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La faucille et le rouble. La modernisation conservatrice en URSS
Vichnevski Anatoli
GALLIMARD
34,10 €
Épuisé
EAN :9782070759040
Ce livre, venu de Russie, parle de la société russe telle qu'elle fut au début du siècle et telle qu'elle est aujourd'hui, à l'issue des soixante-quatorze années du pouvoir bolchevique. Il montre que cette période ne fut pas un trou noir, un temps perdu pour la Russie, rempli uniquement par des souffrances absurdes. Et qu'il n'est pas vrai que tout est à reprendre air point où les choses se trouvaient en 1917. Selon Anatoli Vichnevski, sociologue et démographe russe, la Russie a vécu au XXe siècle une profonde modernisation de son économie, de sa société, des manières de penser, de sentir et de vivre. Mais celle-ci a été réalisée d'une telle manière qu'elle conservait, voire ravivait souvent dans le même mouvement, les caractères archaïques de tout ce qu'elle affectait. La société russe d'aujourd'hui est formée par cette modernisation de l' " automobile tirée par un cheval ". Elle reste tiraillée entre les partisan de la démocratie et les nostalgiques du totalitarisme qui se présente lui-même comme une " troisième voie ", sans qu'on sache quel est le rapport des forces entre les uns et les autres ; divisée face à une question d'un avenir sans empire et d'une nouvelle organisation de l'espace eurasien réparti désormais entre une dizaine d'Etats indépendants. Original, novateur, sachant unir les statistiques et la littérature. l'étude de l'économie et l'analyse de la psychologie russe, ce livre permet de prendre la mesure du problème que constitue la Russie pour l'Occident et d'en entrevoir des solutions possibles.
Il est rare de voir paraître une autobiographie qui ne se contente pas de faire revivre les péripéties d'une vie passionnante, mais parvient en outre à capturer l'essence d'un temps et d'un lieu. Conteuse née, Galina Vichnevskaïa relate comment elle est parvenue à sortir de l'extrême pauvreté dans laquelle se sont passées son enfance et sa jeunesse, pour devenir la plus célèbre diva de la scène lyrique soviétique. Elle fait bien plus, cependant, que de nous raconter sa vie. Elle nous présente aussi, en témoin direct, l'histoire soviétique avec, pour commencer, une puissante évocation de la vie quotidienne sous Staline : la sordide misère qui règne dans les villes, les purges, puis le blocus de Leningrad par les Allemands, la famine mais également Staline lui-même. Plus tard, quand sa carrière prendra son essor, elle sera courtisée par Boulganine, elle épousera Rostropovitch, fera la connaissance de Brejnev, s'opposera à Evtouchenko et soutiendra Soljenitsyne, tandis que Chostakovitch et Akhmatova l'immortaliseront dans leurs oeuvres. En 1974, après avoir été victimes pendant plusieurs années des brimades des autorités soviétiques, Galina Vichnevskaïa et son mari, le violoncelliste et chef d'orchestre, Mstislav Rostropovitch, quittent l'Union soviétique, avec la bénédiction du pouvoir, pour deux années de "voyages à des fins artistiques". Quatre ans plus tard, un décret du Comité Central fait savoir que les deux grands musiciens sont privés de leur citoyenneté pour "s'être livrés à des activités antisoviétiques". Ils n'ont plus le droit de rentrer dans leur pays. Galina nous dépeint un univers artistique placé sous l'étroite surveillance du KGB et contrôlé par le Parti, et elle retrace la désillusion croissante qui les a poussés, Rostropovitch et elle, à quitter cette Russie qu'ils aiment tant. Son histoire est une histoire de Russie, une histoire d'art et d'amour, de privations et de succès.
