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La nuit du privilège. Nouvelles brèves
Vincent Marie-Claude
TEMPS IL FAIT
13,50 €
Épuisé
EAN :9782868532411
Marie-Claude Vincent est de la race toujours vaincue et pourtant invincible des libérateurs de l'amour. Ses livres ne manifestent pas d'autre urgence que celle de faire vivre " l'amour en vérité ", par la blessure, par l'entaille pratiquée largement dans le jour. Si, souvent, l'effusion de sang ne peut être évitée, nous n'entrons pas pour autant par ce livre dans un monde infernal. Dans ces nouvelles brèves, hantées par le passage d'amantes, de petites filles et de grands fauves, la lumière de l'enfance (ou celle des anges) est rarement perdue. Le sacrifice n'est pas gratuit, il participe de l'ordre du monde. Et il n'y a pas de répit. Il faut courir, crier dans les rues, fuir parfois pour mieux affronter. Ces récits de sorcière, de femme, de mère, d'amante, sont aussi des poèmes en prose. Ou bien encore des équations à la rigueur foudroyante, des outils de haute précision que le lecteur pourra utiliser pour détruire en lui, comme par la concentration extrême d'une lumière, la médiocrité amoureuse et le désir de possession. Tant il est vrai que le tigre est infiniment moins dangereux que " les hypocrisies, les corruptions, les formes banales du désir ". Jean Pierre Vidal
Tunis, novembre 2012. Avec mon amie Rita, nous voilà parties à la rencontre de femmes engagées dans les mouvements associatifs, la société civile. Zeyneb Farhat, directrice de programmation d'El Teatro, le premier espace d'art et de création du pays, Sadika Keskes, artiste et designer internationale, Bochra Bel Hadj Hmida, avocate médiatisée, Nadia Boulifa, retournée vivre en Tunisie après la révolution, Nadia Châabane, élue députée par les Tunisiens de France... mais aussi Najoua rencontrée par hasard dans la médina ou Aïda, femme de ménage, chacune livre un peu de son parcours, un regard sur l'actualité. Abordant la condition de la femme et la période de la révolution, ces témoignages inscrits dans une histoire collective, délivrent un message d'espoir. Cette révolution ne se fera pas en un jour ! Pour répondre aux attentes d'un peuple qui souffre et qui a faim, contre l'extrémisme, le port d'un voile qui n'est pas le leur, ces femmes prônent la démocratie, l'éducation, la culture. Elles croient dans la singularité de l'identité tunisienne, un pays précurseur dans le monde arabe, en matière de droits des femmes notamment. Elles le disent haut et fort : "Avec la révolution, le mur de la peur est tombé !"
Résumé : La joie et la douceur règnent dans cette famille composée de parents amoureux et de leurs trois filles, Elisabeth, seize ans, Lou, douze ans, et Laura, un an. Jusqu'au jour où Elisabeth part passer le week-end chez une amie et ne revient pas. Bloquée par le silence des parents, Lou n'ose pas poser de questions. Le corps pressent ce que l'esprit refuse d'entendre, mais la vérité serait plus blessante que le silence. C'est sur cet événement que Lou revient, quatre ans plus tard, à la veille de ses seize ans, âge d'Elisabeth à sa disparition. Elle raconte sept longs mois d'attente obstinée, les cahiers intitulés Pour que tu sois au courant de tout quand tu reviendras, dans lesquels elle note le moindre changement survenu dans la famille, et les défis qu'elle s'impose afin de ne pas se laisser submerger par l'angoisse. Mais les comportements obsessionnels et compulsifs prennent de l'ampleur, les résultats scolaires sont en chute libre et Lou frôle les bords du précipice. Le jour de son treizième anniversaire, un oncle rompt enfin le silence et parle en termes clairs de la mort d'Elisabeth (elle est morte noyée). Lou raconte alors comment la vie est revenue en elle. Les affaires d'Eli rangées dans des cartons, l'installation de Laura, la petite soeur, dans le lit jumeau, et le rattrapage scolaire. Mais, lorsqu'elle atteint l'âge exact qu'avait Eli le jour de sa mort, elle ne voit comment se résoudre à devenir plus vieille que sa soeur. " La seule chose qui me paraît inconcevable, c'est de cesser, physiquement, d'être la petite soeur d'Eli. " Il va bien falloir, pourtant, passer ce cap...
L'Allemagne a connu depuis 1945 plusieurs vagues migratoires, donnant lieu à des politiques d'accueil spécifiques en fonction de l'origine des migrants. Ces flux ont longtemps été analysés séparément. Est-il possible aujourd'hui de mettre l'accent sur leurs liens mutuels et de considérer ce passé comme une expérience migratoire accumulée, susceptible de constituer une ressource pour le pays devenu premier pays d'immigration en Europe ? C'est la question que traite ce dossier à différentes échelles temporelles et géographiques.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati
Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots. On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute." Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.