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L'Atlantide. Petite histoire d'un mythe platonicien
Vidal-Naquet Pierre
BELLES LETTRES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782251380711
Ce livre, dont Pierre Vidal-Naquet nous dit qu'il le portait en lui depuis un demi-siècle, commence aux environs de 355 av. J.-C., lorsque Platon rédige le Timée et le Critias. Assurément Platon a puisé dans la culture de son temps, d'Homère à Hérodote et Thucydide, mais le mythe du continent perdu,inséparable d'une Athènes également imaginaire, est son ?uvre propre. Il n'y a pas à chercher l'Atlantide ni dans les profondeurs du temps ni dans celles de la mer. Reste que le mythe a connu d'incroyables développements, dans l'Antiquité d'abord, grecque,romaine, et proto-byzantine, et a littéralement explosé à la Renaissance, singulièrement après ladécouverte de l'Amérique, rapidement identifiéepar certains au continent imaginé par Platon. D'autres, peu nombreux, résistèrent, dont le plusremarquable est Michel de Montaigne. Les nationalistes s'emparèrent du sujet, de l'Espagne à la Suède et de l'Italie à l'Allemagne, singulièrement à l'époque hitlérienne. Les savants cherchèrent àexpliquer par le continent perdu tantôt l'histoire de la planète, tantôt la préhistoire minoenne de la civilisation grecque. Les personnages de Jules Verne la visitèrent ou la reconstruisirent. Dans le " ghettomodèle " de Therensienstadt, un poète et un musicien identifièrent avec l'empereur de l'Atlantide le despote qui les incarcérait avant de les tuer. Il était temps que cette longue histoire fût écrite en français.
Les Grecs ont inventé la politique. On peut le dire sans crainte, dans la mesure où la politique implique non seulement le débat - d'autres sociétés l'ont pratiqué - mais le suffrage, la loi commune écrite, la résolution des antagonismes par des joutes verbales, et le vote des décisions auxquelles on peut donner une forme publique écrite. Les dieux sont évoqués en tête des plus anciens décrets, mais ce sont les hommes réunis en assemblée ou en conseil qui décident. Parmi les Grecs, les Athéniens ont inventé la tragédie, ce "fait social total" comme aurait dit Marcel Mauss, à la fois esthétique, littéraire et religieux. Pierre Vidal-Naquet
Sous la direction de PierreVidal-Naquet, une équipe d'historiens - pour la plupart collaborateurs de l'Ecole des Annales - et un groupe de cartographes animé par Jacques Bertin offrent au grand public une histoire de l'humanité, de la Préhistoire à nos jours. Le déroulement chronologique est interrompu, quand cela s'impose, par la synchronie qui rapproche les continents: Rome et la Chine, l'Amérique et l'Europe. Une histoire des Etats, des frontières, des guerres et des périodes de paix, mais aussi des sciences et des arts, dans la longue durée comme dans les temps courts. Sur chaque double page, le lecteur trouvera: - Des cartes qui fixent graphiquement le moment décisif d'une société sous différents aspects (frontières, conquêtes, ressources naturelles, évolution démographique). - Un texte qui explique la logique d'une époque, d'une société (évolution politique, guerre, prospérité, crises et réformes). - Une chronologie qui donne très clairement les repères, les dates, les événements importants pour la période étudiée. - Une illustration en couleurs à la fois séduisante et représentative. Autour de ces quatre registres de page en page, c'est toute l'histoire de l'humanité qui est retracée, des temps obscurs à l'époque contemporaine. Cet atlas constitue une prodigieuse source de connaissances, utile à tous.
Dans un rapport au Directoire du 1er août 1797, Bonaparte relate ainsi l'arrivée des Français dans les îles Ioniennes : "Un peuple immense était sur le rivage pour accueillir nos troupes avec les cris d'allégresse et d'enthousiasme qui animent les peuples lorsqu'ils recouvrent la liberté. A la tête de ce peuple était le Papas ou chef de la religion du pays, homme instruit et déjà d'un âge avancé. Il s'approcha du général Gentili, et lui dit : "Français, vous allez trouver dans cette île un peuple ignorant dans les sciences et les arts qui illustrent les nations mais ne le méprisez pas pour cela il peut devenir encore ce qu'il a été apprenez en lisant ce livre à l'estimer". le général ouvrit avec curiosité le livre que lui offrait le Papas, et il ne fut pas peu surpris en voyant que c'était l'Odyssée d'Homère". Cette anecdote résume à elle seule le fantasme de la France révolutionnaire sur les Grecs modernes : on y trouve la Grande Nation libératrice, le peuple ignorant mais rempli de gratitudes, le lien miraculeusement rétabli avec la Grèce ancienne, et la réappropriation par la France en marche de l'héritage antique. La représentation de l'autre est ainsi faite de ces diverses tensions entre un passé glorieux et un présent amnésique, la liberté et l'esclavage, l'estime et le mépris... Ce live, tissé dans des textes d'époque, donne à voir une représentation collective où le Grec dégénéré joue comme miroir du Français régénéré par la Révolution. L'auteur a, pour ce faire, exhumé une correspondance consulaire jusqu'ici inédite qui, à côté des récits de voyage, constitue un remarquable témoignage des espoirs et inquiétudes de fonctionnaires en perdition. Car comment traduire en actes la nouveauté révolutionnaire lorsque les Anglais contrôlent les mers, et que le modèle antique oblitère la réalité?... Comment passer d'une Grèce à l'autre ?
Le 11 juin 1957, Maurice Audin, mathématicien, assistant à la faculté des sciences d'Alger, était arrêté par les parachutistes du 1er RCP. Le 21 juin, selon ses gardiens, il se serait évadé. Nul ne l'a plus revu vivant. Un comité Audin se constitua à Paris et décida de faire une enquête. En mai 1958, Pierre Vidal-Naquet écrivait, dans la première édition de L'affaire Audin, que l'évasion était impossible et que Maurice Audin était mort au cours d'une séance de tortures. Ouverte aussitôt, l'enquête judiciaire, menée d'abord à Alger, fut ensuite transférée à Rennes et se prolongea jusqu'en 1962. L'ouvrage de 1958 est réimprimé intégralement ici, avec quelques précisions supplémentaires. Mais Pierre Vidal-Naquet a depuis lors eu accès aux dossiers des enquêtes successives ainsi qu'aux archives conservées au ministère de la justice ; celles-ci permettent pour la première fois de faire l'histoire de l'affaire avant le délai habituel de cinquante ans. L'affaire Audin fut le révélateur exemplaire d'une société démocratique en crise. A ce titre, et par-delà la guerre d'Algérie, elle nous concerne tous encore aujourd'hui.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.