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Cures et châtiments
Victor Gary
MEMOIRE ENCRIER
18,00 €
Épuisé
EAN :9782897120870
L'inspecteur Dieuswalwe Azémar, alcoolique impénitent, ne pourra conserver son poste dans la police qu'à la seule condition de se soumettre à une cure de désintoxication. Hanté dans ses cauchemars par les truands de la ville, Azémar reçoit la visite d'une Brésilienne, Amanda Racelba, prête à tout pour l'assassiner afin de venger son père, ancien général des Nations unies en Haïti. Les preuves sont accablantes même quand l'enquête officielle avait conclu au suicide du général. L'inspecteur Dieuswalwe Azémar ne se rappelle pas avoir tué le général. Il s'engage alors dans une lutte sans merci pour élucider les faits. Ses jours sont comptés. Saura-t-il retrouver ses droits, sa voix et sa dignité dans ce pays, otage des gangs et des Nations unies où le bien et le mal se ressemblent étrangement ? "Cures et châtiments" finit avec brio la trilogie des polars vaudou de Gary Victor. Pour l'auteur, Dieuswalwe Azémar est un personnage incontournable. Il me ressemble avec sa colère, son impuissance et son dégoût de la corruption. La souffrance de ce personnage est la mienne. Quand on regarde de près le polar, les sujets ne devraient pas manquer avec tout ce qui se passe en Haïti. La course à l'argent facile, les lois que personne ne veut respecter, le chômage qui crée misère et désespoir. Le tout sur fond de douloureux traumatisme dû à ce décalage entre la réalité et l'imaginaire. Le soro est la boisson des oubliés, des laissés-pour-compte. On le boit pour tempérer la misère et l'angoisse. Pour donner une couleur au brouillard.
Quitté par sa femme, l'écrivain Carl Vausier n'arrive plus à écrire. L'absence de leur fille, partie elle aussi, le hante. Des pages désespérément blanches s'accumulent, en contraste avec sa vie qui, elle, prend un tour aventureux. Puisqu'il n'est plus capable de créer, ce sont ses personnages du passé, transposés en fiction, qui se rappellent à lui dans le monde réel. A commencer par Milcent, le borgne du quartier – en vérité aux ordres du plus puissant chef de gang de Port-au-Prince –, qui fait irruption pour lui réclamer son oeil, l'accusant de l'avoir dérobé. Carl se voit entraîné dans la première d'une série de situations plus dangereuses les unes que les autres. Dès lors, l'écrivain en panne d'inspiration croise une foule d'individus interlopes – un espion de la CIA sous couverture, un inspecteur de police alcoolique, un pasteur qui recueille précieusement la détresse de ses fidèles... Roman trépidant, Les pages blanches de la détresse racontent la société haïtienne, mise à mal par l'avidité d'une minorité qui profite de l'écroulement de l'Etat pour asseoir sa violence. Un texte dont la verve et l'humour servent de brume d'oubli aux malheurs sans cesse renouvelés.
Résumé : Adolescent en Haïti dans les années 70 sous la dictature de Duvalier, tiraillé entre la crainte d?un père rigide et le désir d?explorer le nouveau continent de la sexualité, le jeune Carl Vausier décide de faire confiance à sa propre nature. Dans la maison familiale d?abord, là où la promiscuité interdit le moindre jardin secret, il se réfugie dans le saint des saints, la bibliothèque, pour assouvir ses fantasmes sous la muette approbation des livres? Puis à l?extérieur, lors de descentes dans les bas-fonds de Port-au- Prince où les prostituées lui procurent le plaisir tant recherché, et surtout lui racontent des femmes stupéfiantes, victimes de l?Histoire et de la cruauté des hommes. Mais la véritable initiation sentimentale de Carl débute lors d?un jeu de correspondance organisé par son école, où il échange avec la mystérieuse Coeur Qui Saigne? Leur première rencontre est un fiasco et Carl ne reverra la jeune fille que des années après. Il ne cessera alors de vouloir la sauver de son tragique destin. Le roman devient celui de deux êtres voulant rattraper les erreurs du passé, réécrire leur propre histoire, tandis qu?autour d?eux la violence redouble, que les militaires rôdent et agissent avec une brutalité inouïe. Gary Victor, dans ce superbe roman qu?on devine pour partie autobiographique, raconte aussi la naissance d?un écrivain : les premiers écrits encouragés par ses parents, une initiation chez le poète (et entreprenant?) Gaston Paisible, les révoltes qui montent en lui contre les injustices et les aberrations de son pays ? dont la mort absurde de son père, faute de soins, à même le sol d?un hôpital à 333 mètres du bureau du président de la République? Cette écriture foisonnante, avec son humour et sa liberté, n?est-elle pas la seule voie qui reste à Carl pour échapper à sa " maudite éducation " ?
