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La littérature inquiète. Lire écrire
Vincent Benoît
PUBLIE NET
17,76 €
Épuisé
EAN :9782371776036
J'ai rêvé que Jean Paulhan avouait sur un plateau télévisé qu'il avait créé de toutes pièces le personnage de Maurice Blanchot comme incarnation de tout ce que représentait la littérature d'après-guerre : personnage kafkaïen, ubiquiste et cantonné en permanence à une chambre d'écriture/ lecture ("une espèce de chambre d'écho", disait-il). Oui c'était lui, et un petit comité d'écrivains triés sur le volet, qui avaient rédigé L'entretien infini, L'attente l'oubli ou La folie du jour. Si au départ il était quasiment seul, l'écriture est devenu de plus en plus collective au fil du temps, ce qui rendait la syntaxe (notamment) si singulière et l'emprise si importante. Nous étions dans le bureau de la rue ex-Sébastien Bottin. Il avait un gecko sur le revers de costume et trempait de temps en temps le bout de ses doigts dans un bocal d'eau verte". Livre hybride, entre lecture et écriture, essai osant parfois sa part de fiction, l'enquête de Benoît Vincent vise à sonder l'incertitude voire l'ambivalence dans la production contemporaine de ces dernières décennies. En un mot, l'inquiétude. Car la littérature inquiète, dans toutes les porosités des deux versants d'une même pièce : lire & écrire. En marge des éclaircissements académiques généralement propres à la critique, La littérature inquiète se plonge dans les eaux profondes, supposément obscures, des écritures d'aujourd'hui, en traversant entre autres les territoires d'Arno Bertina, François Bon, Nicole Caligaris, Italo Calvino, Patrick Chatelier, Claro, Emmanuel Delaplanche, Régis Jauffret, Pierre Senges, Enrique Vila-Matas, Guillaume Vissac ou Antoine Volodine. Le tout sous les figures tutélaires que sont Paulhan, Blanchot, des Forêts et Quignard.
Résumé : Grâce à l'impact de leurs actions, François, Eusèbe et Lisa ne sont plus les seuls à se rebeller contre l'occupant allemand ; des adultes entrent aussi à présent en résistance, notamment le maire, le curé et les parents d'Eusèbe et François. Tout en gardant leur anonymat, les jeunes résistants font à nouveau preuve d'un culot extraordinaire en faisant le lien entre adultes pour organiser un système de passage de prisonniers français évadés vers la zone libre. En parallèle, les Allemands renforcent leur surveillance et n'hésitent pas à recourir à la violence voire au meurtre. Nos héros sont directement confrontés à la mort et au racisme. Dans une France de plus en plus divisée, de petits grains de sable isolés parviendront-ils à enrayer la machine nazie ?'
Je suis le clown que vous attendez, les poches bourrées d'antidépresseurs, la phrase alerte. Vous avez payé pour me voir, approchez, oui, plus près, c'est vrai j'ai l'air humain à cette distance, ne vous y fiez pas, je ne suis qu'un clown et vous ne serez jamais que mon public. Au-delà il n'y a rien, oui, venez plus près". Premier roman, livre malade, livre sans cirque et sans remords. Histoire sans début ni fin, période dont on aurait réussi à garder, à prélever l'éclat.
Six nouvelles originales aux fins inattendues. Six tranches de vies ou expériences passées qui modifieront le regard des protagonistes ou auront laissé une marque indélébile dans leurs mémoires.
Pink Floyd : une esthétique accomplie, accomplie pour elle-même et accomplie pour le rock. Une esthétique née sur la douleur de l'absence, et qui dans l'absence finira par sombrer. Ils sont quatre, issus de différentes réalités, et ensemble ils vont révolutionner un genre : leur album phare The Dark Side of the Moon en 1973 est un moment de bascule dans l'histoire du rock. Peut-être le début de la fin ? Car rien ne sera plus jamais comme avant après cet opus. Deuxième volet d'une série de fictions sur le rock initiée avec Local héros (2017), Un de ces jours est une plongée dans le bouillonnement collectif et les zones d'ombre d'un groupe devenu culte.
Un pont sur la Manche, une femme électrique, un express de l'avenir... Entre fantaisie et anticipation, causerie scientifique et fiction,? Michel Verne, fils de Jules, imagine à la fin du dix-neuvième siècle ce que sera la science de demain...
Résumé : On vit des tourbillons de sable mêlés de feuilles, de branches, d?arbresentiers, puis des blocs de terre, des lambeaux de forêts, puis des bois de Meudon, de Saint-Cloud, de Ville-d?Avray, avec la motte, ceux mêmes de Marly et de Saint-Germain, enfin la plus belle moitié des environs de Paris, traverser les airs et couronner ses ruines.
Résumé : La poésie, quand elle dit notre expérience du réel, devient cette expérience même. Elle est recherchée jusque dans le plus simple : ce qui ici, dans la déambulation, dans la confrontation à la beauté et élémentaire, la force des éléments qui nous rejoignent au plus près, advient comme simple présence. Expérience tendue, qui se fond au pays explore, traces de la guerre, force d'une roche, et l'humilite de celui qui se pre sente a eux. A l'épreuve du réel, et sans plus savoir d'où nous voyageons, la poésie devient son propre rêve. Dans la succession kaléidoscopique des choses vues, comme ce que Stendhal nomme "promené au long du chemin", laissons le glissement même porter jusqu'à nous cette voix ténue mais insistante. Car entre l'arborescence des mots et ce qui en eux fait images - qu'elles aient été saisies par la photographie ou simplement perçues comme aux marges de la perception - c'est notre propre expérience qui est convoquée. On reconnaîtra ici le travail de précision que mène Jean-Yves Fick sur son site Gammalphabets.
Résumé : Nous sommes à Arles, le 18 mars 1888. Nous sommes à Saragosse. Nous sommes à Londres. Nous sommes en novembre 1887, à Paris. Nous sommes en Slovénie, au Maroc. Nous sommes à Valparaiso, nous sommes au nord de la Suède, en 1889, nous sommes à Porto. Nous sommes à Belleville. Nous sommes à Séville, en Irlande, dans les Balkans. Nous sommes en 2007, en 1992, en 1964, en 1940. Nous sommes partout, nous sommes tout le temps, guidés par le décortiqueur de vies qu'est Matthieu Hervé, qui prend la casquette d'un biographe marionnettiste, et fait se croiser au gré des époques et des pays, des hommes et des femmes qui s'aiment, écrivent, peignent, souffrent, fuient, trompent, se trompent, philosophent, font du cinéma, du cirque, voyagent, luttent contre la maladie, découvrent la poésie, l'architecture, l'art, la mélancolie, le tragique, le silence, espèrent, jouent, jouissent et meurent, chacun dans leur petit monde, dans leur petit espace-temps à eux, qui enfin éclosent, émergent, et surprennent comme autant de gigantesques monuments qu'on croiserait au détour d'une ruelle. Et peut-être que tous ceux-là ne forment en fait qu'une seule et même personne, pourquoi pas un jeune homme solitaire assis à la table d'un bar, qui écoute ce qui se passe autour de lui, qui murmure tout bas, et qui construit son petit théâtre personnel : coté cour et côté jardin, ses personnages alignés, entrant en scène chacun leur tour, un peu solennels, attendant que l'autre ait fini de vivre ce qu'il devait vivre ; en face, son public, les lecteurs ; dans la fosse, l'orchestre et son chef, un singe en queue-de-pie ; et puis l'écho du monde comme souffleur.