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DETOURNEMENT DE SCIENCE - ETRE SCIENTIFIQUE AU TEMPS DU LIBE
VIGOUREUX JEAN-MARIE
ECOSOCIETE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782897195922
Si les sciences ont généré des progrès indiscutables, elles suscitent aussi des inquiétudes. Auraient-elles trahi nos attentes ? Seraient-elles responsables, en nous instituant "maîtres et possesseurs de la nature", du dérèglement climatique, de la pollution et de la destruction de la biosphère ? L'accusation est trop simpliste, car la science n'est pas indépendante de son contexte socioéconomique et ses applications techniques sont d'abord inscrites dans des choix de société. La science peut tout à fait nous aider à construire un monde où il fait bon vivre, mais l'expérience a montré que le primat du profit la détourne d'un tel objectif. En sa qualité de citoyen et d'enseignant-chercheur, Jean-Marie Vigoureux dénonce ainsi le détournement de la science et la marchandisation non régulée de ses applications. Il nous montre comment sciences et techniques servent davantage la finance et la grande industrie que le développement humain, mais aussi pourquoi les valeurs développées par la pratique des sciences sont tout aussi indispensables à notre humanité qu'elles sont essentielles à la démocratie. A l'heure où la crise environnementale menace l'humanité dans son existence même, l'émergence d'une réelle science éthique et citoyenne requiert donc la remise en cause du libéralisme et la refondation de nos démocraties autour de l'idée d'un progrès véritable qui ne peut se concevoir que dans la justice et le partage. Comme aimait le rappeler Albert Einstein : "Il est illusoire et dangereux de tout attendre de la science, car la connaissance de ce qui est ne nous renseigne jamais sur ce qui doit être. [...] La science peut nous permettre de réaliser les buts que nous nous fixons, mais la détermination de ces buts est en dehors de son domaine. Pour décider du changement, il faut faire appel à des objectifs qui relèvent d'un choix volontaire."
Les énigmes criminelles ont de tout temps suscité la curiosité et l'imagination populaire. Celles qui constituent cet ouvrage ne dérogent pas à la règle qui veut que l'être humain préfère les certitudes aux doutes, la vérité aux hypothèses. Car il n'existe pas pire qu'une affaire criminelle non élucidée. Pour les familles, d'abord, qui ne peuvent mettre un nom et un visage sur l'assassin, qui se demanderont toujours le pourquoi et le comment, qui ne pourront jamais faire le deuil. En ce sens, l'énigme criminelle est une persécution qui s'ajoute à la souffrance initiale engendrée par la mort des victimes. Pour les enquêteurs, aussi, qui savent bien qu'aucun crime n'est parfait, qu'il existe toujours un grain de sable qui leur permettra de trouver une preuve irréfutable pour confondre les criminels en dépit du temps qui passe et des mémoires qui s'effacent. Pour qui n'accepte pas son aspect irrationnel, trouver la clé de l'énigme devient alors une obsession. Nombreuses sont les affaires traitées dans cet ouvrage qui se sont terminées dans cet outrage à la conscience. En ce qui concerne les affaires criminelles les plus récentes et toujours en attente de vérité, qu'elles soient médiatisées ou moins connues, le combat des familles continue pour que, un jour, force reste à la loi et à la justice, pour que l'oubli n'efface pas les dernières traces de sang et de larmes. Les progrès de la science constituent aussi un espoir, puisque certaines affaires trouvent ainsi un dénouement !
Résumé : Au printemps 1942, la Côte-d?Or fait don d?une vigne des Hospices de Beaune au maréchal Pétain. En retraçant l?histoire du " Clos du maréchal Pétain ", à Beaune en Côte-d?Or, ce sont les heures sombres du régime de Vichy qui apparaissent en filigrane. Ce cadeau méconnu du terroir viticole, longtemps refoulé, montre à quel point le culte maréchaliste fut présent sur tout le territoire national et mobilisa l?idéologie agrarienne et ruraliste de la Révolution nationale. Il souligne l?attachement de notables locaux aux valeurs de l?État français, mais également les usages ou les représentations sur la vigne et le vin au sein de la société française. Une telle histoire n?est pas simplement politique et culturelle, elle est aussi économique et sociale. On aborde ici les imbrications multiples du jeu d?échelles entre le local et le national, mais aussi entre la vigne et la politique. Le vin n?est plus seulement l?affaire des viticulteurs, c?est le produit d?une mise en scène, autant que d?une mise en bouteille.
Un portrait de la ville et de sa pluralité culturelle à travers des photographies du littoral marseillais et de ses cabanons, prises avec un téléphone portable, accompagnées d'une fiction s'en inspirant.
