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Vidal Sara
UNE ET L AUTRE
4,00 €
Épuisé
EAN :9782357290396
Exactement quatre heures du matin.Entend son nom crié deux ou trois fois «André, André», un vieux prénom qui ne se donne plus ou alors à l'anglo-saxonne, Andrew, Andréa, ou à la russe, Andrei.Ne ferme jamais les volets. Il règne une lumière grise, diffuse. Il a pu voir la disposition des aiguilles sur le réveil, à l'ancienne aussi le réveil, comme le prénom. Se lève d'un bond. Ouvre la fenêtre. Se penche, tout son corps poussant vers le côté droit pour orienter sa vue sur la traverse, pas sur la cour en bas. Quelques arbres dépassent la crête bosselée des murs de pierre dans celte partie de l'ancien tracé campagnard qui n'a pas encore été élargi. Le froid, comme aimanté, coule autour de ses épaules, puis s'enhardit, se faufile dans la chambre. Il s'entête, se penche davantage, pour mieux voir toute l'enfilade de la rue. Personne. Aucune silhouette debout. Ou appuyée contre un mur. Ou dos tourné, en train de courir après avoir crié son prénom.Et puis de nouveau très distinctement, d'une voix grise, grise comme la couleur de cette dernière nuit de l'année: «André, André.»Ferme la fenêtre. Se recouche. Chasse le froid à grands moulinets de couverture. Ne peut pas se rendormir. Ce n'était pas un rêve. Quelqu'un l'a clairement appelé à quatre heures du matin. Ce n'était pas un appel joyeux, un signe d'arrivée, une invite à se lever pour rejoindre un ami cher qui veut lui faire une surprise, et ils tombent dans les bras l'un de l'autre en riant. Pas tout à fait «au secours» mais presque. En grande difficulté. Est-ce qu'il reconnaît la voix? Ou bien est-ce qu'il a tellement envie que ce soit enfin... il a cru entendre cette voix-là. Reconnaissable entre toutes vraiment? Il l'a peut-être entièrement déconstruite, reconstruite, dans la machinerie des émotions et des illusions.
Compris comme l'action de porter la vue sur quelqu'un ou quelque chose ou comme la manière de le faire, le sens figure ? du regard a été privilégié, celui que l'on retrouve dans l'expression "droit de regard" . Il emporte l'idée de contrôle, de surveillance, de vigilance, d'un regard oblique qui redresse ou corrige son objet. Ce regard est étroitement lie ? au registre républicain, incarne ? par le révolutionnaire Nicolas de Bonneville, qui affirmait en 1790 que "le pouvoir de surveillance [... ] constitue essentiellement la souveraineté nationale" . Etudié sous le prisme du droit public, le droit de regard ouvre un vaste champ de recherche possible, propice a` une réflexion collective et pluridisciplinaire. Trois perspectives ont alors été retenues ? : le regard "descendant" , de l'Etat, le regard "horizontal" , entre les Etats, et enfin le regard "? ascendant" , celui du peuple.
Bivouac : spectacle de rue - dix ans de parcours dans le monde entier - est une création de la Générik Vapeur. Une histoire simple, 16 comédiens qui se multiplient à l'envi jusqu'à grossir la troupe de 20 voire 50, voire une centaine de personnages supplémentaires, 102 bidons, 4 musiciens... Et la fin d'une journée ordinaire en centre ville, quand, soudain, sur étendard sonore, un déboulé de petits hommes et femmes bleus... " ils prennent la ville à revers et détournent les rues, les fontaines, les bancs publics et les statues. Ils cherchent un lieu qui leur ressemblent, une pyramide, quelque part, signalétique du rassemblement puis du dépassement. Ils s'évanouissent comme ils sont arrivés, dans la musique. "
Résumé : L'histoire de la modernité est d'abord celle d'une discrimination : en érigeant la vitesse en modèle de vertu sociale, les sociétés modernes ont inventé un vice, celui de la lenteur - cette prétendue incapacité à tenir la cadence et à vivre au rythme de son temps. Partant d'une violence symbolique et d'un imaginaire méconnu, Laurent Vidal fait la genèse des hommes lents, ces individus mis à l'écart par l'idéologie du Progrès. On y croise tour à tour un Indien paresseux et un colonisé indolent à l'époque des grandes découvertes, des ouvriers indisciplinés dans le XIXe siècle triomphant ; plus proches de nous, le migrant en attente ou le travailleur fainéant restent en marge de l'obsession contemporaine de l'efficacité. Mais l'auteur révèle avant tout la façon dont ces hommes s'emparent de la lenteur pour subvertir la modernité, à rebours de la cadence imposée par les horloges et les chronomètres : de l'oisiveté revendiquée aux ruses déployées pour s'approprier des espaces assignés, les hommes lents créent des rythmes inouïs, jusque dans les musiques syncopées du jazz ou de la samba. En inventant de nouveaux modes d'action fondés sur les ruptures de rythme - telles les stratégies de sabotage du syndicalisme révolutionnaire -, ils nous offrent un autre regard sur l'émancipation. Mêlant la rigueur de l'historien à la sensibilité d'un écrivain qui puise aussi bien dans la littérature que dans les arts, cet essai ouvre des horizons inédits pour repenser notre rapport à la liberté.
Résumé : Emergeant dans les années 1970 du courant de la psychologie humaniste, l'ennéagramme est une méthode de développement personnel qui s'est diffusée à travers divers auteurs, avec en premier lieu Claudio Naranjo. Il s'agit d'une typologie décrivant neuf motivations fondamentales, elles-mêmes liées à neuf évitements fondamentaux. Les neuf types de personnalité, ou neuf ennéatypes, peuvent être représentés sur une figure géométrique par neuf points inscrits dans un cercle. Synthèse d'introduction et de référence, ce guide conçu par un spécialiste présente l'histoire, la méthode et les applications de l'ennéagramme, modèle d'évolution éclairant.
Faire l'amour est un art difficile : tout comme on peut comparer - à l'avantage de l'une et au désavantage de l'autre - la peinture à l'huile à la peinture à l'eau, on peut aussi constater que le bâton de vanille est bien meilleur que la sucette à l'eau. hélas, la réalité n'est pas toujours à la mesure de l'espérance, et au lieu de s'en prendre plein le cul, dans un bienheureux débordement, on s'en prend plutôt plein la gueule.
Un Jeune de la banlieue a quitté sa cité. Il gagne sa vie à Port-au-Prince en revendant à des riches du temps qu'il achète à des pauvres. Job dangereux... "L'Acheteur de temps", roman picaresco-philosophique, est écrit dans une langue parlée, scandée comme un slam. Entre un pays riche et un pays pauvre. on y redécouvre avec ironie le capitalisme. celui qui ne marche pas. On y renifle aussi avec tendresse au sens des autres.