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Testicules
Vié Blandine
EPURE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782914480581
Comme l'écrivait si savoureusement François Vatable Brouard (1556-1626) à l'aube du XVIIe siècle, sous le pseudonyme de François Béroalde de Verville " On ne fait non plus cas des pauvres que de couilles, on les laisse à la porte, jamais n'entrent. " Dans les livres de cuisine non plus, les couilles n'entrent guère, et pourtant elles firent les délices de la cuisine de cour sous Louis XV, furent un hors-d'?uvre friand de la cuisine classique et bourgeoise au XIXe siècle, et l'un des mets canailles préférés des professionnels de la viande à la Villette, à la grande époque des Abattoirs. Il m'a donc semblé que c'était un devoir de mémoire de leur rendre hommage en collectant les recettes qui les mettent en scène. Puis finalement, de leur rendre hommage tout court, à celles qu'on apprête pour les déguster... et à celles qu'on déguste sans apprêt ! Mon livre se présente donc comme un recueil de gourmandises. en tout genre ou piocher aussi bien des nourritures pour la bouche que des nourritures pour l'esprit. Une leçon de "choses" en quelque sorte. Les mots saveur et savoir ayant. la même filiation étymologique - puisque saveur ("qualité perçue par le sens du goût") vient du verbe latin sapere, qui a d'abord voulu dire "avoir du goût, exhaler une odeur, sentir par le sens du goût", avant de signifier, de manière plus figurée, "avoir de l'intelligence, du jugement, connaître, comprendre, avoir la connaissance" -, ce compagnonnage m'a paru aller de soi. Une manière comme une autre de faire d'une pierre deux coups... ou plus exactement d'une paire deux couilles ! Blandine Vié.
-Alors, m'sieur le commissaire! Vous allez vous mettre à table ou bien on vous cuisine aux forceps? Tout San-Antonio que vous soyez, avec nos méthodes, vous finirez par cracher le morceau, vous verrez!Vous préférez qu'on vous passe sur le gril ou au presse-purée? - Qui ça, on? dis-je en reluquant le gnace qu'est entré sans frapper dans mon burlingue, suivi comme son ombre par un gros lard à frime de bouledogue qu'a des paluches épaisses comme des chateaubriands. - Les boeufs-carottes, bien sûr! Tu vas pas nous dire qu'avec ta réputation d'as des as, tu nous avais pas reniflés? - Puisqu'on se dite tu, je vais t'avouer qu'à l'odeur faisandée, si! Mais pourquoi l'Inspection Générale des Services me court-elle sur le râble? - Dis-donc, poulet, est-ce que tu nous prendrais pour des truffes? Depuis le temps que tu traînes tes savates avec ce vieux mironton de Pinaud et cette grosse enflure de Bérurier, tu crois qu'on n'a pas pigé que tu mijotais quelque chose? Sans parler de ta vieille. - Félicie? Ma brave femme de mère est dans le coup? - On pense même que c'est elle le cerveau. - Ma Féloche à moi? - Joue pas les crèmes d'andouille, tu veux? - On sait très bien qu'elle note tout dans un gros cahier. Et que jusqu'à ces jours-ci, elle le planquait dans sa cuisine. - Dans sa cuisine? Le cahier de Félicie avec toutes ses recettes aux petits oignons? C'est ça que vous cherchez? - Oui, mais il a disparu! On a perquisitionné ton pavillon de Saint-Cloud ce matin pendant que ta vioque était au marché et on n'a rien trouvé! Rien! Peau de balle... Dans ma Ford intérieure, je commence à me fendre la hure, ce qui n'est pas vraiment du goût du suprême de volaille de mes deux. - Et si je parle pas? lui bonnis-je. - Alors, tu vas déguster! Une praline dans le citron, une dragée dans la brioche, une prune dans les côtelettes, un pruneau dans les tripes... Qu'est-ce que tu préfères pour finir en viande froide? - Page 267! - Qu'est-ce que tu dégoises? - La recette du poulet froid, c'est page 108 du cahier de Félicie. - Mais où est-il? braie-t-il comme un âne qu'on viendrait de castrer. - En vente dans toutes les bonnes librairies! J'ai gueulé si fort qu'il doit avoir les tympans crevés. Alors, sans même un regard pour cette paire d'emplumés, je quitte la maison Parapluie. M'man m'attend pour déjeuner. Et y a de la blanquette de veau au menu..."
Le tour de l'île d'Yeu en 45 histoires et 45 recettes : voilà un livre qui vous fait prendre le large. Loin des courants, vivez un voyage au centre de la gourmandise. Croisez des portraits d'hommes et de femmes. Nourrissez-vous de produits iodés, d'anecdotes piquantes, voire salées, de souvenirs emportés par les vagues. Au fil des historiettes, apprenez comment différencier un homard demoiselle d'un homard mâle, comment cuisiner des patagos, cueillir des détournes. Découvrez l'héroïsme discret des saumons sauvages ou les m?urs nonchalantes des tourteaux. Entre contemplation amusée et joie de vivre, vous convierez l'île d'Yeu à votre table, foi d'hédoniste! Un livre à emporter sur une île déserte. A embarquer d'urgence.
A la vague d'uniformisation des goûts, le salers oppose les armes de la qualité: une production au lait cru exclusivement fermière, une fabrication dans des gerles en bois et une alimentation à l'herbe des vaches. Julie Deffontaines nous guide chez les producteurs et sur les pâturages du Cantal pour prouver à quel point ce fromage AOC peut être fier de la richesse de ses arômes et des paysages dont il est issu.