Résumé : Un vrai roman garde quelque chose de lettres intimes interceptées. " Ni Kot Tatischeff, qui note ces mots, ni le poète Boris Poplavski, qui les a prononcés, ne peuvent se douter qu'eux-mêmes prendraient place un jour parmi les héros de ce roman vrai. Il a fallu pour ce faire que l'auteur du livre, Anatoli Vichnevski, se trouve, par amitié, mis récemment en possession des archives de la famille Tatischeff : cartes postales envoyées des prisons de Petrograd et de Moscou, lettres transmises par des voies détournées, rapports de police, notes éparses, journaux intimes, ébauches de poèmes, dessins, " pneus " échangés par des amoureux, témoignages, souvenirs, datés de 1917 à nos jours. Choisis, mis bout à bout, ces documents composent ce roman-montage qui est aussi une chronique de la Russie dans l'émigration, réfractée dans le destin de Boris, Dina, Kot et leur monde. Aristocrates russes, jeunes juives provinciales, officiers de la garde blanche et chauffeurs de taxi parisiens, poètes et artistes du Montparnasse de l'entre-deux-guerres, dissidents soviétiques et diplomates français seront emportés dans le tourbillon de l'histoire. Et voilà qu'en feuilletant ces pages rescapées par miracle, écrites à la hâte, presque indéchiffrables par moments et restituées ici, on se surprend à écouter ces voix dont aucune ne ressemble à l'autre et à suivre la destinée des êtres à qui appartiennent ces voix, comme s'ils avaient encore devant eux toute une vie.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Pourquoi une telle somme ? Parce que dans cet Orient de l?Europe, où les passés byzantin et ottoman ont lié les vieilles identités religieuses aux nouvelles identités nationales, a éclaté le premier conflit mondial. Parce que les faiblesses économiques héritées de l?histoire ont rendu les structures politiques importées d?Europe occidentale particulièrement vulnérables à la crise de 1929 et à la diffusion de régimes totalitaires dans les années 1930. Parce que géographie et politique expliquent tout à la fois une occupation allemande particulièrement sauvage en Grèce et en Yougoslavie, puis la transformation de la région en un des points chauds de la guerre froide. D?une guerre l?autre, ce deuxième volume conduit le lecteur du refoulement de la puissance turque hors de l?Europe lors des guerres balkaniques de 1912-1913 et de la liquidation d?un hellénisme d?Asie Mineure deux fois millénaire en 1922-1923, à la constitution, notamment à travers la guerre civile en Grèce, des blocs antagonistes à partir de 1947.
Pourquoi une telle somme ? Parce que d?hier à aujourd?hui l'avenir de l'Europe s'est largement joué dans les Balkans, où les puissances occidentales et russe n'ont guère cessé d'intervenir, sans que leurs opinions publiques soient éclairées sur les enjeux. Ce troisième volume guide le lecteur dans les méandres actuels de la région, depuis la consolidation des démocraties populaires, puis l'effondrement de la dictature militaire grecque jusqu'à l'éclatement du glacis soviétique et les terribles conflits qui s'en sont suivis. Il s'achève sur les espoirs et les désillusions suscités par l'Union européenne - de l'enthousiasme démocratique aux ambiguïtés de la sécession kosovare et aux cures d'austérité brutalement imposées aux peuples. En définitive, cette somme dessine l'histoire de l'ensemble aux destins indissociables que forment la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie, le Kosovo, l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, l'Albanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie, la Grèce et Chypre. Elle est présentement un ouvrage unique.
Résumé : La Russie est-elle européenne ? Qu'est-ce qu'être russe ? Depuis le XVIe siècle, la Russie entretient un lien complexe et ambigu avec l'Europe occidentale. A la tête d'un véritable Etat-continent s'étendant de l'Europe à l'Asie, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et les relations à nouer avec l'Europe, tour à tour perçue comme modèle de modernité et d'efficacité ou comme source de danger et de subversion. D'Ivan le Terrible à Vladimir Pontine, les décideurs russes ont été confrontés à ce "dilemme" : fallait-il imiter l'Europe pour mieux la dépasser, ou bien s'en protéger. D'une plume alerte, en s'appuyant sur un vaste ensemble documentaire, Marie-Pierre Rey explore les tourments de l'identité russe, à la croisée de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des représentations.