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Mai 1968 en Bourgogne
Vigreux Jean
EUD
10,00 €
Épuisé
EAN :9782364412606
Les mois de mai et juin 1968 constituent un des épisodes les plus vifs de la conflictualité qui secouèrent la France au XXe siècle. Si les événements parisiens constituent "l'épicentre", il n'en demeura pas mois que la province est aussi au coeur des événements avec parfois des chronologies décalées, mais surtout des spécificités locales. Si l'on retrouve les étudiants et les lycéens comme ailleurs, à Dijon les étudiants nationalistes ou pro-gaullistes, rassemblés dans un "comité de défense des libertés étudiantes et ouvrières" ont occupé un amphithéâtre avec des slogans simples, en écho à la chienlit, "pas de Nanterre à Dijon". Mais c'est avant tout un mouvement de grève générale des principales usines, industries et services. Cette mobilisation sans précédent a laissé des tracts originaux, des dessins, des photographies qui témoignent d'une prise de parole riche et foisonnante tant dans les usines que dans les lycées, mais aussi au sein d'une agora nouvelle les Bourses du travail. Emergent ainsi de nouveaux acteurs sociaux, jeunes, femmes, immigrés qui bousculent les contours plus traditionnels du mouvement ouvrier. Ces huit semaines ont connu aussi une sortie doublement particulière en Bourgogne. Comme en France, les élections ont confirmé la vague de réaction gaulliste à l'exception de la Nièvre où François Mitterrand a su renforcer les positions acquises en 1967, mais surtout avec la disparition du chanoine Kir, Dijon a connu une élection municipale où s'affrontent cinq listes le 19 mai 1968 au coeur des événements.
Grèves, manifestations, tribunes politiques et syndicales... Par un puissant mouvement social, le Front populaire change la vie des Français : congés payés, semaine de 40 heures, hausse des salaires... Dans un élan d'espérance sans pareil, c'est tout un peuple qui retrouve la foi dans un avenir meilleur. De 1936 à 1938, les gouvernements du Front populaire, et notamment celui de Léon Blum, lancent des réformes historiques. L'objectif : défendre et renforcer la République dans une Europe minée par la crise économique et sociale et l'expansion des régimes autoritaires et fascistes. Tant dans les villes que dans les campagnes, c'est la liesse. Les ouvriers occupent les usines, les paysans luttent contre les saisies, les familles partent en vacances, les femmes et les jeunes gagnent une plus grande place dans la société. Néanmoins, si l'image de la joie collective frappe encore les esprits, elle masque les tensions sociales, politiques et internationales, la peur du désordre et de l'entrave à la propriété privée, voire d'un complot venu de l'étranger. De l'espoir au désenchantement, le Front populaire a suscité des sentiments variés et son bilan est aujourd'hui discuté. En s'appuyant sur de nouvelles archives, Jean Vigreux nous fait revivre le mythique Front populaire et prouve que, loin d'être une parenthèse, cette "échappée belle" a été une expérience gouvernementale fondamentale pour comprendre l'histoire sociale et politique de la France contemporaine.
De la naissance de la V e République, en 1958, jusqu'au premier choc pétrolier de 1973 qui fait basculer le pays dans la crise, la France connaît une période de plein-emploi et de croissance, marquée par des politiques volontaristes de modernisation agricole et industrielle. Faut-il en rester pour autant à l'idée de Trente Glorieuses ? L'époque fut aussi un temps de bouleversements et de conflits, de refondations politiques et syndicales. Les événements de 1968 ouvrent une décennie de contestations et de libération des moeurs. "Tout est politique" : le politique ici donne le ton, mais sous la forme d'une histoire sociale du politique qui varie les échelles du local au national et met l'accent sur les hommes et les réseaux. Jean Vigreux Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne-France-Comté, il travaille sur l'histoire politique. Il a notamment publié Histoire du Front populaire, l'échappée belle (Tallandier, 2016).
Evénement mythique, inscrit au panthéon des gauches, le Front populaire (1934-1938) a laissé des traces profondes dans la société française. Ces quatre années, tiraillées entre espoir et désenchantement, présentent une densité rare ? : à la séquence politique incarnée par la figure de Léon Blum et la lutte antifasciste s'ajoutent un mouvement social d'une ampleur remarquable, mais aussi un foisonnement culturel sans précédent. Jean Vigreux relate l'histoire d'une époque fondatrice qui, depuis quelques années, s'est beaucoup enrichie, notamment grâce à l'ouverture et à l'analyse d'archives nouvelles ? : celles des banques suisses, celles de Moscou, et peut-être plus encore celles des départements, qui révèlent avec quelle intensité ce Front populaire a été vécu jusque dans chaque village de France.
De la naissance de la V e République, en 1958, jusqu'au premier choc pétrolier de 1973 qui fait basculer le pays dans la crise, la France connaît une période de plein-emploi et de croissance, marquée par des politiques volontaristes de modernisation agricole et industrielle. Faut-il en rester pour autant à l'idée de Trente Glorieuses ? L'époque fut aussi un temps de bouleversements et de conflits, de refondations politiques et syndicales. Les événements de 1968 ouvrent une décennie de contestations et de libération des moeurs. "Tout est politique" : le politique ici donne le ton, mais sous la forme d'une histoire sociale du politique qui varie les échelles du local au national et met l'accent sur les hommes et les réseaux. Jean Vigreux Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne-France-Comté, il travaille sur l'histoire politique. Il a notamment publié Histoire du Front populaire, l'échappée belle (Tallandier, 2016).
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.