Un polar vaudou bouleversant. L'inspecteur Dieuswalwe Azémar dont on connaît le grand penchant pour l'alcool arrangé, le soro, est de retour. On le retrouve avec ce côté atypique, et ses combats contre la corruption. A l'instar de Saison de porcs, Gary Victor nous entraîne dans les méandres de l'histoire populaire haïtienne, jouant habilement avec les mythes, les diverses facettes de la réalité haïtienne et de l'imaginaire vaudou. L'histoire commence par le séisme qui a ravagé Port-au-Prince. La femme du commissaire Solon a été retrouvée morte dans un hôtel de la ville. L'inspecteur Azémar est cet amant qui a osé défier l'autorité du commissaire Solon, son meilleur ami, et aussi son protecteur. Ironie du sort, Dieuswalwe sera chargé de mener cette enquête douloureuse pour débusquer l'amant. Drame où se mêlent amitié, loyauté et amour. Saura-t-il faire la part des choses?
Résumé : Premier temps. Dans un cimetière de Port-au-Prince, le narrateur, Carl Vausier, rencontre Valencia, une très jeune prostituée portant son bébé dans les bras, se vendant aux hommes au milieu des tombes. Carl vient de rompre avec son ex-femme Rosia. Dans le cimetière, il ressent une étrange attraction pour Valencia, qui n'est ni amoureuse ni sexuelle, et veut la sortir de sa situation sordide, chemin qui se révélera périlleux pour lui. Deuxième temps. Quelques mois auparavant. Carl se fait voler le médaillon qu'il porte autour du cou, médaillon que son propre père a porté sa vie durant et auquel Carl tient plus que tout. Avec un ami d'enfance, Doudou, devenu un tueur sans pitié, il va récupérer l'objet. Sauf que, cette fois, avec l'arme que lui a donnée Doudou - heureux que son ami trop propre pour lui passe la frontière du sang -, Carl tue Guerrier, le jeune voleur. Troisième temps. Quelques décennies plus tôt. Jeune étudiant en agronomie, Carl effectue un stage d'immersion à la campagne chez un couple de paysans. Bénito, protestant fervent, martyrise sa femme parce qu'elle ne peut avoir d'enfant. Voyant la présence de Carl Vausier comme un signe du ciel, Mme Bénito se donne à lui contre la promesse qu'il fera tout pour lui permettre de partir. De retour chez lui, Carl, terrorisé par le paysan, ne tient pas sa parole. Grâce à une maîtrise parfaite des rouages romanesques, Gary Victor va tisser ces trois trames pour faire surgir un final inattendu. Les vives tensions de la société haïtienne n'épargneront aucun personnage et Carl se verra tour à tour instrument et victime de cette cruauté qui exercera une bien étrange fascination sur le lecteur. Né à Port-au-Prince, Gary Victor, journaliste, dramaturge, est l'écrivain le plus lu dans son pays. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages dont Maudite éducation (2012) et L'escalier de mes désillusions (2014), tous deux chez Philippe Rey.
