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Hors Cadre(s) N° 25, octobre 2019 à avril 2020 : Emprunts & variations
Vié François
POISSON SOLUBLE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782358711517
La revue Hors Cadre[s], publiée par L'atelier du poisson soluble, propose des regards croisés de critiques et de créateurs sur la production contemporaine d'albums, de livres illustrés et de bandes dessinées. Ce nouveau numéro s'intéresse aux "Emprunts et Variations". La nouveauté nous charme tant, en art comme ailleurs, que l'on voudrait croire qu'en elle TOUT est nouveau. Blutch, invité spécial de ce 25e numéro, nous convie à un peu plus de lucidité. Ce fou de dessin aime à considérer que son travail consiste pour l'essentiel à " se confronter aux formes passées ", à se mesurer à elles, à " jouer " avec elles. Pas de meilleur guide au pays des Variations, titre d'un de ses récents albums. Il détaille dans un passionnant entretien tous les aspects de son travail d'alchimiste des formes héritées, qu'il appelle, en grand amateur de jazz, des " reprises ". Ces réemplois savants le numéro s'intéresse à les analyser notamment chez Tomi Ungerer, Regis Lejonc et Ruppert et Mulot. Des objets ou des styles désuets sont revisités, revitalisés par des artistes contemporains. On suivra ainsi l'étonnant destin des vignettes d'encyclopédie, ou le redéploiement en bande dessinée et illustration de styles graphiques issus de la première moitié du XXe siècle. Les sulfureuses publications d'Elvifrance (Kriminal, Satanic, Lucifera...) inspirent 50 ans plus tard Les requins Marteaux, qui parodient ces grandes parades gore. Bienvenue au pays de l'hybridation de l'ancien et du nouveau ! Enquête enfin sur la nouvelle production colombienne.
Biographie de l'auteur Henri Galeron est né en 1939 dans les Bouches-du-Rhône, à Saint-Étienne-du-Grès. Il apprend à dessiner en faisant l’école buissonnière et bien plus tard, aux Beaux-Arts de Marseille (il obtient son diplôme national en 1961).Il entre aux éditions Nathan à Paris en 1967 et assure la direction artistique des Jeux Éducatifs de 1972 à 1974, date à laquelle il devient indépendant. Harlin Quist, à New York, publie son premier livre, "Le Kidnapping de la Cafetière".Depuis cette date il ne cesse de créer des images pour les livres d’enfants, des contes, des nouvelles, des albums, mais aussi des couvertures de livres et de magazines, des pochettes de disques, des affiches, des jeux, des séries de timbres-poste...Il a enseigné l’illustration à l’école Émile-Cohl à Lyon, de 1987 à 1990.Il obtient le prix Honoré en 1985 et, à cette occasion, les éditions Gallimard lui consacrent une monographie.Henri est un grand collectionneur de jouets mécaniques, un pêcheur averti et un vieil ami des chats. Il se plaît à dire qu’il ne dessinerait pas s’il pouvait vivre du poisson qu’il pêche. Pour notre bonheur, il doit être bien mauvais pêcheur car il dessine beaucoup. Il vit et travaille à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine.
Le boudin, l'andouillette, les tripes, les saucisses et les saucissons élevés au rang des beaux-arts ! Un mélange savant de littérature, d'histoire et de gastronomie... Les boyaux vous intriguent ? Pourtant, vous les connaissez déjà puisqu'ils enrobent saucissons, saucisses et andouillettes, ces stars de nos planches apéritives et de nos barbecues ! Sans oublier les boudins noirs ou blancs et, pour les plus aventureux, les tripoux et autres tricandilles. Malgré les préjugés qui s'y rattachent, ces produits issus des entrailles sont depuis toujours l'apanage des brasseries et le " fondement " - terme qui n'a jamais été aussi approprié - de la bistronomie, cette nouvelle cuisine canaille qui dépoussière les codes et flirte avec la haute gastronomie. Blandine Vié leur rend un hommage gourmand, littéraire et joyeux. Elle en explore le lexique et les expressions, en retrace l'histoire, en trouve mille allusions dans les romans, les chansons populaires et la poésie, et cuisine le tout dans un foisonnement érudit des plus réjouissants.
