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Spectateurs de paroles ! Délibération démocratique et théâtre à Athènes à l'époque classique
Villacèque Noémie ; Payen Pascal
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753522145
Un des arguments élaborés par les adversaires de la dèmokratia, le régime politique qui se met en place à Athènes au cours du Ve siècle avant notre ère, est que le peuple, bruyant et irréfléchi, serait incapable de délibérer. Aussi les décisions qu'il prend, tant à l'Assemblée qu'au sein des tribunaux populaires, lui seraient-elles toujours dictées par d'habiles démagogues, meneurs du peuple. Sur la colline de la Pnyx où se tiennent les séances de l'Assemblée ou sur les bancs des tribunaux, les citoyens athéniens sont accusés de se comporter comme au théâtre, en simples spectateurs de leur vie politique. Comment comprendre ce topos de la démocratie vue comme un spectacle ? Dans quel contexte historique s'est-il formé ? Que nous apprend-il des pratiques délibératives des Athéniens ? Le jugement de valeur qu'il implique est-il fondé ? Telles sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre, amenant à revenir sur une conception exclusivement dialogique de la délibération. En effet, si aucun moment n'est explicitement dédié au dialogue pendant l'Assemblée et les séances des tribunaux, les échanges permanents entre les participants constituent une délibération informelle qui, avant même le vote à main levée, rend effective la souveraineté populaire. Ainsi, cette enquête n'entend pas concerner seulement les spécialistes du monde grec mais tous ceux qui s'intéressent aux questions de la délibération et de la participation, à la démocratie.
Ce livre se veut d'abord un livre de déontologie, donc de conseils éclairés pour la profession au quotidien, destiné en priorité aux jeunes avocats en formation et débutants mais valable aussi pour un avocat ou un bâtonnier dans sa pratique pour la ressourcer par une réflexion théorique nécessaire, pour l'aider à discerner son "devoir".
Villesèque-Dubus Fabienne ; Giordano-Spring Sophie
Cet ouvrage propose une lecture des mécanismes de résilience développés par les organisations face à la crise Covid. Il s'appuie sur les travaux de recherche conduits par les chercheurs du groupe Comptabilités & Sociétés du laboratoire Montpellier Recherche en Management (MRM) et présente, au travers de diverses études, une lecture variée des pratiques de reporting comptable et pilotage face à la crise. Ainsi, sont présentées des études conduites durant cette période relatives aux normes comptables privées, aux stratégies de communication financière des firmes cotées, à la gestion des RN dans les cabinets d'expertise comptable, ou encore au pilotage de l'hôpital ou des organisations culturelles face à la crise liée à la Covid-19. Les approches terrain sont diverses telles que des études de cas organisationnelles, enquêtes par entretiens, études quantitatives de données ou encore analyse réglementaire. Pour enrichir ces explorations empiriques, des approches théoriques variées sont mobilisées. Du fait des sujets traités et de son actualité, l'ouvrage intéressera aussi bien des enseignants-chercheurs en comptabilité contrôle audit que des professionnels de la comptabilité (experts-comptables, commissaires aux comptes), de la finance et du contrôle (directeurs administratifs et financiers et contrôleurs de gestion). Il s'adresse aux étudiants et doctorants des domaines de la comptabilité, du contrôle et de l'audit, mais également dans le périmètre plus large du management.
Au livre III des Lois, Platon fustige le comportement du public au théâtre, en regrettant que le "domaine des Muses" ne constitue plus le pré carré de l'élite aristocratique. Or, pour le philosophe, cette intolérable "théâtrocratie" n'est pas la conséquence du régime démocratique que connaissait alors Athènes, bien au contraire : elle en est la cause. La démocratie trouverait ainsi ses origines au théâtre, où une populace inculte s'arroge le droit de porter, à grand bruit, des jugements esthétiques. Platon théorise là un lieu commun qui s'est développé dans les dernières décennies du Ve siècle et qui a la vie dure. Le préjugé selon lequel la théâtralité est le signe d'une dégradation de la vie publique, réduite ainsi à de la "politique- spectacle", a encore de nos jours la force de l'évidence. Or le spectacle n'est-il pas une nécessité de la pratique du pouvoir ? Plus précisément, le théâtre ne permet-il pas de répondre aux exigences de ritualisation, de communauté et de publicité qui sont celles de la délibération démocratique ? C'est dans une perspective diachronique et pluridisciplinaire que ce volume interroge le statut et les enjeux de la théâtralité dans les pratiques délibératives en démocratie, de l'Athènes du VIIe siècle avant notre ère à l'Inde du XXIe siècle.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni