Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Revisiter la "querelle des femmes". Discours sur l'égalité/inégalité des sexes, de 1750 aux lendemai
Viennot Eliane ; Pellegrin Nicole
PU SAINT ETIENN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782862726038
De la fin du Moyen Age aux premières décennies du XXe siècle, l'Europe et en particulier la France ont été le théâtre d'une gigantesque polémique sur la place et le rôle des femmes dans la société. Qu'elle soit feutrée ou violente, qu'elle prenne un tour sérieux ou cocasse, qu'elle en appelle aux raisonnements ou aux émotions, qu'elle s'exprime en traités, pamphlets, pièces de théâtre, romans, tableaux..., elle a porté sur à peu près tous les terrains, du pouvoir suprême aux relations amoureuses, en passant par le travail, la famille, le mariage, l'éducation, le corps, l'art, la langue, la religion... Loin d'être un "jeu littéraire", comme on l'a parfois dit, elle s'est développée en écho aux efforts concrets des acteurs et actrices de la société pour empêcher, ou au contraire pour permettre l'accès des femmes et des hommes aux mêmes activités, aux mêmes droits, aux mêmes pouvoirs, aux mêmes richesses, à la même reconnaissance. Et elle a durablement formaté nos sociétés et nos esprits quant aux manières de penser et d'organiser les relations entre les sexes. Ce vaste pan de notre histoire est pourtant fort mal connu. C'est à son réexamen qu'invite le présent volume, premier d'une série qui remontera le temps vers les origines de cette controverse. Il s'attache à la période des Lumières et de la Révolution française, où l'on aurait attendu la remise en question du vieil argumentaire de l'infériorité féminine, mais qui ne donna lieu qu'à sa reformulation.
Jamais l'histoire de la loi salique - cette disposition française empêchant les femmes d'hériter et de transmettre la Couronne - n'avait été faite; celle des relations entre les hommes et les femmes du point de vue du pouvoir non plus. Un manque, une absence qui se révèlent au grand jour alors que la France peine toujours à faire de la place aux femmes dans les positions décisionnelles... Pourtant ce qu'on a pu qualifier d'exception française n'a pas toujours eu le visage qu'on lui connaît. Reprenant l'histoire de France à ses origines (les Francs Saliens, Clovis), Eliane Viennot a cherché à comprendre les raisons de cette exclusion consacrée avec l'arrivée au pouvoir des Bourbons (Henri IV), les premiers à devoir leur trône à la loi salique. Le résultat est surprenant. Mieux, il va à l'encontre des idées reçues. Ce travail mené comme une enquête où les bons et les méchants ne sont pas toujours ceux que l'on croit, où les faux en écriture, mensonges et omissions abondent, met en lumière la remarquable mixité des pouvoirs pratiquée à certaines époques de l'Ancien Régime, avant que la loi salique ne constitue une étape centrale dans l'éviction des femmes des sphères du pouvoir. Initié au XIIIe siècle, ce processus ne se fit pas sans résistances. Les acteurs et les actrices de ce long conflit méritaient à coup sûr cette étude passionnante, en attendant peut-être de trouver une place dans les manuels scolaires. Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Saint-Etienne, membre de l'Institut Universitaire de France (IUF), Eliane Viennot préside la Société Internationale pour l'Etude des Femmes de l'Ancien Régime (SIEFAR). Spécialiste de la Renaissance, elle a publié une biographie de Marguerite de Valois (Tempus, 2005).
Le deuxième volume de cette grande enquête au coeur de l'exception française commence avec l'arrivée au pouvoir d'Henri IV, premier roi à parvenir sur le trône au nom de la "loi salique". Il se termine deux siècles plus tard, à la veille de la Révolution française. Croisant les différents domaines où se jouent les rapports de force entre hommes et femmes (politique, économie, droit, culture, religion...), Eliane Viennot met en lumière le double mouvement, très conflictuel, qui caractérise toute cette période: d'une part le début de la "longue marche" vers l'égalité; d'autre part la nouvelle offensive qui se met en place pour bloquer cette perspective, au nom du respect prétendu de la "différence naturelle des sexes". Que la querelle sur les femmes soit ancienne, nous le savions déjà. Qu'elle ait rebondi avec cette vigueur d'une génération à l'autre, de l'égalité des droits à la masculinisation de la langue française, en passant par l'accès au savoir et la capacité des femmes à gouverner, voilà qui n'avait encore jamais été montré. Biographie de l'auteur Professeure à l'université de Saint-Etienne, Eliane Viennot est membre de l'Institut universitaire de France, présidente de la Société internationale pour l'étude des femmes de l'Ancien Régime et fondatrice de l'Institut Emilie du Châtelet. Elle avait consacré le premier volume de cette vaste recherche, Paru en 2006 chez Perrin, à l'invention de la loi salique (Ve -XVIe siècles).
Fille du roi Henri II et de Catherine de Médicis, soeur de Charles IX et d'Henri III, femme d'Henri IV, le pedigree royal de Marguerite de Valois est impressionnant. A travers lui, c'est toute l'histoire de France au tournant du XVIe siècle qui surgit : les guerres de religion bien sûr, mais aussi la régence de sa mère, et surtout le massacre de la Saint-Barthélemy. Une telle parenté aurait pu étouffer la personnalité de la jeune femme. Une vie passionnante de bout en bout, depuis sa plus petite enfance qui la place aux premières loges de l'Histoire jusqu'à son exil, après sa répudiation. Lorsque son époux monte sur le trône de France, Marguerite qui ne lui a pas donné d'enfant négocie âprement son "démariage". Henri IV entre dans l'Histoire. La reine Marguerite, elle, entame une carrière de femme célèbre et bientôt d'héroïne de fiction dont il semble parfois impossible de l'en faire sortir. Le mythe est tenace, explique l'auteur. La princesse dévergondée imaginée par Alexandre Dumas est à des lieues de ce que fut la fille de Catherine de Médicis : une femme politique, une érudite, une mécène, une polémiste redoutable, une féministe malicieuse, et surtout une mémorialiste sans cesse rééditée jusqu'au milieu du XIXe siècle... S'appuyant sur les écrits et correspondances de Marguerite, mais aussi sur les études les plus récentes traitant de la Saint-Barthélemy ou l'accession au pouvoir d'Henri IV, Eliane Viennot offre une biographie très réussie et très moderne de Marguerite de Valois qui dépasse son seul destin pour croiser l'histoire des reines de France.
Les normes actuelles sont insidieuses, s'imposent silencieusement, tendent vers la pensée unique, atteignent les corps et peuvent s'ériger en croyances. Elles ne dépendent pas du bien fondé de l'énoncé mais de son utilisation qui prétend à la vérité. Ce ne peut être un implicite total. Les effets sont ceux de la censure assumée comme servitude volontaire, l'entrave de la pensée, des sentiments, des émotions, des rêves, de la créativité.
Terenci Moix (1942-2003) publie à la fin des années 60 des romans qui firent révolution dans le monde des Lettres catalanes. Puis, à partir de 1983, cet " enfant terrible " offre aux lecteurs de langue castillane une longue série de best-sellers. Quant à ses Mémoires, elles se lisent avec autant de plaisir que ses œuvres de fiction. Doté d'une imagination fertile, d'un solide sens de l'humour, fin observateur du monde qui l'entoure, cinéphile, fervent admirateur des films d'Hollywood, passionné par l'Egypte, par les mythes qui ont bercé son enfance, par l'univers des BD, amoureux de Barcelone, Terenci Moix mêle de main de maître dans ses écrits dépouillement et baroque, réel et imaginaire...