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LES PETITS HOMMES D'ABIDJAN
VILLEMOT JEAN-MARIE
RIVAGES
8,65 €
Épuisé
EAN :9782743616007
Venu à Abidjan en pleine guerre civile visiter une mourante, le père Brigand n'a pas perdu la foi en Dieu, mais sa légendaire foi en l'être humain est mise à mal. A peine arrivé, il se retrouve face à face avec un cadavre, celui de Modeste Lefort, un blanc assassiné de façon particulièrement macabre: il a été égorgé, on lui a tranché les lèvres, et on l'a coiffé d'un grotesque bonnet violet. Des détails étranges attirent l'attention du prêtre: la présence de fourmis et de talc sur le corps ainsi qu'une forte odeur d'encens dans la pièce. Pour le commissaire Innocent Blé, il s'agit d'un crime racial. Les faits semblent lui donner raison puisque le lendemain, la mort frappe de nouveau, et dans des circonstances similaires. Pourtant, le père Abel Brigand persiste à croire que les victimes n'ont pas été choisies au hasard. Plus exotique, plus sombre aussi que les précédentes enquêtes d'Abel Brigand, les petits hommes d'Abidjan est à la fois un magistral roman d'énigme et un portrait fouillé, terrible malgré l'humour, de la Côte d'Ivoire en perdition.
La fiscalité est au coeur du débat politique français comme l'a montré le grand débat national du début 2019 qui a fait ressortir la fiscalité comme thème principal. Traditionnellement, la droite met en avant la baisse des impôts et la gauche la justice fiscale. Les gilets jaunes ont demandé les deux. Le présent livre montre que si la crise des gilets jaunes a eu comme déclencheur la hausse de la taxe sur les carburants, elle s'explique par une réaction de rejet des Français suite à sept années de hausses continues des impôts (de 2011 a 2018) ayant débouché sur une hausse record de la pression fiscale (les prélèvements obligatoires ont atteint 45,3% du PIB) et une quasi-stagnation du pouvoir d'achat. Elle s'inscrit aussi dans le prolongement des révoltes antifiscales précédentes (poujadisme, CID-UNATI, pigeons, bonnets rouges). Et, paradoxe, la crise des gilets jaunes a commencé au moment même (automne 2018) où les impôts des ménages commençaient enfin à baisser du fait de la mise en oeuvre du programme d'Emmanuel Macron (suppression des cotisations salariales maladie et chômage, baisse de la taxe d'habitation pour 80% des foyers). Il rappelle aussi que ces sept années de hausses d'impôts ont répondu à la nécessité de réduire notre déficit budgétaire qui avait été notamment creusé par les dix années de baisses d'impôts précédentes (de 2000 à 2010). Le premier défi d'Emmanuel Macron sera donc de baisser durablement les impôts (ils devraient baisser de 1,4% du PIB sur le quinquennat), c'est-à-dire de continuer en parallèle à réduire le déficit. Enfin, il explique que la fiscalité est au coeur du pacte démocratique. La démocratie parlementaire se définit historiquement par le consentement du peuple à l'impôt via ses représentants. Or, la France connaît une grave crise de la démocratie représentative, les Français n'ayant plus confiance en leur classe politique. Le consentement à l'impôt est aussi affaibli par le sentiment qu'ont les Français que notre système fiscal est injuste et que les pouvoirs publics sont trop indulgents envers la fraude et l'évasion fiscale. Or, en réalité, la France se distingue déjà des autres pays par un système fiscal plus redistributif et un arsenal plus élaboré de lutte contre la fraude et l'évasion fiscale. Le second défi d'Emmanuel Macron sera alors de rétablir le consentement à l'impôt dans notre pays.