Vié François ; Willer Thérèse ; Pijaudier-Cabot Jo
Résumé : Voilà plus de soixante ans que Tom Ungerer s'amuse avec génie et malice sur tous les supports disponibles. Son affiche "Black power/White power" a fait le tour du monde. Ses albums pour enfants sont partagés, phénomène rarissime, par trois générations. Ses dessins satiriques sont aussi percutants que ses livres érotiques. Il ne s'interdit rien, et fait mouche partout. Pour son 85e anniversaire, 100 dessinateurs parmi les plus talentueux de ce siècle, de France et d'ailleurs, ont voulu porter un énorme toast dessine à cet ogre humaniste et facétieux. Cerise sur le gâteau de cet album historique, quelques dessins provenant d'archives, dédiés au fil du temps à Tomi par les amis, anciens (Maurice Sendak, Paul Davis, André François, Robert Weaver) et plus jeunes. A l'initiative de l'école de Condé et du musée Tomi Ungerer - centre international de l'illustration.
Adaptation libre et magistrale de Hansel et Gretel. Après 3 petites culottes et Le Prince au petit pois, revoici Sylvie Chausse (avec ses rimes en «ur») et Anne Letuffe (aux fourneaux, collages et coloriages). Du grand art, ça c?est sûr.
« Je m?appelle Ivan. J?ai six ans et je suis un crocodile. J?ai l?air d?un petit garçon mais à l?intérieur je suis un crocodile. Ça ne se voit pas, bien sûr, c?est à l?intérieur ». René Gouichoux, auteur, notamment, de Barnabé et la vache qui marchait au plafond, signe ici une histoire forte, qu?il traite avec délicatesse et sensibilité. Par l?utilisation particulière des couleurs et les jeux de recomposition des corps humains, les collages de Julia Neuhaus, jeune illustratrice allemande, nous présentent un monde où s?exprime la cruauté face à la différence. Sujet pas si étrange que ça! Le « monstre » n?est finalement pas toujours celui que l?on croit, n?est-ce pas?
« La nuit tous les chats sont gris, et je suis grise la nuit. Mais ce n?est pas vraiment certain... » Une petite fille nous propose sa ré?exion sur le monde et la réalité, découvrant que tout n?est peut-être bien qu?une question de point de vue. Artiste plasticien, Fabien Soret sème le doute avec facétie. Il s?amuse de la relativité du monde qui nous entoure. Ses illustrations aux crayons de couleur offrent un théâtre des apparences à des personnages qui accumulent les masques dans un monde où l?on n?est plus vraiment sûr de rien. Une oeuvre espiègle et toute en finesse, à lire et à relire!
Berrettoni Carrara Marco ; Carrer Chiara ; Bonno D
Un album de Chiara Carrer est toujours un événement. Mais si elle a choisi L'atelier du poisson soluble pour publier Une ombre qui glisse, on doit s'attendre à trouver un projet très personnel. Le texte de Marco Berretoni Carrara est pudique, délicat, sensible. Sara ne ressemble à personne. Mais existe-t-il "deux pierres, deux chiens, deux feuilles, deux personnes identiques?" Sara glisse comme une ombre dans un univers fleuri. Tour à tour immobile, silencieuse, imprévisible, invisible, bruyante, fragile...Les images de Chiara Carrer, mêlant représentations brutes des personnes et décors délicats, viennent déranger le lecteur, l'obliger à se positionner. Une histoire sur la différence parfaitement réussie, qui évite les écueils de la mièvrerie et du bon sentiment. Un album qui ne prend pas les lecteurs pour des imbéciles.