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Femmes lacaniennes
Vinciguerra Rose-Paule ; Laurent Eric
MICHELE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782815600170
Freud était resté en suspens sur l'énigme de la femme. Lacan fit un pas de plus. Il renouvela ainsi la question de la sexualité féminine dont l'horizon fut longtemps celui des aventures de la maternité ; il est allé jusqu'à dire - ce qui fit scandale à son époque - : "La femme n'existe pas." Il y a, en effet, concernant La femme, un impossible à dire. Et cet abord de la question féminine par Lacan a changé la psychanalyse elle-même. Peut-on dire alors que la position féminine soit affine à la position du psychanalyste ? Ceci n'induirait aucunement que la psychanalyse soit devenue "affaire de femmes". Mais l'ordre phallique qui organise notre monde n'est pas l'alpha et l'omega de la réalité humaine, il y a une jouissance féminine au-delà du phallus. Dès lors, les enjeux de la pratique analytique ont à être repensés. Freud pensait le roc de la castration ou l'envie du pénis comme des butées de fin d'analyse. Avec l'émergence d'une logique de la sexuation féminine, Lacan a apprécié autrement cette fin. L'empire de la jouissance qui déborde le cadre oedipien du symptôme n'est plus seulement reste inerte, lacune. Cet excédent de jouissance énigmatique, fuyant, sans paroles, peut devenir pour chacun, homme ou femme, point d'appui, matière à une invention qui mène la cure à une autre fin. C'est là un des enjeux de la passe, cette marque d'une analyse terminée, gué Lacan a élaborée. Un analysant peut y révéler comment il a su cerner le bord de son impasse et trouver une solution satisfaisante. Le travail qui suit a pour fil conducteur les avancées du dernier enseignement de Lacan sur la position féminine et l'au-delà de l'OEdipe, la fin de l'analyse et les tâches du psychanalyste mais aussi bien, le déclin du Père dans la civilisation et la crise de l'ordre symbolique à l'aube du XXIème siècle. Quelles conséquences ces changements ont-ils opéré sur la dissémination des modes de jouir contemporains et quels effets sur la famille notamment ? Au XXIe siècle, une psychanalyse vivante ne saurait opposer une bouche pincée à ces nouveaux enjeux. Ce sont aussi les siens.
Résumé : Découvrir, ouvrir les yeux, explorer, s'émerveiller... Regarde autour de toi, la nature est là pour t'éveiller, te faire grandir, te donner force et sérénité. Une potion magique pour retrouver sa nature profonde !
Dans cet album, le jeune Aladin découvre la lampe magique et fait apparaître le génie qui lui accorde un souhait à chaque nouvelle saison... Mais chaque v?u doit comporter trois mots qui commencent par le même son. Cette jolie histoire, à dire et à redire, constitue le point de départ de jeux variés autour du phonème, qui est l'unité sonore la plus difficile à percevoir.
Résumé : Et si la perspective moderne n'existait pas ? Ne faut-il pas nuancer la thèse massivement admise qu'au Quattrocento, un dispositif unitaire de représentation se mettrait en place dans la peinture, dont la fonction demeurerait inchangée jusqu'à l'Age classique ? En relisant les textes d'Alberti, de Piero della Francesca, de Léonard de Vinci et d'Albrecht Dürer, en regardant autrement les peintures de la Renaissance, des fresques d'Arezzo ou de la Cène de Milan, ce livre met en effet en évidence des dispositifs singuliers, liés pour chaque peintre à des régimes différents de la représentation, du visible, de la vision et du regard. Pourtant, au XVIIe siècle, le discours sur la perspective est soudain convoqué par la philosophie, pour éclairer le nouveau partage entre la représentation du sujet pensant et une matière désormais géométrisable. A quelles conditions, improbables et contingentes, la perspective a-t-elle pu tenir cette place à la fois décisive et ambiguë dans l'émergence de l'âme classique ? Par quelles transformations, de la surface de la peinture et de la place du spectateur, a-t-elle dû passer pour rendre possible la clôture de l'image sur la représentation classique ? A l'histoire d'une forme symbolique, ce livre substitue le récit désormais éclaté d'une archéologie ou d'une généalogie de la modernité.
Milner Jean-Claude ; Zizek Slavoj ; Lucchelli Juan
Résumé : Guerre des sexes, émancipation des femmes, contestation de l'hégémonie hétérosexuelle, mariage gay, LGBT, l'éclatement du sexuel semble illimité en même temps que des nouvelles transformations identificatoires cherchent à s'imposer, ce qui confirme que la sexualité ne peut être que normative. Mais toute norme contient ses propres lois restrictives de telle sorte que le malaise est la règle. Aussi, ce qui semble nouveau porte surtout la trace de l'ancien qu'il essaye de surmonter. Dans le mariage homosexuel, pour ne prendre que cet exemple, c'est le mot mariage qui l'emporte et contre lequel on s'insurge : non pas contre le fait qu'il y a des homosexuels, mais bien plutôt qu'ils puissent se marier. Mais le point essentiel est le suivant : même si l'on adhère à une théorie innée de la différence sexuelle ou, au contraire, on la considère comme l'arbitraire même, comment se fait-il qu'il y ait toujours malaise dans les normes sexuelles ? Pourquoi le rapport entre les sexes ou, plutôt, le rapport au sexuel est toujours déséquilibré ? Jean-Claude Milner, Slavoj Zizek et Juan Pablo Lucchelli développent ces questions depuis des champs divers et ne craignent pas d'aborder des sujets qui fâchent et divisent l'opinion. Ils introduiront des balises et des trous d'airs dans les sexualités. Ils tenteront ainsi de suivre les conseils d'un James Joyce : si nous ne pouvons pas changer le pays, changeons au moins de conversation.
