines. Mais comme le montre Jalal Toufic, il y a des ruines qui résistent aux reconstructions, les ruines immatérielles qui résultent de "désastres démesurés". Pour l'auteur, cette notion renvoie au premier chef aux nombreuses années de guerre qui ont ravagé le Liban, mais elle désigne plus généralement les atrocités du XXe siècle, le génocide rwandais, ou encore la Shoah. Si l'artiste a effectivement pour tâche de dire le désastre démesuré et de le présenter à la communauté, il ne peut être le porte-parole des morts: il lui faut au contraire ressusciter le "non-mort", et amener la communauté à prendre conscience de son objet perdu. Contrairement aux apparences, il n'y a dans ce geste nulle trace de nostalgie, nul désir de retour à une origine ou à une tradition authentique, la tradition s'est retirée pour de bon. L'artiste se situe ainsi dans un espace ontologiquement indéfini, le mince interstice séparant la mort de la vie. La célèbre phrase d'Hiroshima, mon amour revient sans cesse comme un leitmotiv: "Tu n'as rien vu à Hiroshima." Moyen de poser le problème du témoignage, et d'interroger la représentabilité du désastre démesuré, qui marque, par définition, une coupure radicale, et détruit tout rapport avec le passé. A travers une analyse essentiellement fondée sur la photographie et le cinéma (mais qui convoque également la théologie), Jalal Toufic nous offre une réflexion rare sur les pouvoirs de l'art et sur sa fonction politique, faisant écho à des auteurs comme Maurice Blanchot, Jacques Derrida, ou Georges Didi-Huberman.
Extrait de l'introductionDe nombreux pays de par le monde sont aujourd'hui engagés dans des mutations profondes qui remettent en débat certaines questions fondamentales telles que les limites et découpages sociopolitiques, internes et externes, les sentiments de loyauté, d'appartenance et de solidarité et l'aptitude des individus à être des citoyens. La production et l'évolution de l'espace des pays respectifs, qui tous sont des constructions historiques, méritent plus que jamais d'être comprises dans une perspective globale où l'économie domine largement le fonctionnement social. Si, dans un pays, le territoire national représente le lieu du déploiement des activités de production et des transferts des revenus, ce territoire mérite d'être envisagé en tant que système de lieux et de flux dont la logique et les perspectives ne sont compréhensibles qu'en termes d'interdépendance à l'échelle mondiale. Des échelons territoriaux distincts (communes, départements, régions, État central, Union européenne) se relient en effet à des niveaux distincts des institutions, mais selon une dynamique étroitement soumise à des contraintes qui sont globales; c'est le cas notamment pour les impératifs de centralisation nationale et d'intégration européenne. Ainsi, dans la mondialisation, les conditions de formation des identités nationales, régionales et citoyennes sont-elles diversifiées, y compris dans le cadre de l'Union européenne.La question des identités collectives telles que l'identité culturelle est éminemment politique et elle mérite d'être abordée sous le jour de la pluralité. Le procès identitaire est complexe. Par essence il est pluriel et dialectique, permettant à l'individu à la fois de construire et d'affirmer son être, dans un monde changeant, au moyen de références (notamment territoriales) multiples et aléatoires, par lesquelles se réalisent toutes sortes de formes de fusions et/ou de conflits. La psychologie sociale de l'acculturation propose de comprendre comment les choses se passent en termes d'assimilation, d'intégration, de marginalisation et d'exclusion des populations aux prises avec la mobilité internationale. Le déploiement des procédés par lesquels l'acteur social, individuel ou collectif, se donne une position, à la fois face à lui-même et face à autrui, dans les différentes situations sociales traversées, a encore été compris en termes de «stratégies identitaires». Le présent ouvrage développe ces questions et, à la lumière d'un ensemble d'outils conceptuels et méthodologiques empruntés aux diverses disciplines des sciences humaines (principalement à la psychologie sociale), il analyse les phénomènes identitaires que font naître les dynamiques interculturelles aujourd'hui accélérées avec la montée de la mondialisation.
