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Les Portes éclairées de la nuit. Entretiens, essais, cahier, récits inédits (2000-2006)
Vigée Claude ; Parizet Sylvie
CERF
29,70 €
Épuisé
EAN :9782204076920
Biographie de l'auteur Claude Vigée est né à Bischwiller en Alsace en 1921. Poète, essayiste, conteur, diariste, traducteur, il a enseigné quarante ans la littérature comparée en Nouvelle-Angleterre et à l'Université hébraïque de Jérusalem. Auteur d'une uvre considérable, Le Soleil sous la mer, La lune d'hiver, Un panier de houblon, Aux portes du labyrinthe, il a reçu de nombreuses distinctions. Citons seulement le prix international Johann-Peter Hebel (1984), le grand prix de poésie de l'Académie française (1996), le prix Würth pour la littérature européenne (Stuttgart, 2002) et le prix de I'Amitié judéo-chrétienne de France, (Paris, 2006). Sylvie Parizet enseigne la littérature comparée à l'université de Paris X-Nanterre. Spécialiste du mythe de Babel, qui a fait l'objet de sa thèse de doctorat, elle poursuit ses recherches en étudiant l'influence de l'inspiration biblique sur la littérature contemporaine.
Résumé : Eclairant chaque époque de ma vie, les poèmes rassemblés dans ce livre tissent un arc-en-ciel qui, déployant ses couleurs sur six décennies d'écriture, marie aux premiers chants, glanés à dix-huit ans en Alsace à la veille de la Seconde Guerre mondiale, mes poèmes les plus récents, cueillis sur un amandier de Jérusalem dans ma soixante-seizième année. Ainsi s'est effectué, à travers les douze portes érigées autour du labyrinthe du temps et de l'espace, le passage innombrable du vivant. Le poème accompli est tout ensemble objet musical, matière sémantique riche de savoir surgissant, et mouvement de transgression perpétuel. Condamnés à une sorte de forage dans le noir, les poètes, comme les ouvriers descendus à moitié nus dans les mines de charbon ou de fer, creusent la roche langagière en profondeur, afin d'en extraire peu à peu au cours de l'existence les masses de minerai et de houille patiemment arrachées, strate après strate, au ventre de la terre. Cette contradiction déchirante entre la patience infinie et l'extase fulgurante est le paradoxe de la création poétique, un conflit radical auquel nul écrivain ne peut se soustraire. Il a fait de moi un homme un peu en retrait, auteur d'une ?uvre en marge de l'actualité immédiate, un esprit voyageur qui brasse dans sa mémoire plusieurs existences simultanées : l'Alsace, l'Amérique, Jérusalem...
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Résumé : Qui n'a rêvé de traverser le Saint-Laurent à bord d'un beau traversier ? De parcourir l'Amérique sur le pouce ? Ou l'Afrique en car rapide, en vélo poum poum, ou aux côtés d'une mama Benz au volant de sa Mercedes, cela tout en évitant, au passage de la Belgique, les grenailles errantes sur la route ? Qui ne souhaiterait faire une halte, en Suisse, au bar à talons pour faire réparer sa chaussure, avant d'enfiler ses sentimentales toutes pimpantes pour aller ambiancer à l'appel de la SAPE, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes ? Ce Nouveau Dictionnaire insolite des mots de la francophonie donne à entendre une langue française souvent délurée et joyeuse, révélatrice des richesses du français parlé hors de France.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.