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La religion de Ricoeur
Vincent Gilbert
ATELIER
15,75 €
Épuisé
EAN :9782708239784
La religion ne serait-elle que déraison? Les philosophes prennent souvent le langage religieux à la lettre et le rejettent alors comme un tissu de non-sens. Quel crédit y accorder? Peut-on l'interpréter et comment? Paul Ricoeur démontre que le langage religieux n'existe que dans le contexte de traditions historiques spécifiques. Il plaide pour une raison élargie, enrichie par l'attention prêtée aux univers symboliques, dont ceux du religieux. Entre la religion et la raison, estime-t-il, l'opposition cesse d'être radicale si l'on reconnaît le rôle des fictions, et plus précisément des métaphores et des récits, deux formes littéraires sur lesquelles ont porté ses recherches. Paul Ricoeur rappelle que les traditions humaines peuvent constituer des ressources symboliques précieuses au service de la compréhension de la condition humaine et d'une conception enrichie de la laïcité. Biographie: Gilbert Vincent est professeur de philosophie à l'université Marc-Bloch de Strasbourg. Il coordonne les activités du groupe pluridisciplinaire "Ethique et droits de l'homme". Ses domaines d'étude sont l'herméneutique (Exigence éthique et interprétation dans l'?uvre de Calvin, Labor et Fides, 1984), la sociologie des religions (L'exercice du pouvoir dans le protestantisme [en collaboration], Labor et Fides, 1990) et l'éthique sociale (Hospitalité et solidarité, PUS, 2006).
Biographie de l'auteur Jérôme Porée est professeur de philosophie à l'université de Rennes 1. Gilbert Vincent est professeur de philosophie à l'université Marc Bloch de Strasbourg.
Une majorité de nos contemporains estiment que la solidarité est une valeur importante : serait-ce le signe qu'on commence à percevoir les effets dissolvants de l'individualisme ? Beaucoup, pourtant, ont l'impression que les relations sociales sont plus âpres, que la compétition tend à l'emporter sur les conduites altruistes : ce genre de constat n'annoncerait-il pas que la résignation menace ? Les nombreuses observations recueillies dans ce volume semblent aller surtout dans le sens de la seconde hypothèse, car, à côté d'une moindre fréquence des engagements altruistes, on discerne, chez la plupart des gens, une tendance nette à réserver à ses proches - famille et compatriotes - les ressources, en temps comme en argent, qu'on est prêt à consacrer à la solidarité. Les choix et engagements des jeunes, qu'on imagine souvent moins conformistes, plus tentés par l'utopie et désireux d'expériences alternatives, nous obligeraient-ils à nuancer l'impression générale ? La comparaison de données d'enquête recueillies chez les étudiants, sur plusieurs années, confirme largement la tendance générale vers plus d'individualisme. Néanmoins, il existe une minorité de jeunes attachée, en paroles et en actes, aux valeurs d'entraide et de générosité. On a choisi de prêter attention à cette minorité, d'analyser les facteurs - histoire familiale, exemple parental, engagements religieux, militantisme syndical ou politique etc. - susceptibles d'éclairer la socio-genèse des choix affirmés par chacun en matière de solidarité, au carrefour de l'éthique et de la politique.
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.