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Un dénommé Ramondès
Vigevani Alberto ; Orlando Vincent d'
IICP
16,00 €
Épuisé
EAN :9782919205233
Roman historique ou d'amour ? Roman à clef ou d'espionnage ? Un dénommé Ramondès oscille entre les genres, à l'image de son protagoniste voyageant entre France et Italie, à la veille de l'entrée en guerre, au printemps 1940. Il arrive dans un Milan tout aussi stendhalien que fasciste. Qui est-il d'ailleurs ce Ramondès ? (Le sait-il lui-même ? ) Lettré, amoureux de Proust – et des jolies Milanaises –, il endosse les habits (rutilants) d'un presque homonyme, célèbre critique. Cette imposture onomastique lui donne accès aux cercles culturels de la capitale lombarde où l'on se plaît à refaire le monde littéraire et politique, comme dans les salons de cette France que tous admirent et que notre héros incarne à leurs yeux. (Et à sa manière, pour ne point être démasqué, il lui faut livrer bataille face à des experts en bons mots et saillies à double sens).  ; Récit brillant (entre Gadda et Proust sur le plan stylistique), hommage à la culture française aimée par son auteur, Un dénommé Ramondès propose une plongée, sans équivalent dans la littérature italienne, au coeur d'un moment de crise où, comme nous le rappelle la célèbre formule de Gramsci, deux mondes s'affrontent : celui qui ne veut pas mourir, constitué par des intellectuels érudits pour qui la littérature est un refuge apaisant, et celui qui ne peut encore naître, empêché par l'emballement de la folie des hommes. Réflexion sur l'identité, le roman de Vigevani illustre d'une façon implacable, et éminemment élégante, une période qui vit l'Italie basculer dans l'irrationnel. En ce sens, il se prête aussi à une lecture plus contemporaine. C'est là la marque des grandes oeuvres littéraires.   ;   ;   ;
Entre les deux guerres, l'été, la bourgeoisie milanaise est en villégiature au bord du lac de Côme dans de grandes villas cossues. De jeunes adolescents découvrent les émois amoureux. Ils seront bientôt pris dans la tourmente du fascisme et de la Seconde Guerre mondiale. C'est un roman tendre et nostalgique mais "c'est aussi l'illusion anxieuse du silence, ce léger vertige fait d'insécurité et d'angoisse qui caractérise la culture européenne de l'entre-deux-guerres. Le petit drame de Giacomo, raconté ici avec tant de délicatesse, est le déchirement entre l'innocence et la maturité... Le crépuscule de l'adolescence de Giacomo devient la métaphore d'un crépuscule historique d'une époque sur le déclin" (Géno Pampaloni.)
Dans "l'entre-deux-guerres", dans une famille de la bourgeoisie juive parfaitement intégrée au point d'en avoir presque oublié ses origines, la vie est aisée, l'élégance et la discrétion de mise. Le monde, qui parade gaiement durant ces "années folles", paraît sans faille. Pourtant quelque chose se lézarde. Et les signes de l'anéantissement sont là. D'abord la Grande Crise. Ensuite les mesures raciales. La famille admirée et adulée du narrateur, un petit garçon, va bientôt voir des amis lui tourner le dos, comme le Commendatore Attila. Ou d'autres dont le regard s'assombrit, comme monsieur Alzheryan. Ce chef-d'oeuvre de la littérature italienne raconte avec finesse la brutale et tragique déchéance d'êtres qui, pris dans un quotidien trop rassurant, n'avaient rien vu venir.
L?entre-deux-guerres. Un été au bord du lac de Côme. La bourgeoisie milanaise en villégiature. Un groupe de jeunes qui découvrent les relations sentimentales. Un adolescent secrètement amoureux. Ce roman, tendre et nostalgique, nous emmène dans un monde disparu, à peine sorti du XIXe siècle, et qui sera bientôt pris dans la tourmente du fascisme et de la Seconde Guerre mondiale. A l?heure où se déroule le récit il vit encore des heures heureuses. Celles où les bords du lac de Côme sont bordés de grandes villas cossues. Celles où les dames osent les premières coiffures à la garçonne. Celles des premiers émois amoureux d?un adolescent. Un été au bord du lac mérite l?appellation rare de "classique".