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Littérature française du 20e siècle lue de l'étranger
Viart Dominique ; Darcos Xavier
PU SEPTENTRION
17,00 €
Épuisé
EAN :9782757402078
À l'heure où l'on s'inquiète de la place de la littérature française sur la scène internationale, cet ouvrage établit l'état actuel des recherches qui lui sont consacrées dans le monde. Il présente les enseignements, travaux et publications, et met en évidence les particularités observables selon la diversité des zones géographiques, linguistiques et culturelles. Après la domination successive des écoles formalistes et structurales, puis de celles issues de la French Theory et de la déconstruction, aucune méthode ne semble aujourd'hui s'imposer, et la recherche, désormais plus syncrétique, préfère croiser des approches de nature diverse. Quelques-uns des meilleurs spécialistes mondiaux montrent ainsi quels sont, depuis le basculement d'un siècle à l'autre, les écrivains et les esthétiques les plus étudiés, les méthodes critiques privilégiées et les relations qu'elles entretiennent avec les autres disciplines de la pensée.
Si le roman a conquis sa puissance et sa légitimité sous l'ombre tutélaire des grands romanciers du XIXe siècle, c'est au cours du XXe siècle qu'il s'impose comme genre majeur. Toujours en quête de nouveaux territoires, il rivalise alors avec la philosophie, s'avance aux confins de la poésie, se confronte à la psychanalyse, à l'essai ou à l'autobiographie. Les écrivains s'interrogent sur ses formes récusent les anciennes et en inventent d'inédites, quitte à se défaire pour cela de ce qui en semblait le constituer: personnage, intrigue, récit...L'auteur analyse ici l'infinie plasticité d'un genre toujours en mouvement. Il fait apparaître les débats esthétiques et critiques qui ponctuent son histoire du naturalisme au nouveau roman, de l'existentialisme à la littérature contemporaine. Car, plus que les thèmes du roman, les circonstances de son élaboration ou la biographique de son auteur, ce sont les enjeux, les choix esthétiques et les problématiques de l?écriture qui définissent un roman.Dominique VIART est professeur de littérature française moderne et contemporaine à l'université Lille et membre de l'Institut universitaire de France.
Exigeante avec elle-même et sans complaisance envers les modes littéraires, l'oeuvre de Claude Simon, prix Nobel de Littérature en 1985, s'inscrit fortement dans son siècle. Leçon de ténèbres d'un monde en deuil de ses idéologies, leçon de défiance à l'égard des représentations qui nous habitent et informent le monde à notre insu, elle est, par excellence, une oeuvre du soupçon. Son souci des choses et des hommes ne se conçoit pas sans cette attentive disponibilité à ce qui se joue dans une écriture qui fouille ou réinvente, dans le dédale présent des mots, les images d'un passé toujours incertain. Sa lucidité envers les discours et les comportements sociaux contribue puissamment à la crise de l'Humanisme aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Restituant autour de La Route des Flandres le dialogue avec l'oeuvre qui anticipe et réécrit ce roman central, le présent ouvrage met ainsi en évidence une incertitude du sujet et une vision du monde profondément critiques. Au coeur des vicissitudes du siècle passé, aux prises avec l'Histoire et le récit de soi, l'oeuvre de Claude Simon apparaît dès lors comme celle d'une mémoire inquiète qui engage notre temps.
Quel que soit l'attrait que la littérature peut avoir pour elle-même, elle ne saurait se détourner d'un certain nombre de réalités. François Bon en témoigne avec force, lui qui choisit de s'imposer " la plus stricte obéissance à ces éclats de réalité, ne plus travailler qu'avec ces images qu'on trouve comme ça, ces bouts de phrases qu'on entend dans la rue, la stricte obéissance à la pauvreté même de tout ça ". Surgie au début des années 80, son oeuvre, décisive pour notre temps, offre une phrase pétrie de littérature et de réel brut, tramée de voix où les mots entrent en conflagration avec les choses, et dont le fracas s'éprouve autant aux syntaxes heurtées des Ateliers d'écriture qu'à celle des Tragiques grecs. Car François Bon n'est pas simplement, comme on l'a cru trop souvent, " l'écrivain de l'usine ", du " monde du travail ", ni " la voix des exclus ". Quiconque fréquente intimement ses livres sait combien ils débordent de telles circonscriptions par l'extraordinaire croisement d'interrogations qui les travaille. Dans le présent ouvrage, écrivains, critiques et chercheurs réunis invitent à la découverte de cette diversité et de cette richesse. Ils montrent à l'oeuvre une écriture aussi curieuse des espaces, des villes et des techniques que soucieuse des rythmes et des mots. Car François Bon n'écrit pas sur : il écrit avec. Avec la littérature et avec ceux qui disent la sécheresse du monde, avec la musique et l'image, avec les livres et les écrans, le numérique et les claviers : dans le grand compagnonnage des textes et des hommes. Ouvrage publié avec le concours de l'Équipe Alithila (Analyses Littéraires et Histoire de la Langue) de l'Université Charles de Gaulle-Lille 3 et du CIEREC de l'Université de Saint-Etienne ; de l'Institut Universitaire de France, de la Région Rhône-Alpes.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.