Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Qu'est-ce que le macronisme ?
Villemot Dominique
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782140345906
Cet ouvrage analyse la pensée et la politique d'Emmanuel Macron afin de définir ce qu'est le macronisme. Il identifie chez lui l'influence de Paul Ricoeur, Michel Rocard, Dominique Strauss-Kahn, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing et Joseph Schumpeter. Attaché à l'idéal républicain, progressiste sur les questions de société, interventionniste sur le plan économique, comme l'a montré le "Quoiqu'il en coûte", favorable à l'esprit d'entreprise, à la baisse des impôts et à la simplification du droit du travail, écologiste, mais partisan de la croissance économique et du nucléaire, profondément européen, le macronisme peut être défini comme la rencontre entre l'universalisme républicain français et le social-libéralisme européen. Les réformes qu'il met en place (apprentissage, assurance-chômage, retraites) ont pour objectif d'augmenter la quantité de travail pour créer plus de richesses et préserver ainsi notre modèle social. Mais ses réformes se heurtent à une forte contestation sociale (Gilets jaunes, manifestations contre la réforme des retraites). Le macronisme constitue une nouvelle force centrale, comme l'ont été le radicalisme au début du XXe siècle, puis le gaullisme dans les années 1960.
En 2007, suivant l'exemple de l'Allemagne, la France s'est engagée dans la voie de la réforme fiscale. Cette nécessaire réforme doit s'adapter aux exigences de l'économie moderne, contribuer à réduire un chômage élevé et une pauvreté qui s'accroît, être mieux acceptée par les citoyens, sans oublier la nécessité de réduire l'endettement public. L'ouvrage analyse différentes formes d'imposition (impôt sur le revenu, CSG, droit de succession, ISF, impôt sur les sociétés, fiscalité locale, fiscalité écologique) et les compare avec celles des principaux pays étrangers.
La fiscalité est au coeur du débat politique français comme l'a montré le grand débat national du début 2019 qui a fait ressortir la fiscalité comme thème principal. Traditionnellement, la droite met en avant la baisse des impôts et la gauche la justice fiscale. Les gilets jaunes ont demandé les deux. Le présent livre montre que si la crise des gilets jaunes a eu comme déclencheur la hausse de la taxe sur les carburants, elle s'explique par une réaction de rejet des Français suite à sept années de hausses continues des impôts (de 2011 a 2018) ayant débouché sur une hausse record de la pression fiscale (les prélèvements obligatoires ont atteint 45,3% du PIB) et une quasi-stagnation du pouvoir d'achat. Elle s'inscrit aussi dans le prolongement des révoltes antifiscales précédentes (poujadisme, CID-UNATI, pigeons, bonnets rouges). Et, paradoxe, la crise des gilets jaunes a commencé au moment même (automne 2018) où les impôts des ménages commençaient enfin à baisser du fait de la mise en oeuvre du programme d'Emmanuel Macron (suppression des cotisations salariales maladie et chômage, baisse de la taxe d'habitation pour 80% des foyers). Il rappelle aussi que ces sept années de hausses d'impôts ont répondu à la nécessité de réduire notre déficit budgétaire qui avait été notamment creusé par les dix années de baisses d'impôts précédentes (de 2000 à 2010). Le premier défi d'Emmanuel Macron sera donc de baisser durablement les impôts (ils devraient baisser de 1,4% du PIB sur le quinquennat), c'est-à-dire de continuer en parallèle à réduire le déficit. Enfin, il explique que la fiscalité est au coeur du pacte démocratique. La démocratie parlementaire se définit historiquement par le consentement du peuple à l'impôt via ses représentants. Or, la France connaît une grave crise de la démocratie représentative, les Français n'ayant plus confiance en leur classe politique. Le consentement à l'impôt est aussi affaibli par le sentiment qu'ont les Français que notre système fiscal est injuste et que les pouvoirs publics sont trop indulgents envers la fraude et l'évasion fiscale. Or, en réalité, la France se distingue déjà des autres pays par un système fiscal plus redistributif et un arsenal plus élaboré de lutte contre la fraude et l'évasion fiscale. Le second défi d'Emmanuel Macron sera alors de rétablir le consentement à l'impôt dans notre pays.
On peut ne pas aimer François Hollande. On peut souhaiter le retour de la droite. L'honnêteté intellectuelle oblige toutefois à reconnaître qu'il a eu le courage d'effectuer le "sale boulot" qu'auraient dû faire ses prédécesseurs, en rétablissant la compétitivité et en luttant contre l'islamisme radical. Honni par la droite, contesté par la gauche de la gauche, peut-il se représenter en 2017 et être réélu ? Pour ce faire, il faudra d'abord que les Français prennent conscience de son bilan, sur le plan économique et sur celui de la sécurité. C'est ce bilan que dresse Dominique Villemot dans cet ouvrage, éclairant point par point les actions et les réformes établies pendant le quinquennat de François Hollande. Il faudra aussi qu'il puisse incarner le rassemblement face à la droite libérale qui veut revenir sur de nombreuses avancées sociales, et face au Front national qui prône le repli sur soi et la sortie de l'Europe. S'il pense que ces conditions sont réunies, alors François Hollande se représentera.
Il y a quarante ans, le 23 novembre 1976, disparaissait André Malraux. Il y a vingt ans, le 23 novembre 1996, ses cendres entraient au Panthéon. A l'occasion de ces deux anniversaires, le présent ouvrage, sorti à l'automne 1996, a été mis à jour des travaux menés ces dernières années. Si, en faisant de la politique, André Malraux s'est situé dans la lignée des intellectuels engagés, il s'en distingue pour être allé beaucoup plus loin, en se battant les armes à la main et en devenant ministre. André Malraux a cherché dans l'action politique à la fois une source d'inspiration littéraire et un moyen de dépasser l'absurde et la mort.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.