J'ai deux écoles de la vie : l'école des études, pour soi-même, et l'école de la vraie vie", explique un élève à sa professeure. Pour lui, la vraie vie, c'est le jeu de la vie. Mais pas à l'école. Tant d'élèves, tant de professeurs, pensent que "la vraie vie est ailleurs !". L'école doit inventer aujourd'hui les lieux et les liens pour rendre les élèves plus présents, plus attentifs au savoir vivant que les enseignants leur transmettent, plus responsables devant la vie qu'ils ont à construire. Comment faire classe afin que les élèves s'y sentent accueillis dans leurs dires et consentent, peu à peu, à abandonner cette position de repli sur soi pour s'ouvrir à la vie de l'esprit ? Soutenir ce pari exige de savoir dire "oui" au sujet qui s'exprime tout en disant "non" à ce qui le déborde, à ce qui peut le pousser à des extrêmes, voire jusqu'au refus scolaire. C'est ce savoir-y-faire-là que nous transmettent ici des enseignants, avec l'éclairage de la psychanalyse, dans la mesure où ils s'interrogent sur la vie du langage, le savoir de l'enfant, le désir des pédagogues et la fonction que tient dans l'éducation le désir de l'Autre. Paner sur les impasses, la dimension pulsionnelle de la satisfaction et de la jouissance permet d'entrevoir des éclaircies dans l'impossible d'éduquer.
Résumé : Ce livre propose une critique de la réduction du langage à la simple communication et du postulat de celle-ci qui, au nom d'un parler vrai, prétend dire ce qu'il en serait du réel. Vie éprise de parole cherche à faire valoir le pouvoir d'évocation ou d'invocation de la langue. Qu'est-ce que parler veut dire ? Y a-t-il un apprentissage de la langue ? Que nous apprennent Les Mots de Jean-Paul Sartre ou les Variations sauvages de la pianiste Hélène Grimaud ? Quelles sont pour les enfants et les adolescents les répercussions de l'envahissement des objets gadgets dans leur rapport au langage et à la présence de l'Autre ? Plutôt que d'être nostalgique, comment faut-il savoir y faire avec cette modernité ironique qui met en question le savoir de l'Autre ? Il s'agira de trouver comment dire à la fois oui et non aux usages immodérés de ces objets gadgets et de proposer un nouvel éclairage de l'usage fréquent des insultes dans le discours courant. Jacques Lacan faisait de l'insulte le début de la grande poésie, ouvrant une voie que ce livre cherche à explorer. Des divers fragments de vie présentés ici comme des témoignages de cures analytiques, ou des récits de vie extraits de publications, nous pouvons déduire qu'au XXIe siècle, malgré un certain désordre du symbolique, la langue reste vivante pour autant qu'à chaque instant le sujet la crée.
Résumé : Autrefois assigné à un destin par son milieu social, l'enfant risquait de ne pas accomplir ses voeux les plus intimes. Peut-on aujourd'hui lui permettre de se frayer une voie selon la singularité de son désir ? On imagine trop facilement que le petit enfant ne comprend pas ce qu'on dit, qu'il ne peut pas déjà percevoir les pensées et les émotions de son entourage. On croit qu'il est d'abord immergé dans un monde de sensations et d'images où le langage n'aurait pas sa place. Or dès sa naissance, l'enfant est un être de langage, très sensible à la modulation de la voix, à l'écoute de la moindre parole. Son babil laisse entendre la jouissance qu'il éprouve à s'exprimer. Puis, lorsqu'il s'affirme par la parole, c'est avec jubilation et ferveur qu'il prononce les mots et tente ses premières petites phrases. Il prend le langage très au sérieux, pose beaucoup de questions, curieux, avide de comprendre. Il aime aussi jouer des mots et du sens, inventer sa langue, se faire poète. Cependant, malgré son amour de la langue, il se trouve dépourvu pour réagir aux malentendus, aux conflits, aux blessures et aux traumatismes que la vie lui réserve. Il n'a pas les mots pour dire les premiers émois qu'il éprouve et qu'il ne sait comment assumer. Il tente de résoudre les énigmes de l'existence et n'y parvient qu'imparfaitement, ce qui peut l'angoisser. Des symptômes viennent indiquer sa détresse. La psychanalyse offre à l'enfant l'espace propice à remettre ses questions en chantier. Il a la surprise de découvrir que l'analyste, par sa présence, lui donne l'appui nécessaire à trouver lui-même les réponses à ses interrogations, enfouies dans son inconscient, apportant la solution à ses symptômes.