En Angleterre comme en France, par-delà leurs divergences considérables, on relève sur le plan juridique non seulement des raisons d'être communes aux services publics français et anglais, mais encore un trait commun de régime, tout à fait fondamental, précisément dicté par l'éthique du service public, qui, ramenée à l'essentiel, s'avère la même ici et là: il s'agit, pour l'autorité publique, de servir" le bien-vivre de l'homme ", pour reprendre la formule de l'auteur. Or, c'est cette inspiration commune qui confère au service public tout à la fois son sens et ses caractéristiques juridiques majeures. En effet, dès lors qu'il s'agit, enfin de compte, de servir des besoins que les sujets de droits ne peuvent satisfaire par eux-mêmes selon les règles de droit commun, un tel fondement appelle la détermination et la mise en oeuvre d'un droit dérogatoire. Et c'est ce droit dérogatoire qui marque la volonté - ou l'obligation -, pour l'autorité publique, d'assumer cette activité de service, et de s'assurer que ses règles de fonctionnement lui permettront d'atteindre cet objectif. Seulement ce droit dérogatoire n'est pas nécessairement un droit administratif semblable à ce qu'il est en France: il peut être dérogatoire au sein même d'un droit commun, qui entend simplement adapter ses règles à cette fin. Or cette situation marque précisément toute la spécificité du droit administratif anglais, par rapport au droit administratif français; et, cependant, elle n'annule aucunement la part que l'autorité publique continue d'assumer dans la bonne réalisation des fins du service. {... } Il se pourrait aussi que la France, sous l'effet du droit communautaire, de la loi du marché et du principe de la libre concurrence, qui est devenu un principe du service public, au même titre que les fameuses lois de Rolland, soit amenée bientôt à raisonner dans des termes similaires..."
Résumé : " On a tous été blessés durant notre enfance. Alors j'écris l'histoire de quelqu'un qui a été blessé. Affreusement blessé. Certains avaient encore la chance de lire ou de rêver, mais pas lui. Il est devenu criminel, un criminel de fiction que j'ai rencontré dans la machine à écrire. " E.V. Dans un univers noir et blanc de neige et de nuit, un homme excédé de tout et surtout de lui-même se surprend à tuer ses démons. Une narration tendue, cruelle et cynique, qui laisse pour seul témoin un lecteur sidéré.
Résumé : Mars est une planète qui n?a cessé de fasciner les hommes. Proche de la Terre, elle suscite un double espoir : celui d?abriter de nouvelles formes de vie et celui de représenter un territoire à conquérir. En 2010, Barack Obama a fait de l?envoi d?hommes sur Mars son objectif pour 2035, mettant en avant la " nécessité " que représente un tel projet pour l?humanité. Mais l?avenir de l?homme se jouera-t-il vraiment dans l?espace ou tout ceci n?est-il qu?une grande illusion ? Les possibilités offertes par cette planète suscitent de multiples interrogations à la croisée des chemins entre science, technique et géopolitique. Des questions auxquelles répond Jacques Villain, un des meilleurs spécialistes français de l?espace.
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Indispensable aux étudiants en droit anglais, américain et droit comparé, cet ouvrage sera également utile aux étudiants étrangers qui viennent en France étudier notre droit. Il s'agit d'un lexique des termes juridiques bilingue français-anglais et anglais-français. L'ouvrage se découpe en deux parties : une partie Français-Anglais et une partie Anglais-Français. Il s'organise ensuite à l'intérieur de ces deux parties par ordre alphabétique. Ouvrage coédité par Dalloz leader sur le marché juridique et Harrap's leader sur le marché des langues.
A quoi sert le droit ? Quelles problématiques émergent, dès lors que l’on tente de régir la vie humaine au travers de lois ? C’est au travers de récits – de la fable à la science fiction, en passant par la dystopie – que l’auteur veut susciter le débat et enrichir la réflexion. Parfait pour les amoureux du droit !