Le Front populaire fait partie des moments fondateurs de l'histoire contemporaine de la France. Événement mythique, inscrit au Panthéon des gauches, le Front populaire est une étape historique qui participe aux changements de la société française; ayant suscité des espoirs, mais aussi des peurs et certains désenchantements, ses traces restent profondes au sein de la culture nationale.Toutefois, au-delà des légendes, il demeure important de comprendre les enjeux de l'époque, les tensions à l'oeuvre au cours de la période 1934-1938. L'enchaînement des manifestations, l'émergence de nouvelles pratiques politiques et culturelles permettent de mieux saisir l'expérience du Front populaire. Ces dimensions multiples invitent également à penser l'événement dans un jeu d'échelles, où les logiques internationales rencontrent les logiques nationales, voire locales (le « front populaire au village »).Le Front populaire s'inscrit alors dans différents territoires tout en cumulant trois dynamiques: un mouvement social, une séquence politique et un foisonnement culturel sans précédent. De l'antifascisme à la lutte contre la crise économique et sociale, il propose une alternative aux politiques menées depuis la fin des années 1920, pour défendre et renforcer la République.Grâce à l'ouverture d'archives nouvelles en particulier celles de Moscou, ou encore celles des banques suisses on peut revisiter cette période fondatrice, tout en l'inscrivant dans une séquence historique plus longue, puisqu'elle reste une matrice de la Résistance, du CNR et de la Libération.
Le tiers-monde n'était pas un lieu. C'était un projet " Alors que les pays du Sud s'effondrent sous le poids des dettes et des effets délétères de la mondialisation, on oublie trop souvent que les peuples colonisés ayant conquis leur indépendance au XXe siècle s'étaient efforcés de mettre en oeuvre un programme politique axé sur la paix, la justice, la liberté, l'anti-impérialisme et le changement social. Quelles ont été les dynamiques culturelles, sociales et politiques à l'origine de ce mouvement décolonialiste dans les pays communément appelés du "tiers-monde" ? Comment leur rêve d'émancipation a-t-il pu mener au renouvellement cynique de l'exploitation et des rapports de domination ? Les damnés de la terre sont-ils condamnés à demeurer inaudibles en cette ère de néolibéralisme ? Une histoire politique du tiers-monde relate les événements du point de vue de ces "nations obscures" qui, à partir des années 1950, ont réclamé une place dans la gestion des affaires du monde, tout en se dissociant des blocs de l'Est et de l'Ouest de l'époque. De Bandung au Caire en passant par Abuja, Bali et La Paz, Vijay Prashad pose un regard à la fois rigoureux et personnel sur les grands débats et les figures politiques qui ont marqué le Mouvement des non-alignés, restituant le souffle extraordinaire de libération qui les a animés. Qui, aujourd'hui, portera ces rêves de liberté, d'égalité et de paix ? Avec une nouvelle postface de l'auteur et un texte inédit d'Omar Benderra sur le mouvement citoyen en Algérie qui a débuté en février 2019.
Résumé : Au lieu de voir la nature comme extérieure, comme un réservoir de ressources, il faut l'envisager comme un processus de vie dans lequel nous avons un rôle à jouer. C'est un autre mode de relation qu'il faut développer et ce sont les voies pour y arriver qu'explore ce livre. L'auteur préconise un respect sans idolâtrie de la nature et une véritable symbiose entre la Terre vivante et les êtres humains.
Est-ce que les idées et les pratiques défendues par l'anarchisme et le socialisme trouvent encore un écho aujourd'hui ? Ces courants de pensée nous aident-ils toujours à penser la domination et la transformation sociale ? Leurs visions opposées du rôle de l'Etat sont-elles irréconciliables ? Est-il possible de transcender leurs clivages historiques pour bâtir une gauche apte à relever les défis du XXle siècle ? C'est à cet exercice que se sont prêtés Marcos Ancelovici et Pierre Mouterde dans cette stimulante série d'entretiens dirigés par Stéphane Chalifour et Judith Trudeau. Héritage des luttes, stratégies politiques, pouvoir des urnes et de la rue, nation, horizons révolutionnaires, ces thèmes clivants sont au coeur d'un dialogue vigoureux et fécond. Une discussion franche, riche en références historiques, qui révèle l'actualité de ces perspectives politiques radicales et une volonté de tirer des leçons du passé afin de construire des ponts, de faire "cause commune".
Hollywood règne sur les salles de cinéma, tant aux Etats-Unis qu'ailleurs dans le monde. Bien qu'ils vendent rêve et divertissement, les films hollywoodiens traitent aussi de questions sociales et politiques. Comment décoder les messages politiques véhiculés par cet imaginaire ? Hollywood et la politique est un guide critique du cinéma étatsunien des années 1980 à aujourd'hui, illustré par de nombreux exemples, de V for Vendetta aux documentaires de Michael Moore, en passant par les blockbusters les plus significatifs. Forgé au coeur même de l'empire américain, le cinéma hollywoodien est une industrie puissante qui carbure au capitalisme et a tout intérêt à le défendre. Dans ce contexte, les artisans du septième art jouissent-ils de la liberté de créer des oeuvres réellement critiques ou sont-ils condamnés à produire des films de propagande ? Traitant du politique dans son sens large, Claude Vaillancourt classe les films en trois grandes catégories : le cinéma du statu quo, qui se contente de répéter les discours officiels ; le cinéma du questionnement, qui dénonce certains problèmes, mais sans remettre en cause l'ordre social ; et le cinéma subversif, où le documentaire occupe une place de premier plan. L'auteur démontre en quoi le cinéma hollywoodien, malgré la montée des Netflix et autres Amazon ainsi que les répercussions de l'affaire Weinstein, demeure un instrument privilégié pour transmettre les valeurs américaines (individualisme, famille, respect des institutions, distinction entre le Bien et le Mal), contribuant à "fabriquer le consentement". Il reconnaît en même temps à certains films une grande liberté de ton. Une analyse tout en nuances qui assume pleinement la subjectivité du jugement sur l'art.