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SOUVENIRS. 1755-1842
VIGEE LE BRUN E.
CHAMPION
152,00 €
Épuisé
EAN :9782745316950
Entre les derniers sursauts de l'Empire et les nouvelles monarchies, Elisabeth Vigée Le Brun laisse un recueil de ses Souvenirs, publié de son vivant, à mi-chemin des mémoires et de l'autobiographie, texte hybride, dans lequel s'intercalent des lettres, des poèmes, et dans lequel elle prend soin de brosser un ultime autoportrait. Dans une période où les mémoires d'artistes sont encore rares, la longévité du peintre (1755-1842) lui a donné l'occasion d'élaborer une présentation de soi à un moment où la représentation de l'identité de l'artiste est en pleine mutation. Elisabeth Vigée Le Brun, contrairement à la plupart des mémorialistes du temps, s'exprime à partir de sa renommée. La mémorialiste théâtralise la scène autobiographique et en dégage du sens. A partir de la place qu'elle a occupée, elle tente de comprendre l'histoire à laquelle elle a pris part et fixe les contours de son personnage historique. A ces interprétations s'ajoute le désir de restaurer une réputation que les libelles révolutionnaires avaient ternie : les Souvenirs comportent une dimension apologétique qui se manifeste aussi bien dans les silences du texte que par les arguments qu'il présente. Elisabeth Vigée Le Brun dispose d'une capacité d'adaptation à la demande de sa clientèle. C'est cette faculté de comprendre la nature de l'offre tout en l'infléchissant qui a fait d'elle une femme fashionable. Sa façon personnelle de peindre, qui tend à embellir le modèle tout en lui restituant la physionomie qui fonde la ressemblance, se retrouve dans le style idéalisant du récit. Les Souvenirs sont un récit de conquête. Mais à peine la première réputation de l'artiste est-elle établie et sa place institutionnelle assurée, que la Révolution lui en ravit les fruits : tout ou presque est à reconstruire...
Elisabeth Vigée Le Brun est l'une des grandes portraitistes de son temps, à l'égal de Quentin de La Tour ou Jean- Baptiste Greuze. Issue de la petite bourgeoisie, elle va trouver sa place au milieu des grands du royaume, et notamment auprès du roi et de sa famille. Elle devient ainsi le peintre officiel de la reine Marie-Antoinette. Paroles d'artiste est une collection de format poche pour découvrir ou redécouvrir les grands maître de l'art ancien, moderne et contemporain. Cette série d'ouvrages monographiques permet d'envisager l'univers d'un artiste à travers une sélection de trente reproductions représentatives de l'ensemble de son oeuvre. Chaque reproduction est associée à une citation extraite d'un entretien, d'une correspondance ou d'un écrit de l'artiste lui-même. Afin de rendre accessible cette collection aux très nombreux visiteurs étrangers de nos musées et collections publiques françaises, Paroles d'artiste est bilingue anglais-français.
Vigée-Le Brun Elisabeth ; Haroche-Bouzinac Geneviè
Résumé : Portraitiste de réputation européenne, Élisabeth Vigée Le brun (1755-1842) est l'auteur de Souvenirs originaux tant par le contenu que par la forme. À mi-chemin des mémoires et de l'autobiographie, elle retrace l'histoire de sa carrière tout en élaborant une représentation de soi à une époque où la représentation de l'identité de l'artiste est en pleine mutation. Témoin de l'histoire de son temps, elle y inscrit sa propre destinée avec le souci visible de restaurer une réputation parfois ternie par les libelles révolutionnaires. Ces Souvenirs sont ainsi le récit d'une vie en même temps que celui de la conquête d'une identité et l'affirmation d'une personnalité hors du commun. Élisabeth Vigée Le Brun was an internationally-renowned portrait painter. Her Souvenirs ? part-Memoirs, part-autobiography ? trace her career with a view to restoring a reputation that was tainted by some revolutionary pamphlets. This is not merely the story of a life, but also the reclamation of an identity.
Peu de femmes artistes ont connu une renommée aussi éclatante que celle d'Elisabeth Vigée Le Brun (1755-1842). Douée de charme, de beauté et d'esprit, considérée comme une portraitiste de talent alors qu'elle n'a que vingt ans, elle répond aux attentes de la société aristocratique qui se reconnaît dans l'image qu'elle lui prête. Marie-Antoinette la choisit pour peintre officiel. Elisabeth poursuit ainsi sa fulgurante carrière en France jusqu'à la Révolution. Très liée à la noblesse de cour, elle juge plus prudent d'émigrer dès 1789. Elle parcourt alors l'Europe jusqu'en Russie. Partout où elle passe, elle est reçue et fêtée dans la meilleure société. Les commandes affluent. A son retour en France, en 1800, elle découvre un monde nouveau dans lequel elle demeurera une nostalgique de l'Ancien Régime, dont elle était l'une des égéries. Cependant, jusqu'à sa mort, en 1842, elle poursuit son oeuvre et tente de main-tenir les habitudes de la vie mondaine d'autrefois.
Peu de femmes artistes ont connu une renommée aussi éclatante que celle d'Elisabeth Vigée le Brun (1755-1842). Douée de charme, de beauté et d'esprit, considérée comme une portraitiste de talent alors qu'elle n'a que vingt ans, elle répond aux attentes de la société aristocratique qui se reconnaît dans l'image qu'elle lui prête. Marie-Antoinette la choisit pour peintre officiel. Elisabeth poursuit ainsi sa fulgurante carrière en France jusqu'à la Révolution. Très liée à la noblesse de cour, elle juge plus prudent d'émigrer dès 1789. Elle parcourt alors l'Europe jusqu'en Russie. Partout où elle passe, elle est reçue et fêtée dans la meilleure société. Les commandes affluent. A son retour en France, en 1800, elle découvre un monde nouveau dans lequel elle demeurera une nostalgique de l'Ancien Régime, dont elle était l'une des égéries. Cependant, jusqu'à sa mort, en 1842, elle poursuit son oeuvre et tente de maintenir les habitudes de la vie mondaine d'autrefois.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi