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Chansons
Vian Boris ; Rabourdin Dominique
BOURGOIS
23,35 €
Épuisé
EAN :9782267017960
Chansons d'amour, chansons poétiques, chansons politiques, chansons engagées, chansons dégagées, chansons délirantes, chansons idiotes, chansons à boire, à manger, à danser, à marcher dans l'autre sens, à ne pas travailler, à rêver, à chanter... Chansons possibles et chansons impossibles et même chansons pas possibles. Au total, 484 chansons. Toutes les chansons de Boris Vian. Et il y en a de toutes les couleurs (des roses, des rouges, des vertes, des blanches, des grises, des noires et même une "jaune avec des raies bleues"), sur tous les rythmes (berceuses, blues et blouse, calypsos, javas, messe, polkas, rock and roll, tangos, valses), de toutes les extractions (comédies musicales, ballets, opéras, théâtre, cinématographe), de toutes les traditions (de France, des contrées latines, des empires centraux, de Moscovie, des lies et des Amériques) et toutes contiennent ce "je ne sais quoi" dont parlait Brassens et qui est la "marque" de Vian. Nous les avons cherchées, trouvées, lues écoutées, décryptées, recopiées, perdues, reconstituées, classées... de A - A Cannes cet été à z - Zizou et si Le Déserteur est placé entre Désert d'amour et Dis-moi qu"tu m'aimes, rock, c'est très bien ainsi." Les éditeurs choisissent les chansons que l'on aime le moins. Tant pis! "constatait Boris Vian à propos des éditeurs de musique. En ce qui nous concerne, pas de dilemme: nous publions tout"
C'est pour sa femme Michelle, convalescente, que Boris Vian rédigea en 1943 ce conte de fées où abondent les sorcières, les cavernes, les îles fantastiques, comme dans les romans de chevalerie médiévaux. Il n'y a pas de signification générale à rechercher dans ce divertissement, écrit d'une traite au fil de la plume. Dès cette oeuvre de jeunesse, Boris Vian s'amuse à piéger le récit à coups de calembours, de clins d'oeil, de dérision et de burlesque.
Voilà un coin de campagne où l'on a de drôles de façons... La foire aux vieux, par exemple. Curieuse institution ! On sait bien aussi que tous les enfants peuvent voler comme des oiseaux dès qu'ils étendent leurs bras - mais est-ce une raison suffisante pour les enfermer derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus clos ? Le psychiatre Jacquemort se le demande - puis ne se le demande plus, car il a trop à faire avec la honte des autres, qui s'écoule dans un bien sale ruisseau. Mais nous, qui restons sur la rive, nous voyons que Boris Vian décrit simplement notre monde. En prenant chacun de nos mots habituels au pied de la lettre, il nous révèle le monstrueux pays qui nous entoure, celui de nos désirs les plus implacables, où chaque amour cache une haine, où les hommes rêvent de navires, et les femmes de murailles.
Si vous le lisez avec l'espoir de trouver dans J'irai cracher sur vos tombes quelque chose capable de mettre vos sens en feu, vous allez drôlement être déçu. Si vous le lisez pour y retrouver la petite musique de Vian, vous l'y trouverez. Il n'y a pas beaucoup d'écrits de Vian dont il ne suffise de lire trois lignes anonymes pour dire tout de suite: "Tiens, c'est du Vian!" Ils ne sont pas nombreux, les écrivains dont on puisse en dire autant.
- C'est tout? demanda la putain déçue.- Vous auriez voulu qu'il m'assommât, hein? ricana le chat sarcastique. Ben, vous avez une chouette mentalité, vous, alors! Au fait, vous n'allez jamais au Pax-Vobiscum?C'était un hôtel du quartier. Pour tout dire, une maison de pax.- Si, répondit sans détours la putain.- Je suis copain avec la bonne, dit le chat. Qu'est-ce qu'elle me file comme muffées!...."Ainsi s'exprime le chat noir de la première nouvelle, hâbleur, dragueur, ergoteur et maître d'argot... Boris Vian a composé ces cinq histoires au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans une humeur baignée de jazz et de liberté. Récits tendres et cocasses, parfois d'une folle cruauté, ils sont tous traversés par le rêve d'une Amérique tutélaire, grâce auquel Vian, qui pourtant ne franchit jamais l'Océan, donne libre cours à sa géniale inventivité. Ces histoires illustrent comment cet écrivain précoce se mit rapidement à jouer sur le langage, en se forgeant un style qui sert aujourd'hui encore de référence. Quatrième de couverture Boris Vian a composé ces cinq histoires au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans une humeur baignée de jazz et de liberté. Récits tendres et cocasses, parfois d'une folle cruauté, ils sont tous traversés par le rêve d'une Amérique tutélaire, grâce auquel Vian, qui pourtant ne franchit jamais l'océan, donne libre cours à sa géniale inventivité. Ces histoires illustrent comment cet écrivain précoce se mit rapidement à jouer sur le langage, en se forgeant un style qui sert aujourd'hui encore de référence. Blues pour un chat noir raconte les mésaventures d'une sorte d'aristochat lubrique et vantard, qui affecte les allures d'un grand seigneur et finit misérablement. Martin m'a téléphoné... est la chronique romancée d'une soirée musicale vue à travers les yeux de jazzmen de second ordre. L'écrevisse est la fable cruelle d'un joueur de flûtiau bourru qui attrape l'éclanchelle à force de jouer dans les courants d'air, et en perd la tête! Les deux derniers textes nous transportent à New York: Le Rappel brosse l'examen de conscience, étage par étage, d'un pauvre type acculé au grand saut parce qu'il na pas pu vivre le grand amour. Les Chiens, le désir et la mort, nouvelles signée Vernon Sullivan, raconte la troublante relation entre une chanteuse et un chauffeur de taxi, complice malgré lui d'incursions dans des dérives obsessionnelles et érotiques qui les conduisent tous deux fatalement à la mort.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.