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Quelle est ta ville ?
Vigouroux Robert P.
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246507611
Ce livre est consacré à la ville. Notre civilisation est désormais urbaine. A l'échelon mondial, le développement préoccupant des mégalopoles devrait nous mobiliser. A l'échelon national, le chômage, certains problèmes de structure liés à une évolution trop rapide, la recherche de solutions à des problèmes d'écologie ou de logement devraient nous rassembler, sans aucune électoralisme ni aucune démagogie, et pourtant... Parler de la ville, c'est aussi considérer le milieu qui l'entoure, le monde rural qui s'amenuise et ne pas penser seulement à nos pays dits développés, mais également aux autres, car le temps évolue vers la mondialisation de nos problèmes et de leurs solutions ; quand je parle de Marseille, je pense aux autres villes... Ce livre fait suite à de longues conversations que nous avons pu avoir tous les trois. Chacun apportait ses convictions, sa sensibilité et ses connaissances". .
Aux quatre points cardinaux de l'existence, les hommes et les femmes sont en attente. En quatre longues nouvelles, ou courts romans (La liste d'attente, L'immeuble, Les opalines et La sauvegarde), Robert Vigouroux nous raconte cette inexorable attente. Lui qui, disparu à 94 ans révolus, avait eu plusieurs vies, il savait de quoi il parlait. Ce n'est pourtant pas sa vie qu'il raconte dans ce livre, dernier ouvrage issu de son esprit fécond. Des salles d'opération de neurochirurgie à son bureau de maire de Marseille ou à celui du Sénat, en passant par les ponts de l'Exodus, et de son puissant sentiment amoureux à son travail de peintre, puis d'auteur, sa vie fut un foisonnement remarquable d'espérances et de tensions, de drames et bonheurs. Mais ce qui arrive à maturation dans ces textes nourris d'une si riche existence est au-delà de ce que pourrait être une biographie. Ces nouvelles expriment à la fois l'inexorabilité de ce qui nous advient et le formidable pouvoir que, paradoxalement, nous avons sur les choses. La mort frappe, parfois aveuglément, parfois avec patience, tandis que l'amour, mais aussi l'espoir, jouent des tours à nos vies qui parfois s'enlisent... Cependant, la mort elle même ne sort pas gagnante de ces pages, écrites avec un réel talent de conteur, beaucoup de philosophie et une sorte de malice existentielle qui les rend extrêmement savoureuses...
Les douze récits qui constituent cet essai portent tous sur le secret de filiation. Ce sont des histoires vraies. On y voit le jeu des désirs qui se transmettent et s'affrontent, les forces inconscientes qui, à travers l'arbre généalogique, font et défont leurs faisceaux d'amour et de haine. Pourquoi tant de mensonges et tant de souffrances autour du secret ? On part ici à la recherche de dissimulations hideuses et de tromperies sordides, on découvre l'implacable répétition des incestes et des fautes, et on comprend les terreurs qui, dans l'obscurité féroce de la vie familiale, ont saisi les héros de ces histoires... Comme dans une enquête policière.
Psychologue et romancier, il a notamment publié dans la collection Pluriel L?Empire des mères, Le Secret de famille ainsi que L'Âme des objets (Hachette Littératures, 2008).Un couple qui transporte pierre par pierre la demeure qu'il vient d'acquérir pour la reconstruire en un autre endroit, une fille qui démolit de ses mains la maison de sa mère, un homme qui consacre sa vie à se construire un donjon, une femme qui ne parvient jamais à se trouver une maison...« À travers ces histoires d'hommes et de femmes aux prises avec leur maison, le lecteur peut saisir, comme sans doute, il peut le faire à partir de sa propre expérience, que rien de ce qui se passe avec une demeure n'est innocent ou fortuit : il n'y a pas le moindre hasard dans ce que nous jouons avec elle. »L'auteur montre ainsi sur quelles passions sont fondées les relations que nous entretenons avec nos demeures. Elles nous font parfois mener une drôle de vie ! Chacun de nous a été, un jour ou l'autre, possédé par une maison. Nous projetons sur elle nos plus inconscients désirs. L'âme de la maison est toujours un reflet de la nôtre.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...