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Paris-Brest
Viel Tanguy
MINUIT
8,50 €
Épuisé
EAN :9782707322975
Il est évident que la fortune pour le moins tardive de ma grand-mère a joué un rôle important dans cette histoire. Sans tout cet argent, mes parents ne seraient jamais revenus s'installer dans le Finistère. Et moi-même sans doute, je n'aurais jamais quitté Brest pour habiter Paris. Mais le vrai problème est encore ailleurs, quand il a fallu revenir des années plus tard et faire le trajet dans l'autre sens, de Paris vers Brest. Paris-Brest est une histoire d?allers et retours. Tout part et revient à Brest, au bout des terres, omniprésent dans l?univers de Tanguy Viel. Une ville qui aurait pu renaître de ses cendres dans une belle utopie architecturale. Mais " quelques riches grincheux " n?ont rien voulu céder de leurs privilèges, ils ont gardé pour eux la vue sur la baie et le large. On retrouve dans Paris-Brest les motifs qui sous-tendent les livres précédents. L?Absolue perfection du crime (2001) et Insoupçonnable (2006) : la trahison, les faux frères, le fossé des classes, les efforts dérisoires des pauvres pour s?approprier les privilèges des riches. En revisitant avec une grande rigueur le roman noir, ce jeune romancier (il est né en 1973) construit une ?uvre mélancolique, non sans humour. Son écriture va en se dépouillant, toujours aussi efficace, précise, visuelle, d?une remarquable économie. Il s?agit, dans Paris-Brest, d?un roman familial, à composante autobiographique. Ou plutôt de deux : celui que nous lisons, raconté par un des acteurs, le fils, et, enchâssé comme dans une poupée ruse, celui qu?il a écrit, pour effacer le mal, au cours d?une éclipse parisienne de trois ans. Il y a transposé " des choses sur nous ", comme dit la mère. De celui-là, nous ne saurons que ce que le fils nous en dit. L?argent est le moteur de cette histoire. " Pour ma mère, expliquais-je au fils Kermeur, le monde est très simple, le monde est une sorte de grand cercle et au milieu, il y a une montagne d?argent et sans cesse des gens entrent dans le cercle pour essayer de gravir la montagne et planter un drapeau en haut. " Le fils Kermeur est " au centre de l?échiquier ", un pion essentiel et menaçant, seul élément extérieur au microcosme familial. La mère, " qui n?aime pas les pauvres ", le soupçonne de vouloir s?emparer de la fortune qui lui est arrivée par une voie inattendue. Et comme ils ont un contentieux qui date de l?enfance des deux garçons, elle a de bonnes raisons d?avoir peur. La grand-mère a conclu un pacte avec un très vieux monsieur rencontré au Cercle marin. Elle l?a accompagné quelques années, jusqu?à la mort. Ce viager lui a rapporté dix-huit millions et l?appartement sur la baie. A la seule condition qu?elle garde à son service la femme de ménage. Or cette femme est la mère du fils Kermeur, ce voyou, ce voleur, que la mère pensait avoir éloigné de son fils. Avec elle, l?ennemi de classe est dans la place. La mère en a des crises de spasmophilie. D?autant plus qu?elle-même est au loin, exilée dans le sud de la France, à vendre, mal, des cartes postales. Car, par un mouvement inverse de la fortune, le scandale a frappé le père, accusé d?avoir creusé un trou de quatorze millions dans la caisse du Stade brestois dont il était vice-président. Le fils a refusé de suivre ses parents dans le Sud honni. Il loge dans un studio en dessous de sa grand-mère. En contrepartie ? tout se paie ? il l?accompagne au restaurant du Cercle marin, au milieu des officiers momifiés. Tous les soirs, le fils Kermeur, réapparu, vient sonner à sa porte avec une bouteille. A force d?entendre la vieille dame trottiner au-dessus de leurs têtes au milieu de ses richesses, il vient des questions aux garçons : " Franchement, qu?est-ce qu?elle fait de tout ça, ta grand-mère ? " C?est le fils Kermeur qui l?a dit mais ils y pensaient les deux. Ils seront complices, liés dans le silence. Qui soupçonnerait un petit-fils ? Il part pour Paris, la moitié du butin dans sa valise. Les parents rentrent en Bretagne profiter des millions de la vielle dame. Trois ans passent. Le fils revient pour Noël. Dans sa valise, un manuscrit a remplacé les billets de banque. Il y expose ces " choses sur nous " soigneusement enfouies par la mère, n?épargnant personne : les secrets d?un frère dont on ne savait rien, la vieille histoire du fils Kermeur, tout un tas sordide de non-dits. La mère lit ce réquisitoire mal caché. Va-t-elle faire une de ces crises qui la laissent sans souffle, la tête dans un sac en plastique ? Non, elle choisit encore une fois le silence et le déni. Absurdement, inutilement. Le fils repart pour Paris, libéré, mettant un point final aux allers et retours dont est tissé son roman familial.
Il est évident que la fortune pour le moins tardive de ma grand-mère a joué un rôle important dans cette histoire. Sans tout cet argent, mes parents ne seraient jamais revenus s'installer dans le Finistère. Et moi-même sans doute, je n'aurais jamais quitté Brest pour habiter Paris. Mais le vrai problème est encore ailleurs, quand il a fallu revenir des années plus tard et faire le trajet dans l'autre sens, de Paris vers Brest.
