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La Conquête de Constantinople
Villehardouin Geoffroy de ; Dufournet Jean
FLAMMARION
12,50 €
Épuisé
EAN :9782080711977
Habile politique, meneur d'hommes écouté, Geoffroy de Villehardouin a joué un rôle important tout au long de la quatrième croisade, de 1200 à 1207, surtout au début (ambassade de Venise, choix de Boniface de Montferrat comme chef de l'armée) et à la fin, après la seconde prise de Constantinople. Ce fut, au sens médiéval du terme, un prudhomme qui, dans un monde tenté par l'individualisme - c'est le temps du chevalier errant -, a constamment recherché l'unité contre toutes les forces de dissolution. Sa sobre grandeur, son absence de complaisance envers soi-même, son refus de s'exhiber et sa discrétion forcent le respect et l'admiration, même s'il arrive que son récit soit tendancieux et défende les choix des grands. Comme l'a écrit Sainte-Beuve, "jusqu'à la fin sur la brèche, il porte intrépidement l'épée, il tient simplement la plume; c'est assez pour offrir à jamais, dans la série des historiens hommes d'action où il s'est placé, un des types les plus honorables et des plus complets de son temps".
Il est probable que Villehardouin n'a pas écrit son histoire au jour le jour, mais aussitôt après les événements qu'il narre, c'est-à-dire entre 1207 et 1213. La précision et l'exactitude de ses souvenirs est frappante ; sa chronologie est très sûre, de plus il analyse fidèlement les actes qu'il cite et souvent en reproduit le contenu. Si le souci de se justifier d'avoir contribué à faire dévier l'expédition de la Terre sainte et de l'Egypte musulmane vers l'Empire chrétien de Constantinople est évident dans son récit, Villehardouin est d'une véracité qui, bien souvent attaquée, a été reconnue et confirmée par les travaux historiques les plus récents. L'ouvrage couvre la période 1199-1207. Il commence avec la prédication de la Quatrième Croisade par Foulques, curé de Neuilly-sur-Marne, et s'arrête avec la mention de la mort de Boniface de Montferrat à Messinople, protecteur de Villehardouin. Bien que la préoccupation du style soit tout à fait absente de l'oeuvre de Villehardouin, qui ne pense qu'à introduire de la clarté dans le récit d'événements complexes et embrouillés, ce désir de rigueur et de clarté donne à l'oeuvre une tenue et une dignité qui n'excluent pas le pittoresque des descriptions et des reconstitutions ; certaines pages telles que la conclusion du traité à Venise, l'apparition de Constantinople aux yeux des Croisés, l'attaque de la ville, la mort de Montferrat, sont de véritables pages d'anthologie.
Résumé : En 1198, Innocent III lance un nouvel appel à la croisade le quatrième dans l'histoire de la Chrétienté. Si aucun souverain n'y répond, il rencontre en revanche un vif succès auprès des chevaliers et des barons. L'expédition sera acheminée par mer, via Venise qui fournira les navires nécessaires. Malheureusement, les croisés ont surestimé leurs effectifs et la somme promise aux Vénitiens ne peut être acquittée. Des tractations s'engagent avec la république marchande. Celle-ci oblige les croisés à prendre la ville chrétienne de Zadar, sur la côte dalmate, mais les chevaliers manquent toujours de fonds. Ils acceptent alors de s'impliquer dans les querelles dynastiques de l'Empire byzantin. En 1203, ils investissent une première fois Constantinople afin de remettre sur le trône l'empereur déchu Isaac II Ange. De promesses non tenues en révolutions de palais, la situation dégénère. Les croisés mettent la ville à sac en 1204, pillent ses trésors et massacrent la population. Cet élan de la foi qui devait délivrer Jérusalem se termine en bain de sang sur les rives du Bosphore. L'aventure de ces chevaliers français qui ravagèrent la plus grande ville chrétienne du monde a eu un témoin : Geoffroy de Villehardouin. Observateur attentif, le chevalier champenois a produit un récit vigoureux, précis, l'un des plus anciens monuments de la prose française. Il nous plonge dans un monde brutal où les carnages succèdent aux scènes d'intense piété, ou les basses intrigues côtoient les actes de bravoure. Jean Longnon a restitué le texte intégral de ce document inestimable, en a rajeuni la langue tout en lui conservant sa saveur et sa truculence. Pour compléter ce récit, il nous présente en fin d'ouvrage un texte de Robert de Cléry, autre acteur de cette croisade, intitulé L'histoire de ceux qui se croisèrent.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.