Comment s'y prend donc le père Brigand, curé de la bourgeoise paroisse de Montmorency protégée par les vénérables murs de sa collégiale, pour côtoyer aussi souvent la police et ses plus pittoresques représentants ? Après l'inspecteur Pétacci et ses improbables cravates, il croise le chemin d'Assise Brizalekou (c'est son nom !), immense, sculpturale, noire et... capitaine de police. C'est sûrement lié à son don de double vue, sa faculté de " voir les choses derrière les choses ". Voilà pourquoi ses paroissiens viennent le trouver dans son presbytère, avec des requêtes peu communes. Mais le représentant de Dieu sur terre est prêt à tout entendre, y compris le récit de Paul Chabert, cinéaste autrefois primé à Cannes, qui lui demande de rechercher une victime et non un coupable. En effet, son fils Nicolas, apprenti comédien, a fait irruption chez lui en criant comme un forcené : " J'ai tué, papa. Mon crime est puant. Quel fou ai-je été ! " Puis il a enfourché sa moto et est allé se jeter contre un mur. Depuis il est plongé dans le coma.Pour en savoir plus sur la nature de ce " crime ", Abel Brigand devra s'inscrire à un cours d'art dramatique, partir pour l'île de Sercq, partager le lit du capitaine Brizalekou, réviser la Bible et Shakespeare, et mettre à profit les sages conseils de Gabrielle.Naturellement, lorsque toutes les possibilités sauf une auront été éliminées, celle qui restera, aussi incroyable qu'elle paraisse, sera la bonne. Une vérité aux deux visages, qui surgira comme un coup de théâtre, preuve que la pourriture n'est pas l'apanage du royaume de Danemark.Nous n'en sommes qu'au deuxième volume des enquêtes du père Brigand et pourtant, on croit le connaître depuis toujours, tant le personnage s'est imposé avec force dans l'univers des détectives de fiction. On renoue avec le cocktail d'humour, de fantaisie et de maîtrise diabolique qui avait fait la réussite d'Abel Brigand (Rivages, 2002). Jean-Marie Villemot étoffe peu à peu le monde d'Abel tout en renouvelant avec brio le cadre et les ressorts de l'intrigue. A peine a-t-on refermé Ce Monstre aux yeux verts, qu'on se prend déjà à attendre la suite...
Journaliste au quotidien Planète, Jésus Arto rencontre dans une boîte la pulpeuse Sophie. Coup de foudre ! La jeune femme s'installe chez lui, part en vacances en Espagne en sa compagnie. Ils ne se quittent plus. Un soir, Sophie rentre affolée, un tueur à ses trousses, et Jésus se fait tirer dessus. Sophie avoue détenir un secret. Le ministre de l'Intérieur, dont elle était la maîtresse, a programmé l'exécution de Gillon, le leader du PS qui risque de devenir président dans quelques mois. Deux jours plus tard, il est abattu à son domicile. Arto révèle la vérité dans un article explosif. Mais est-ce vraiment la vérité ? Jésus n'a-t-il pas été manipulé ? Et dans ce cas peut-il encore enrayer l'engrenage fatal ? Ce remarquable thriller apporte du neuf dans le polar français. Ce complot planétaire qui implique mafia japonaise et politiciens de divers pays est une mécanique fort bien construite, dense et qu'on dévore pendant 500 pages sans jamais se perdre ni se lasser. L'Oeil mort a obtenu le prix Michel Lebrun de la ville du Mans. --Claude Mesplède
On peut ne pas aimer François Hollande. On peut souhaiter le retour de la droite. L'honnêteté intellectuelle oblige toutefois à reconnaître qu'il a eu le courage d'effectuer le "sale boulot" qu'auraient dû faire ses prédécesseurs, en rétablissant la compétitivité et en luttant contre l'islamisme radical. Honni par la droite, contesté par la gauche de la gauche, peut-il se représenter en 2017 et être réélu ? Pour ce faire, il faudra d'abord que les Français prennent conscience de son bilan, sur le plan économique et sur celui de la sécurité. C'est ce bilan que dresse Dominique Villemot dans cet ouvrage, éclairant point par point les actions et les réformes établies pendant le quinquennat de François Hollande. Il faudra aussi qu'il puisse incarner le rassemblement face à la droite libérale qui veut revenir sur de nombreuses avancées sociales, et face au Front national qui prône le repli sur soi et la sortie de l'Europe. S'il pense que ces conditions sont réunies, alors François Hollande se représentera.
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Les 36 Stratagèmes est un livre mystérieux. La légende veut que le mince opuscule émanant du milieu des sociétés secrètes antimandchoues de la fin des Ming, sur lequel s'appuient toutes les éditions, exégèses et traductions modernes, ait été, après une longue éclipse, redécouvert en 1941 chez un libraire de Chine du Nord. Par la suite, l'ouvrage devait connaître de multiples tirages et devenir l'un des traités militaires les plus lus de la planète, avec L'Art de la guerre, de Sun Tzu. Ce manuel peut être aussi utile dans toutes les situations de conflit auxquelles chacun de nous doit faire face.
Patrick Kenzie est toujours détective privé à Boston, mais il s'est séparé de sa fidèle coéquipière, Angela Gennaro. Lorsque Karen, une jeune femme victime de harcèlement, a recours a ses services, il règle rapidement le problème et pense ne plus en entendre parler. Jusqu'au jour où il apprend que Karen s'est jetée du vingt-sixième étage d'une tour. Il semble qu'une invraisemblable succession de malheurs ait poussé à bout la jeune femme... Mais Patrick ne croit pas à une telle série de coïncidences et, confronté à un tueur qui ne tombe sous le coup d'aucune loi, il va avoir besoin de l'aide d'Angela. Avec ce cinquième épisode de la saga Kenzie-Gennaro, Dennis Lehane confirme son statut d'auteur de best-sellers.
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».