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L'homme de septembre
Vincent Marie-Claude
MERCURE DE FRAN
11,60 €
Épuisé
EAN :9782715221451
Cela, qui n'avait pas de nom, était donc advenu... Elle n'avait jeté qu'un seul cri. Rauque, d'une gravité démesurée, qui n'était pas d'elle, ne l'avait jamais été. L'homme surgi dans la chambre l'avait fait taire en encerclant la gorge... Il l'avait injuriée, craché sur le visage défait, épouvanté. S'était enfoncé en elle avec rage, déchirant la douceur du ventre. Le cri s'était étouffé dans l'étau des doigts. " Sous le regard de sa mère Leonora, le petit Nils joue sur la plage d'Hammamet. Une joie sans ombre se fit sur son visage. Nils et l'innocence de son âge ne savent rien de l'angoisse qui ronge Leonora. Il rit en se roulant dans les vagues. Luxe, calme, richesse des couleurs et des senteurs d'Orient... Trop de bonheur ? La plénitude de l'enfant contraste violemment avec les souvenirs de la mère. Plusieurs années auparavant, Leonora a vécu un cauchemar quand cet homme - " l'homme de septembre " - a étranglé ses espoirs, malmené sa chair, saccagé sa vie. Ce jour-là, son existence a basculé dans l'insupportable. L'amour de jeunesse, total et sans compromissions, incarné par Claudio, n'a pas résisté au choc. Puis il y eut André, qui sut comprendre que la vie abîmée de Leonora n'admettrait désormais plus le moindre soupçon de passion. Remarquable de force et de lyrisme, L'homme de septembre est le deuxième roman de Marie-Claude Vincent.
Salmata, son sourire et ses cacahuètes, Colette Nana, présidente de la Fédération nationale des femmes rurales du Burkina "gâtée par l'école des Blancs", cet ouvrage retrace sous forme de portraits le quotidien des femmes dans un des pays les plus pauvres au monde. Brigitte, élève sage-femme, Awa, cultivatrice, Noémie, chef d'entreprise, qu'elles habitent en ville ou à la campagne, de grandes disparités existent. Mais, bien souvent encore, "c'est l'homme qui décide et les femmes n'ont pas les moyens de se faire entendre." Au hasard des rencontres, entre témoignage sur la condition féminine au Burkina et carnet de voyage, ces récits laissent également la place à l'émotion. Personne ne restera insensible au courage de Mamounata, ni aux rêves que Bintou, princesse aux pieds nus, qui aurait voulu être commerçante, grosse comme une bourgeoise, vivre en ville et s'éclaircir la peau, formule pour son enfant : "Je voudrais qu'elle soit fonctionnaire ou ministre. La première chose qu'elle aurait à faire, ce serait d'aider les femmes à sortir de la pauvreté."
L'Allemagne a connu depuis 1945 plusieurs vagues migratoires, donnant lieu à des politiques d'accueil spécifiques en fonction de l'origine des migrants. Ces flux ont longtemps été analysés séparément. Est-il possible aujourd'hui de mettre l'accent sur leurs liens mutuels et de considérer ce passé comme une expérience migratoire accumulée, susceptible de constituer une ressource pour le pays devenu premier pays d'immigration en Europe ? C'est la question que traite ce dossier à différentes échelles temporelles et géographiques.
Tunis, novembre 2012. Avec mon amie Rita, nous voilà parties à la rencontre de femmes engagées dans les mouvements associatifs, la société civile. Zeyneb Farhat, directrice de programmation d'El Teatro, le premier espace d'art et de création du pays, Sadika Keskes, artiste et designer internationale, Bochra Bel Hadj Hmida, avocate médiatisée, Nadia Boulifa, retournée vivre en Tunisie après la révolution, Nadia Châabane, élue députée par les Tunisiens de France... mais aussi Najoua rencontrée par hasard dans la médina ou Aïda, femme de ménage, chacune livre un peu de son parcours, un regard sur l'actualité. Abordant la condition de la femme et la période de la révolution, ces témoignages inscrits dans une histoire collective, délivrent un message d'espoir. Cette révolution ne se fera pas en un jour ! Pour répondre aux attentes d'un peuple qui souffre et qui a faim, contre l'extrémisme, le port d'un voile qui n'est pas le leur, ces femmes prônent la démocratie, l'éducation, la culture. Elles croient dans la singularité de l'identité tunisienne, un pays précurseur dans le monde arabe, en matière de droits des femmes notamment. Elles le disent haut et fort : "Avec la révolution, le mur de la peur est tombé !"
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.