Résumé : Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation. La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet. Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ? Cette 4e édition expose les apports les plus récents sur cette question cruciale.
Résumé : Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications "sociétales" s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...
Cet atlas historique du Moyen Age présente en 42 fiches dix siècles d'époque médiévale. De l'Antiquité tardive au Bas Moyen Age, soit du Ve au XVe siècle, il aborde les grandes thématiques et les événements importants de la période. En s'ouvrant aux espaces lointains -Asie, Afrique, Amérique du Sud- il donne à voir et à comprendre la période médiévale dans toute sa diversité. S'appuyant sur un déroulé chronologique, l'ouvrage permet de dégager la trame générale des grandes phases de l'époque médiévale et montre les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou d'un courant artistique. Un index des thèmes, des noms propres et des lieux facilite la compréhension de la période. Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.
Résumé : Les troubles de la personnalité représentent un large champ des consultations en clinique et soulèvent des enjeux théoriques et thérapeutiques. S'agit-il de troubles ou de pathologies, voire de structure pathologique ? Comment diagnostiquer et soigner ces troubles ? Ce livre décrit les spécificités cliniques comportementales, émotionnelles et cognitives de chacun de ces différents troubles : névrotiques (personnalités obsessionnelle compulsive, histrionique, dépendante), limites (personnalités borderline, narcissique, antisociale) et psychotiques (personnalités paranoïaque et schizoïde). Puis il développe les différentes théories explicatives qu'elles soient psychanalytiques, cognitivo-comportementales ou développementales, et les prises en charge et stratégies thérapeutiques qui s'en inspirent. L'ouvrage s'adresse en premier lieu aux étudiants en psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Cette 2e édition actualisée et complétée présente les phénomènes et processus fondamentaux étudiés en psychologie sociale. Ces grandes notions constituent une synthèse claire et pédagogique des sujets abordés en psychologie sociale : elles ne renferment que l'essentiel et sont illustrées à l'aide d'exemples ou d'expériences. Elles constituent ainsi un guide pertinent et un support efficace pour aller à l'essentiel, réviser son cours ou préparer des épreuves d'examen. Sont ici abordées les grandes catégories d'étude de la psychologie sociale : les processus et phénomènes intrapersonnels ; les processus et phénomènes interpersonnels ; les processus et phénomènes intragroupes ; les processus et phénomènes intergroupes.
Résumé : Se fondant sur les recherches effectuées aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, ainsi que sur des témoignages d'adultes surdoués, ce livre est destiné d'abord aux surdoués qui souhaitent optimiser leur parcours professionnel et mieux comprendre pourquoi ils s'y sentent parfois mal.
Robespierre, avocat pénal prodige, a un sens aigu de la justice. Sa grande éloquence et le nombre croissant de cas où il vient en aide aux plus faibles lui valent la réputation d'être " l'avocat des pauvres ". Afin de corriger les contradictions de la société et sauver les défavorisés, il en vient à manipuler une foule de fanatiques lors de la Révolution française. Mais ce qu'il en résulte correspond-il vraiment à ses attentes ?
Résumé : Pourquoi une manifestation, pourtant encadrée, bascule-t-elle dans la violence ? Comment expliquer qu'un individu change de comportement dans une foule ? Qu'advient-il de notre libre arbitre lorsque nous nous rassemblons en nombre ? Qu'est-ce qu'un leader charismatique et comment s'y prend-il pour convertir une foule à ses idées ? Comment sommes-nous passés de la dictature du souverain à celle de l'opinion publique ? Avec ce livre de 1895 promis à un succès mondial, Gustave Le Bon (1841-1931) dissèque l'âme des foules, cette logique grégaire qui fait sauter les digues individuelles et emporte tout sur son passage dès lors qu'une masse se constitue. Un classique à l'origine de la psychologie sociale.