Cela pourrait s'appeler simplement Scènes de la vie du Christ, puisque ce livre est d'abord une série de « tableaux animés », retraçant les étapes de la vie de Jésus, de la Nativité à la Crucifixion en passant par la Fuite en Egypte. C'est que la vie de Jésus, à force de longévité, a sans doute fini par devenir la somme des récits qui la composent, faite d'images millénaires et de légendes dorées, comme autant de fantômes qui traversent nos mémoires. Or, quelquefois, aux fantômes, on a envie de redonner un corps. Ce livre qui a connu voici deux ans une première édition illustrée. Cette nouvelle édition reprend exclusivement le texte.
Faut-il priver le lecteur du bonheur de découvrir, détail après détail, le fin mot - s'il existe vraiment - de cette machination "à double fond", comme les valises en apparence insoupçonnables et dissimulatrices d'inquiétants secrets? Certainement pas. Et, pourtant, tout révéler d'emblée n'aurait pas une importance capitale, car on n'est pas, avec Insoupçonnable, dans l'une de ces intrigues policières où connaître à l'avance certaines clés, voire le dénouement, gâche le plaisir. Comme dans ses trois autres romans, Tanguy Viel, qui sait construire un suspense et ne s'en prive pas, s'intéresse plus profondément à autre chose qu'à ce schéma narratif. Aux atmosphères, qu'il sait remarquablement créer, aux lieux - la mer est souvent présente, est-ce parce qu'il est né à Brest? -, aux objets, aux comportements effrayants, inimaginables, que peuvent avoir des gens au premier abord anodins, à leurs manies, à leurs secrets de famille, à leurs désirs inavouables. Un mariage chic au bord de la mer: joli début. Ne pas s'y fier. Le narrateur, Sam, vient d'être témoin au mariage de sa soeur Lise, avec un homme riche qui a 50 ans - le double de son âge. Henri Delamare, le marié, veuf depuis quelque temps, possède une fortune familiale, qu'il a su faire fructifier. II est commissaire-priseur. Lise travaillait dans un bar de nuit fréquenté, en toute discrétion, par des messieurs très bien. Elle refusait de faire l'amour, contrairement à d'autres. C'est toutefois avec elle seulement qu'Henri voulait passer ses soirées. Et, un beau jour, il l'a demandée en mariage. Pourquoi a-t-elle accepté, alors qu'elle vivait avec un homme? C'est toute une partie de l'histoire. On comprend vite que Sam est un frère de pacotille et un véritable amant, celui de Lise, et que ce mariage cache un plan "insoupçonnable". Encore une affaire de crime parfait, comme le hold-up de L'Absolue perfection du crime devait être parfait et sans une goutte de sang versé. Là non plus, en principe, il n'y aura nulle violence, juste une habile manière de récupérer de l'argent - de quoi rêve-t-on quand on manque d'argent? - et de filer en Amérique ou plutôt "aux States", comme dit Lise, tentant d'imiter l'accent des stars américaines. Bien sûr, ça va rater, mais on ne vous dira pas ici comment - et, finalement, Tanguy Viel lui aussi vous demande de le deviner plus encore qu'il ne vous le montre. Biographie de l'auteur Tanguy Viel est né à Brest en 1973. Insoupçonnable, son quatrième roman, a été publié en 2006. Il fait paraître en janvier 2009 paris-Brest.
Icebergs est une série de promenades dans les allées d'une pensée qui tourne et vire, une pensée à vrai dire obsédée par les formes qu'elle peut prendre. Cette nature inquiète qui l'abrite se demande surtout comment les autres, tous les autres, ont fait avant elle. Alors elle enquête, elle arpente les rayons des bibliothèques, elle se promène sur internet, elle se renseigne sur la vie des écrivains, elle s'assied sur un banc - autant de manières pour elle de résoudre l'énigme de son expression rêvée, ici présentée en courts essais « arctiques », parties visibles et flottantes de la pensée.4e de couverture : Icebergs est une série de promenades dans les allées d'une pensée qui tourne et vire, une pensée à vrai dire obsédée par les formes qu'elle peut prendre. Cette nature inquiète qui l'abrite se demande surtout comment les autres, tous les autres, ont fait avant elle. Alors elle enquête, elle arpente les rayons des bibliothèques, elle se promène sur internet, elle se renseigne sur la vie des écrivains, elle s'assied sur un banc - autant de manières pour elle de résoudre l'énigme de son expression rêvée, ici présentée en courts essais « arctiques », parties visibles et flottantes de la pensée.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Perrault Charles ; Lezin Emmanuelle ; Grossir Clau
Résumé : Il était une fois un Petit Chaperon rouge, un bûcheron et une bûcheronne, un gentilhomme... Il était une fois des ogres, des loups, des fées et des citrouilles... Il était une fois une chevillette et une bobinette, une soeur qui décidément ne voyait rien venir... Il était une fois six contes entre épouvante et merveilleux, entre terreur et féerie. Six contes à lire et à relire pour rêver ou pour frissonner. - le texte intégral annoté de six contes : Le Petit Chaperon Rouge, La Barbe Bleue, Le Chat botté, Les Fées, Cendrillon et le Petit Poucet, - des questionnaires au fil du texte, - des documents iconographiques exploités, - une présentation de Perrault et de son époque, - un aperçu du conte, - un groupement de textes : "Les contes d'hier et d'aujourd'hui" .
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'oeuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort.
Flaubert Gustave ; Robinot-Bichet Marie-Hélène ; S
Résumé : Félicité, orpheline, fille de ferme trahie par son amoureux, a derrière elle un passé de misères et de douleurs lorsque Mme Aubain l'engage comme servante. Le bonheur est au rendez-vous de cette rencontre, mais bientôt Félicité doit affronter de nouvelles épreuves. Seul soutien dans ses malheurs, Loulou, son perroquet...