L?épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l?ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf. Les humains appellent ça des catastrophes. Ce sont juste des naissances. »"Si nous ne sommes pas les bons sauvages dépeints par les écrivains romantiques, nous ne sommes pas non plus les brutes que décrivent certains auteurs racistes. Une tradition qui fait encore partie de notre vie aujourd?hui, c?est de parler aux arbres, aux plantes, aux poissons et aux autres animaux, et plus particulièrement à Corbeau et à Cèdre."Née en 1950, Lee Maracle, auteure issue de la communauté Stó:lo, en Colombie-Britannique, est l?une des grandes voix de la littérature des Premières Nations.4e de couverture : L?épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l?ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf. Les humains appellent ça des catastrophes. Ce sont juste des naissances. »"Si nous ne sommes pas les bons sauvages dépeints par les écrivains romantiques, nous ne sommes pas non plus les brutes que décrivent certains auteurs racistes. Une tradition qui fait encore partie de notre vie aujourd?hui, c?est de parler aux arbres, aux plantes, aux poissons et aux autres animaux, et plus particulièrement à Corbeau et à Cèdre."Née en 1950, Lee Maracle, auteure issue de la communauté Stó:lo, en Colombie-Britannique, est l?une des grandes voix de la littérature des Premières Nations.
Voici la réédition du premier roman d'une jeune femme de vingt-trois ans qui rappelle par la puissance de son écriture quelques grands noms de la littérature autochtone comme Tomson Highway, Scott Momaday. Naomi Fontaine rejoint les grandes voix humaines. "Kuessipan" est un livre bouleversant qui nous fait découvrir le quotidien sur une réserve innue. C'est avec la grâce et la justesse d'une langue éblouissante que Naomi Fontaine évoque cette réalité. "Kuessipan" : mot innu signifiant "à toi" ou "à ton tour" . Ce sont des lieux, des visages connus et aimés. Des chasseurs nomades. Des pêcheurs nostalgiques. Des portraits. Des vies autour de la baie qui reflète les choses de la Terre. Les lièvres. La banique. Les rituels. Les tambours en peau de caribou qui font danser les femmes. Des enfants qui grandissent. Des vieux qui regardent passer le temps. Des saumons à pêcher. Des épinettes. Des barrières visibles et invisibles. Des plaisirs éphémères. De l'alcool qui éclate les cervelles. Des souvenirs. Des voyages en train. Et surtout l'évidence que la vie est cet ensemble de morceaux à emboîter pour que naisse la symphonie.
C'est sous le signe de la subversion que s'annonce cet ouvrage qui renverse le parcours thématique des littératures noires francophones. Un univers jusque-là inexploré - celui de l'intime et du désir -, nous est offert dans ces dix nouvelles écrites par des écrivains noirs pour notre plus grand bonheur. Parlons du corps et de l'intimité avec Alfred Alexandre, Edem Awumey, Julien Delmaire, Frankito, Julien Mabiala Bissila, Jean-Marc Rosier, Insa Sané, Felwine Sarr, Sunjata et Georges Yémy. L'initiative est signée Léonora Miano, romancière. Elle demande à dix hommes, écrivains des mondes noirs, de raconter une première nuit d'amour. Les auteurs sont invités à rompre le silence, à naviguer entre Eros et Thanatos. Ainsi naît cette anthologie du désir où la rencontre amoureuse, le plaisir et la sexualité subversive se déclinent sous une diversité de tons et de formes. Un ouvrage passionnant, tout en frémissements, pulsions et vibrations. Collectif : Léonora Miano, Alfred Alexandre, Edem Awumey, Julien Delmaire, Franck Salin, Julien Mabiala Bisilia, Jean-Marc Rosier, Insa Sané, Felwine Sarr, Soumaïla Koly & Georges Yémy.
Habiter le monde, c'est se concevoir comme appartenant à un espace plus large que son groupe ethnique, sa nation... c'est pleinement habiter les histoires et les richesses des cultures plurielles de l'humanité. Repenser notre présence au monde est le défi de notre époque. Cet essai de politique relationnelle invite à renouveler les imaginaires de la relation que nous établissons avec nos semblables et le vivant. L'auteur y appelle à une réinvention du politique et du langage afin d'habiter l'infini du monde.Notes Biographiques : Écrivain, auteur, compositeur, interprète et universitaire, Felwine Sarr est né en 1972 à Niodior. Il co-organise chaque année les Ateliers de la Pensée à Dakar avec Achille Mbembé. Il vit à Saint-Louis au Sénégal.